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orlando de rudder
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29 janvier 2006

Rémy de Gourmont et les animaux

Loins du retard mental des zamidéézanimo actuèels, Rémy de Gourmont, en 1911(!!!) était bien plus avancé qu'eux et savait que, quoi qu'il arrive, onn s'aveugle et que même en observant précisément els animaux, on ne veut souvent pas croire ce qu'on voit... Et la fameuse "intelligence" dont il parle n'est pas celle que les zamidézanimos actuels admirent avec une complaisance béate. Non, Rémy de Gourmont est loins de ceux qui célèbrent cette "intelligence animale" parce que les animaux sont un peu moins cons qu'eux (voir certains blogs!!!!!) !!! L'amour est une denrée rare... Voici Gourmont, joie de l'esprit: Connaissance des animaux (24. 05. 1911) La connaissance des animaux apparaît de plus en plus comme la préface nécessaire à la connaissance de l'homme, et toute psychologie doit prendre l'intelligence à sa naissance et en suivre les développements à travers les séries animales. Celle de l'homme diffère en degré, non en nature, de celle des autres êtres vivants. Or il est de règle, en toute science, de commencer par les éléments. Se lancer tout d'un coup dans la psychologie humaine sans connaître le fonctionnement de la psychologie animale, c'est à peu près comme si on commençait l'étude des mathématiques par l'algèbre ou par l'analyse. Malheureusement les manifestations de l'intelligence animale ont été, jusqu'à ces derniers temps, tellement enveloppées de merveilleux qu'on n'y comprenait presque rien. L'homme admire naturellement tout ce qui est différent de lui-même. Les gestes d'une abeille, d'un sphex ou d'une fourmi lui ont toujours paru comme des sortes de miracles. Pour lui les animaux sont à la fois inférieurs et supérieurs à lui-même. C'est un phénomène de mirage. Il projette sa propre intelligence et sa propre imagination dans le monde des insectes ou dans celui des oiseaux : de là un éblouissement qui rendait malaisée l'observation réfléchie. Il est convenu que les fourmis forment une république modèle où chacun s'entr'aide pour le bien de tous. Quand deux fourmis exploratrices se rencontrent devant une proie, une brindille utile à la communauté, elles vont donc, si l'objet est trop lourd pour une seule ouvrière, unir leurs efforts pour le traîner vers la fourmilière. Les observateurs étaient si bien persuadés que cela devait se passer ainsi qu'ils n'ont pas hésité à voir les choses telles que la logique générale et l'idée qu'ils avaient des fourmis les leur suggéraient. Or, le plus récent observateur critique des fourmis, M. V. Cornetz, d'Alger, a découvert que, si deux ouvrières se rencontrent près d'une proie, chacune cherche à s'en emparer aux dépens de l'autre et que si une ouvrière chargée d'un trop encombrant butin est croisée par une de ses compagnes, celle-ci cherche à s'en emparer, comme si au lieu d'être les frères que veut la légende, les deux insectes étaient l'un à l'autre des ennemis, tout au moins des inconnus. En regardant moi-même les fourmis, j'avais bien cru deviner un conflit de ce genre, mais, l'avouerai-je ? je n'avais pas osé en croire mes yeux La suite sur le site des Amis de Rémy de Gourmont (voir liens)... Et dire qu'aujourd'hui, oin est obligé de fuir les zamidézanimo, tellement ils sont des clones les uns des autres, voire d'eux mêmes! Et ce discours infatué!!!! Ô comme ils aiment se sentir bons et généreux!!! Les êtres humains sont l'avenir des être humains!
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