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orlando de rudder
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1 février 2006

Anaphores

On ne se renie pas. Voici un vieux poème. ET j'ai laissé le prénom de sa dédicataire.Même si... Bah, c'est aussi un clin d'oeil Anaphores A Martine. Je t'aime dans ton souffle, dans ton odeur de femme, dans tes yeux qui s'enflamment, et ta peau qui s'étonne tandis que je t'admire lorsque, toi, tu chavires parce que tu te donnes. Je t'aime comme un loup qui rôde sous la lune, je t'aime comme un matou qui te veux dans la rue, je t'aime comme un goret pour me vautrer sur toi, plutôt sauvagement puisque nous aimons ça. Je t'aime par tes mots qui caressent et qui griffent, je t'aime par ton corps que je mords et pétris, je t'aime avec tendresse imitant la violence, je t'aime et te bouscule comme un chien maladroit renverse un jeu de quilles. Je t'aime comme une bête, imbécile ou odieuse, mais je ne sais pas dire autrement que je t'aime. Je t'aime avec ferveur, avec soupir et sueur, avec l'élan crétin d'un désir d'animal. Je t'aime ma femelle, ma proie, ô ma pâture je t'aime toi, la femme et sans discernement. Et quand j'ai tout perdu de ma brutalité, je t'appelle ma belle, mon amour, et cela plus respectueusement. Dire qu'à ces moments là, tu me croirais galant!
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