Et si on se désintoxiquait?
C'es drôle, cette critique constnte de la littérature française qui, finalement n'est pas aussi décevante que les répétitions incessantes et hamburgieresques de l'amerloque businesse littéraire! Que de clichés! Que de redites!
Bien sûr, on ne lit pas, en France,les français non publicités ni les francophones non signalés! La littérature en français vit en Afrique et aussi chez de petits éditeurs publiant les oeuvres de l'immigration. Pour le reste, il y a Chateaureynaud, Jorif, Baroche, Annie Saumont, Coupry(Faust et Antigone! Une merveille),Otto Ganz et j'en passe. En dehors de ça,il y a les imitation d'amériqueries qui passionne les "petits lecteurs" qu, come les "petits mangeurs" manquent de la ferveur apéritive du gourmet savourant les phrases... Et pourtant,il y a des "petits lecteurs" qui lisent beaucoup!
CA bouge sans lesbrouffe à grands espaces obligatoires : on les connaît parfois trop) et je préfère Nothomb ou Houellebeq à ce qu'on nous propose comme modèles narratif.Quand à Sollers,le Cavalier du Louvre demeure une leçon de liberté d'écriture! Le pompiérisme du dénigrement continue dans sa perénité petite-bourgeoise et l'on pense trop à exposer sa formidable amertume qu'à savourer els livres comme un verre de Chambolle-Musigny..Et l'on ne lit que le répétitif à l'américaine! En oubliant qu'il y a une "autre Amérique" et qu'on peut préférer Henry James (Bostonniennes!Affolant! Prémonitoire! Fou! ou Ambrose Bierce à Fante et autres clones du réalisme appliqué, de la gsticultaion comprtementaliste ou du road movie clichetonneux sur papier!
La littérature européenne va t-ele devenir clandestine? Car il y a Otto Steiger, Koztolanyi, Mrozek; lenz, Plaskovitis,Riel... PAssionnants à découvrir... Et je ne connais pas, hélas, ceux des générations actuelles, censurés de fait par les mutliples colonisations qu nous subissons! ET la complaisance petite-buoreoise, encore et toujours...
L'esthétique petite-bougeoise est trop suiviste et par refus de ce qu'ele croit être "pompier", elle se réclame du vrai pompiérisme tandis que, quasiment dans l'ombre,les écrivains, les artistes travaillent patiemment à créer ce que cette petite bourgeoisie ne peut pas comprendre... Celle qui dit "ca me fait chier" dès qu'il y a plus de cinq mots différents par phrase! Ce n'est qu'un manque d'amour. De soi et des autres!
Aujourd'hui, ça se mérite,lalittérature. De grandes beautés sont cchées par le marketting. Et c'et le même problème que pour la bouffe! IL faut savoir chercher le bon boulanger qui ne se fout pas de notre gueule, le boucher talentueux, le restaurant de qualité...
En attendant,les consommateurs, réduits au stade de consomateurs se révoltent de ne pas apprécier le tout-venant! Et dénigrent ce qui n'est pas à la mode conso. A leur mode! MAas, en l'espèce, ce n'est pas forcément le "produit" qui est mauvais ou frelaté! Le livre peut être bon, agréable, honnête ou génial: le lecteur est alors seul en cause et les mauvais lecteurs pullullent! Car ils sn mauvais, ceux qui dénigrent constament! Ceux que "ça fait chier"! Tout vient d'eux, de leur incapacité à ne pas suivre la mode ronchon! Et d'apprécier vaiment ce qui n'est pas dans la ligne des blasés prînant l'esprit de la petite-bourgeoise vaguement anti-intellectualiste, anti-poétique, anti-style et consommatrice d'allégé littéraire! Ecrivons bifidus: ça donnera l'air actif!
Imaginons ce qu'ils diraient si Gracq ou Claudel paraissaient aujourd' hui ( " ça fait chier")...LEs "grands auteurs -et ils le sont!- déplairaient fortement! Ne parlons pas de Proust! Eh oui, comme un grand vin,un vrai livre demande une certaine présence à celui qui est là pour savourer... Et non l'avachissement habituel du consommateur. Etre là, et non dans l'ailleurs indéfini e la société du spectacle, de la consommation dégoûtée, de la mode imposée, de la contre-mode obligatoire, du conformisme de la révolte décorative! Avec, si possible un peu d' "indignation vertueuse", c'est encore pus décoratif et le plaisir glauque du dénigrement y trouve son compte!
Bon, je vais relire Alvaro Mutis... "il y a plein d'Hemingway paraguayens", disait Luis Bun~uel , révolté, déjà, contre la domination US... ..Mais le Paraguay n'est pas le conquérant absolu qui nous bouffe constamment! Et dont on est obligé d'admirer tous les films, tous les livres, etc... Tout en crachant sur le coca (inoffensif) et la politique de Bush!
Nous avons besoin de vertus plus hautes.Et de ne plus refuser la grandeur,la somptuosité, ce qui "fait chier" les nuls et non advenus maussades et que certains savent aimer comme le fruit rare, l'émotion vraie, la surprise du matin, l'aurore opportune, la fleur sauvage et le chef-d'oeuvre... Que cette joie demeure!
Tout ennui,par ailleurs est coupable.Celui qui s'ennuie ne peut jamais aimer vraiment.
Mon père pensait que John Ashberry aurait un jour le prix Nobel. Pourquoi pas? MAis c'est une "autre" Amérique, vraiment...
Et si on se désintoxiquait au lieu de regardr les livres comme un écolo regarde un paysage: un truc en voie de disparition. Même mentalité, même erreur! Même fuite! Même veulerie!