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orlando de rudder
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21 décembre 2009

Petit blues de l’un pour l’autre.

Les jours jaloux nous ont rongé le cœur. Dans l'affaire de cette vie, Qu’ai-je vécu ? Et toi ? Le destin lui-même venait d’enquêter. Banalité extravagante : Nous étions faits l’un pour l’autre. On s’est trouvé à vif, à nu, avec du cœur brisé comme s’il en pleuvait.

Mon blues m’abuse et me dévore

Je revois en miroir de mémoire fidèle une journée aggravante. Un jour de rien du tout.Une durée qui s’alourdit. Comment venger nos déceptions ? Un petit groupe de mots, prononcés çà et là. A la va-comme-je-te pousse.

Mon blues s’acharne et me démasque

Un beau temps contesté par des nuages tristes. Chair du masque appliqué sur le ciel anonyme. Rien n’était désiré. Rien du tout. Je ris de ma propre tristesse. J’enrage. Je veux me mordre jusqu’au cœur. Je veux la hargne et la fureur. Et « jamais plus » qui caracole !

Mon blues m’amuse et me désole.

Une odieuse méthode fut retenue par le gang des tentatives mesquines. Avec morgue et mépris. Il fallait que ça casse : Nous étions vraiment faits l’un pour l’autre. Mon cœur au swing bouleversé scatte comme la pluie du temps perdu : Je voudrais lui crever un œil pour mieux le voir avec le reste.

Mon blues m’agresse et me détruit

Pas de signature au bas de cette vieille semaine : Elle comprimait un jour, en l’écrasant sous-vide. Elle rapetissait un jour d’amour déjà foutu. Vingt-quatre heures, pas plus de mésentente grasse.

Mon blues persiste, mon blues l’agace.

On s’est pourri le temps qui passe. On s’est chamaillé encore plus. C’est une musique à estrapade. Comme une balançoire tape-cul.  Je ris en bas, je pleure en haut. Je vais boire du vin bougon.Un mauvais blanc. Ca me taraudera le foie.

Mon blues ricane quand je pleure.

Une journée sous pseudonyme, pas trop franche du collier. Je t’appelais comme moi-même. Tu en as fait autant. Ce fut une circonstance à la moche. Elle se réjouissait avec ce dédain que le malheur affiche quand il se sait vainqueur : élégance apprêtée.

Mon blues paresse, mon blues s’en fout.

Ca frétille dans mon âme. Nous étions faits l’un pour l’autre, absolument : le destin lui-même a dû en convenir ! Certains ajustements se coincent et puis ça crisse. Reliefs concommitants, amour à la redresse, va donc, tu me ressembles. On ne le dirait pas ! Nous étions trop faits l’un pour l’autre. Comment puis-je vive sans toi ? La preuve: je ne vis pas!

Mon blues désespérant me saoule.

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