petite histoire de la paresse...
Des hommes travaillaient. Ils transportaient de lourdes pierres pour construire je ne sais quoi. C'était lourd, épuisant sous un soleil de plomb. Tous en avaient marre. L'un de ces ouvriers, plus humain que les autres vu qu'il était génial, en eut plus marre que ses compagnons. Il se mit donc à réfléchir. Du coup, il inventa la brouette. Il fut d'abord fêté, célébré: enfin, on se fatiguait moins, le travail devenait facile! Un vrai plaisir! Et ça... finalement ça fait peur...
Puis on prétexta que la brouette supprimait des emplois. Alors on tua son inventeur, on la mit en décharge et tout recommença comme avant. Le malheur, c'est si bon!
On inventa le mythe de l'âge d'or pour mieux souffrir! Oui, on parla de l'époque heureuse de la brouette, quand tout était facile. Et on morfla d'autant plus par nostalgie douce-amère. ! Puis on inventa le paradis, pour plus tard: un Eden plein de brouettes. Ca fait jouir de vivre d'une façon aussi moche! Et ça donne des idées de violence: on battit donc les femmes.Puis les enfants. Quel bonheur! on souffrait de mieux en mieux! Ce qui donne envie de tuer.
Mais on ne tue pas sa femme et ses enfants: après on ne peut plus les cogner. Alors on massacra les autres, les travailleurs étrangers. Ils venaient nombreux car il y avait beaucoup d'emploi.. Quel pied! on voyait du sang partout! C'est joli, tout ce rouge sous le soleil de plomb! Pour être ouvrier, on n'en est pas moins esthète!
Ces travailleurs moururent jeunes et fort malades, détruits par la besogne.
Travailler moins pour gagner plus est un devoir civique.
L'histoire du progrès est l'histoire de la paresse