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orlando de rudder
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21 janvier 2006

Wilson pickett et les musiques totalitaires

Wilson Pickett est mort… Voilà qui me fait penser à l’histoire quasiment scandaleuse de la musique durant ces quarante dernières années. Le courant R n’ B et soull demeurait, avec le jazz, si subtilement mixte et haï des consommateurs, l’un des rares courants commerciaux de la musique noire. Pendant ce temps, le blues devenait une musique de blanche, d’esthètes blancs aux révoltes conformistes. Et la pop, rejeton commercial de l’époque libérale du blues, a muselé toutes les autres musiques. Si le jazz, comme la musique contemporaine, sont deux forces créatives réelles, ils n’en sont pas moins trop vrai pour certains. Parfois, dans les comentaires, on croyait entendre nos grands-parents parler du jazz de leur époque : « cacophonie », pas de mélodie », puis trops « intellectuel ». Bref un langage bourgeois. Pour le R n’ B, la souol c’est différent. C’est de la « musique de nègres »… Eh oui : les discours des poppeux et des « j’aime-le-blues-pourvu-qu’il soit-joué-par-des-blancs » associés à ceux des « j’aime-le-blues-d’autrefois-maintenant-c’est-dégénéré ne le disent pas, mais ils n’aimet pas trop les noirs. Sinon morts ou très vieux. Ah ! Robert Johnson !!! Ca c’était de la musique !!! Ah Clapton, c’est l’âme du blues… Pendant ce temps d’autres musiques tentent de survivre. Le renouveau du jazz manouche, du flamenco, du fado montrent aussi que l’Amérique perd du terrain et que le réel mépris pour les musiques « ethniques » qui a tout bloqué durant des décennies s’en va peu à peu. N’empêche : le R n’B continue d’être méprisé par nos esthètes. Ces noirs sont trop vivants (dur à dire, le jour de la mort de Wilson Picket), trop remuants… Et puis c’est une musique criarde… C’est « commercial », en plus, berck. En gros, un racisme non avoué perdure, de pair avec l’esprit bougrgeois qui estime que toute musique non réellement consommable par le « bon goût » de la mode est de moindre intérêt. Le problème du rap et du raggae ne sont pas si différents : il s’agit d’une vision raisonnable compréhensible pour les confoirmistes de la révolte et juteuse commercialement de la négritude. Leur succès a aussi été programmé par des bourgeois blancs. Le R n’B est noir, et ça ne plaît pas. Il est commercial, certes, mais , bon, à part certains trucs… Wilson Pickett, par sa mort nous rappelle que la musique n’a jamais adouci les mœurs, qu’elle peut être, dans les mains libérales, une arme, un commerce, une propagande. Qu’ele est devenue un parasite depuis qu’on ne peut pas y échapper. On ne l’entend plus, on ne s’entend plus : elle rend con et sourd. Elle sert à abrutir et à empêcher aute chose que la communication : la vraie communion entre les être, l’amitié sont scrifiées aux « copains » de la « tribu »… Il n’est pas quesrion d’écouter la musique : on l’entend. Peresque plus personne ne veut vivre l’aventure de la musique « classique » ouo « contemporaine », musiques emandant de l’attention, du cœur et de l’esprit : l’écoute fondatrice, merveille de bien être progressif et de construction de soi, harmonie personnelle, sort « d’annonciation » à chacun et d’ »épiphanie « pour tous. Pourquoi ? Parce qu’on préfère le « développement personnel » ou le yoga et qu’on ne veut pas savoir que l’écoute de la musique élaborée, de la musique d’offrande a les mêmes effets, en technicolor et sur le gand écran d’une vie attentive et gourmande. La musique contemporaine, rejetée sans être écoutée par nos vieillards précoces qui parletn comme leuirs arrières-grands-pères, offre aussi ces merveilles. Le Rythm and Blues, certes non, la soul pourtant présente un impact spirituel. Mais il n’est guère compréhensibe pour les simples consommateurs qui voient une profondeur chez certais gourous musicaux. Wilson Pickett donnit une musique héritière du blues. Comme le rock, dont c’était le « continent noir ». Après tout, c’était une forme du blues, jouée principalement par des noirs (est-ce possible ?)… Wilson Picktt fut une gand, un vrai… Puisqu’on en parle, je veux encore et toujours corriger une erreur historique, un cliché bien commade : Le Jazz NE VIENT PAS DU BLUES !!!! Il en est quasiment l’opposé !!! LE blues et le jazz sont parents, certes, mais contemporains : Robert Johnson oeuvra au même moment que Duke Ellington. Le gospel naissait, sous sa forme moderne, lui aussi. Mais le jazz voulait aller plus loin, au risque d se brûler les ailes… Bah : il a fait sortir le blues du folklore ! Tant mieux… Méfiez-vous de la musique : elle rend les mœurs hargneuses et son aspect discriminatoire est terrifiant. C’est un signe de reconnaissance tribal et ça a toujours servi à tuer. Avec ou sans paroles. Sauf les musiques d’offrande. Et encore !!!! Encore un grand coup de tatane dans les gencives des addicts de l’ « enchantement » qui vibrent en parlant de musique avec des larmes aux yeux et des trémolo dans la voix ! Ce sont les mêmes, souvent, qui « respectent les religions », aiment elles animaux en croyant qu’ils leur ressemblent et proposent des poétistereis affligentes sur des blogs nunuches et complaisants : Bande de salaud, Euterpe aura vote peau !! En attendant, moi,le musicien, d’une famille de musiciens, je demande le silence. Il reforce et fait aimer ? !Il est insupportable pour ceux qu’il nous faut fuir.Le refus du silence, c’et le refus de soi. Et je vois parfois des gens s’étonner qu’il n’y ait, chez moi, ni télé allumée constamment, ni autre chose de zinzulinent à débit continue. On me demande pourquoi. Alors, je baisse la voix et, sur el ton de la confidence, je murmure : « je suis musicien »… Je respecte la musique. Toutes les musiques. J’en écoute pusieurs sortes et non une seule. Mon écoute est active, c’est une expérience et non un passe-temps. Et j’apprécie Wilson Pickett parce qu’il a du talent. Qu’il fait danser et qu’on peut aussi l’écouter. Tiens, va falloir que je vous parle un jour de Pharaoh Sanders!!!! MErveilles oubliées, joie de ceux qui ne "marchaient pas" toujours dans le monopole de la pop, de ceux qui ne se laissaient pas faire... De ceux qui n'écoutaient pas qu'une seule sorte de musique... Des résistants!!! Faut pas non plus que j'oublie Sun Râ et Albert Ayler... J'y reviendrai!
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