2 juillet 2006
De l'obsidionnal au poliorcétique!
JE reproduis ici ma chronique sur Emile Nelligan publiée le 05 décembre 2005. Comem quoi,,j' célébrais la littérature du Québec bien avant que ses fossoyeurs m'accusent du cotnraire.Myriam ment et m'a attaqué injustement dqns un but très lair: j'ai parlé de la langue sans lamentation, je pense et je SAIS que la langue française se porte bien. Et qu'elel continue, au Québec comme ailleurs, avec sa diversité féconde... Voici donc ce que j'écrivais, en regretant qu'en France, on cnnaisse si mal la littérture québecquoise:
Emile Nelligan
Notre langue vit bien au Canada. En France, à part Réjean Ducharme,et Louis Hémon et bien peu d’autres, on connaît mal la littérature de là-bas.ET pourquoi ne liriez-vous pas Anne Guilbaud ? Je vous laisse la découvrir !Il y a un grand poète : Emile Nelligan (1879-1941) qui est presque inconnu ici. Voici deux poèmes sur le même thème, que j’aime bien. Le premier est compris dans le recueil Motifs poétiques :
Automne
Comme la lande est riche aux heures empourprées,
Quand les cadrans du ciel ont sonné les vesprées !
Quels longs effeuillements d'angélus par les chênes !
Quels suaves appels des chapelles prochaines !
Là-bas, groupes meuglants de grands boeufs aux yeux glauques
Vont menés par des gars aux bruyants soliloques.
La poussière déferle en avalanches grises
Pleines du chaud relent des vignes et des brises.
Un silence a plu dans les solitudes proches :
Des Sylphes ont cueilli le parfum mort des cloches.
Quelle mélancolie ! Octobre, octobre en voie !
Watteau ! que je vous aime, Autran, ô Millevoye !
Le second est l’un des premiers poèmes de Nelligan… il se souvient, certes, de Rimbaud !!! Mais il sait intérioriser l'influence:
C'était l'automne...et les feuilles tombaient toujours
L'ANGÉLUS sonnait, et l'enfant sur sa couche de douleursouffrait d'atroces maux ; il avait à peine quinze ans, et les froids autans contribuaient beaucoup à empirer son mal.Mais pourtant sa mère qui se lamentait au pied du lit, l'attristait encore plus profondément et augmentait enquelque sorte sa douleur.
Soudain, joignant ses mains pâles en une célestesupplication, et portant sur le crucifix noir de la chambreses yeux presque éteints, il fit une humble et douce prièrequi monta vers Dieu comme un parfum langoureux.Et dehors, dans la nuit froide, les faibles coups de lacloche de la petite église voisine montaient tristement,elle semblait tinter d'avance le glas funèbre du jeunemalade.La chaumière, perdue au fond de la campagne, étaitombragée par de hauts peupliers qui lui voilaient lelointain.De belles montagnes bleues une à une se déroulaient là-bas, mais elles paraissaient maintenant plutôtnoires, car les horizons s'assombrissaient de plus en plus.Les oiseaux dans les bocages ne chantaient plus, ettoutes ces jolies fauvettes qui avaient égayé le printempset l'été s'étaient envolées vers des parages inconnus.Les feuilles tombent et la brise d'automne gémitdans la ramure ; il fait sombre dehors ; mais ces tristessesde la nature, ces gémissements prolongés du vent, ne sontque les faibles échos de cette immense douleur qui veille au chevet du malade que Dieu redemande à la mère...Onze heures sonnent à la vieille horloge de la chaumière ;l'enfant vient de faire un mouvement qui appelleencore plus près de lui celle qui lui a prodigué ses soinspendant tant de jours et pendant tant de nuits.Elle approche, défaillante, et écoute attentivementles paroles que le mourant lui murmure faiblement àl'oreille :"Mère,... dit-il, je m'en vais... mais je ne t'oublierai pas là... haut... où... j'espère... de te... retrouver unjour... ne pleure pas... approche encore une dernière foisle crucifix de mes lèvres... car je n'ai plus que quelquesinstants à vivre... adieu, mère chérie... tu sais la place oùje m'asseyais l'été dernier... sous le grand chêne... ehbien ! c'est là... que je désire... qu'on... m'enterre...Mère adieu, prends courage... "La mère ne pleure pas ; comme Marie au pied ducalvaire elle embrasse sa croix,... souffre... et fait généreusement son sacrifice...Cependant les feuilles tombent, tombent toujours ;le sol est jonché de ces présages à la fois tristes et lugubres ; dans la chaumière le silence est solennel, la lampejette dans l'appartement mortuaire une lueur funèbre quise projette sur la figure blanche du cadavre à peine froid,la vitre est toute mouillée des embruns de la nuit, et labrise plaintive continue à pleurer dans les clairières. Lajeunesse hélas ! du jeune malade s'est évanouie comme lafleur des champs qui se meurt, faute de pluie, sous lesardents rayons d'un soleil lumineux.Que la nature, les bois, les arbres, la vallée paraissaient tristes ce jour-là, car c'était l'automne... et les feuilles tombaient toujours.
Et voilà! Je en parle pas de certains de mes ouvrages dans lesquels j'évoque le Québec, sa langue, sa littérature... Myr i am est de mauvaise foi et m'a attaqué pour des raisons politiques, parce que j'ai une vision plus vaste de la langue qu'elle, que je la connais mieux, et que je la célèbre.Et que je sais qu'au Québec, si certain la "défendent" avec un esprit frileux, d'autres la célèbrent, la glorifient. Et ne se plaignent pas: ils savent que ça ira de mieux en mieux et que c'est grâce à eux!
CAr il faut, au Québec, passer " de l'obsidional au poliorcétique"!
Ca, c'est du français rigolo, non?
Publicité
Commentaires