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orlando de rudder
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9 novembre 2005

Moi, j'ai trahi l'incertitude (premier état)

Moi, j’ai trahi l’incertitude. Quelle heure est-il ? Evidemment, je reste là, quasiment imbécile, Dans cette rêverie maussade d’un payx plus que loin, Que nul ne connaîtrait, par égoïsme pur. Mon égoïsme. Et j’ai trahi l’Incertitude Et même, sapristi ! Des pays dont nul n'imagine l'existence ! Je suis encore quelqu’un qui voyage dans le faux, le rien, le sublime, le mystique.. J’ai encore des croyances, Je ne m’en suis pas étripé, Je ne m’en suis pas écoeuré ! Et j’ai trahi l’incertitude Parfois Même, écoutez bien, je suis du genre A voyager dans l'imaginaire, Du gratiné, du fondant, un vrai gruyère à tartines rôties ! Ou pire encore, du crémeux, du bien vache, Avec des yeux sans clignotance ! Et j’ai trahi l’incertitude ! J’ai voyagé dans l’imaginaire, Parce qu’un vrai voyage, C’est trop bête à vivre : j’en ai vécu de fameux. Ca rend touriste ! On y existe en faux. ! On se marre cependant. Mais j’ai trahi l’incertitude. Et je suis revenu. Les yeux pleins de folklores. Les oreilles itou. JE n’avais pas le choix, J’ai usé des moments, J’ai bouffé de l’instant. Du temps qui passe, Du parallèle à l’heure exacte : J’ai dégusté de l’à côté, Des viandes obscures. Des légumes creux Comme un vieux dieu. Et j’ai trahi l’incertitude ! Je me suis même construit Quelques jardins secrets. Il y a même des oiseaux : Peut-on s’avachir ainsi ? Nul n’y a jamais vu Quoi que ce soit de vrai ! J’y foutrai le feu, un de ces jours, Ou demain. J’ai fourvoyé mon esprit Dans des mondes irréels, Sur-mesure. J’ai créé des états d’être de confection Qui gênent aux entournures. Des états d’âmes à vendre en gros, Avec de beaux défauts cachés, Des garanties inexcusables. Et j’ai trahi l’incertitude ! J’aibourlingué comme un vieux pied, un gauche, qui a marché dans l’esprit Par un matin d’hiver… Avec de la neige Pure. Un droit qui y croyait, Et qui marchait bien devant lui. Sauf certains jours, mystiques et bêtes, Profonds et s’acharnant, A suer du sens. Et j’ai trahi l’incertitude ! J’ai divagué comme une vague Qui croit qu’elle vaque à l’horizon ! Un rouleau de mer gelée, mouvante en apparence, I mmobile en vrai. Bah ! Tant qu’il ya du destin Et quelques vieux alcools, Pour y noyer des Christ, Et aussi quelques larmes… Et j’ai trahi l’incertitude ! Quelle heure est-il ?
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