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orlando de rudder
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2 septembre 2009

Le talent des écrivains de droite?

La clé de l'admiration pour rebatet du lectureur: http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/05/28/retour-de-rebatet-en-rayon/

La mode fut lancée et malgré Steiner, ce livre tombe des mains: poncifs, clichés, cucuterie gnagnan et autres "grands sentiments"...Relisez Zola, la faute de l'abbé Mouret, si vous voulez du prêtre amoureux! Là, on est en pleine lumière impressionniste! Oui, zola ne fut pas du tout ce qu'on dit commodément de lui! Pas naturaliste à la Goncourt, mais plus proche de Monet, et pour cause!

Rebatet, je n'ai pas rouvert ce bouquin, mais on est dans une eau de rose mêlée d'un peu de vinaigre...Mais j'ai feuilleté les décombres... De toute façon l'admiration du lectureur pour Rebatet est 1: suivre la mode après la réédition. 2 plus orientée politiquement que d'une façon esthétique. De toute façon, ce livre n'est pas grand et sa republication ne sert qu'à montre sa tolérance, une fallacieuse ouverture d'esprit!... Steiner peut se gourrer: ce ne serait pas la première fois... Aury fut égale à elle-même...

La légende du talent des écrivains de droite a la peau dure parce qu'ele donne un brevet d'ouverture d'esprit...Blondin tient le choc, Aymé aussi....Mais le reste est trop besogneux, appliqué... Au temps des hussards, Cossery, Vian, Duras, Perry, Glissant,Béalu, Beauvoir, Ionesco (pas de gauche mais pas avec eux) ,Pinget, Tardieu,Yourcenar (pas de gauche mais à l'opposé des petits faiseurs), Gracq, Sartre, Beck, Ducharme, Césaire, (je parle de littérature),Oldenburg, Queneau, et même Sagan, bien au-dessus d'un Hecquet ou d'un Nimier, flamboyaient... Ca partait dans tous les sens ! Et j'en oublie! Il y eut vingt ans de grâce littéraire avec le contrepoint des petits réacs visqueux réhabilitant les collabos!

Même, en se souvenant d'Audoux, grande écrivaine (comme il paraît qu'on doit dire) oubliée, on créa un journal féminin appelé Marie-Claire!Un des rares qui soit encore lisible!

Tandis que les petits pisse-froids réacs, amis des collabos et partisans de l'OAS alignaient leurs pensums corrects, très joliment rédigés comme à la plume sergent-major, célébrant Dumas en oubliant qu'il fut noir et bien au-delà de ce qu'ils en comprenaient...

Mais une propagande, plutôt NRF, gallimardeuse bien orchestrée criait au génie dès qu'on écrivait "bien" et qu'on célébrait le fascisme... Ces petits messieurs étaient certes distrayants, parfois... Pour faire contrepoids à l'ami Boudard,qui se méfiait un peu d'eux, ils ont trouvé et soutenu Bastiani, auteur pas désagréable, mais ancien tortionnaire de la rue Lauriston... Et bien sûr, ces gentils petits littérateurs vomissaient la "littérature engagée"!!!!

Désolés, ils ne font pas le poids devant Aragon (sinon en saloperie, là, ils égalent, voire dépassent. Et pourtant Aragon était un expert en minablerie dégueulasse ) Cossery, Yourcenar ou Queneau!

Bien sûr qu'il y a de belles choses chez Guimard ou  Blondin! Et chez l'épatant Vidalie! Mais ce n'est pas à la hauteur! Ces gens étaient encore plus obsédés par la politique que les cocos: elel saturait leurs vies d'une façon pas toujours consciente...

 

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Commentaires
B
Pour le prêtre amoureux je vous conseille le moine de Lewis Carrol et sa (comment qualifier ?) ré-interprétation (?) par Artaud.<br /> Vous pouvez me tancer tant que vous voudrez, je ne vous haïrai pas. Vous pouvez prétendre me connaître, lire dans l'eau de mes yeux, ça ne me dérange franchement pas. Je vous lis. Pas avec le même entrain que je lirai Gracq, mais je vous lis. Et j'appris même mieux ce que vous écrivez maintenant en tentant de me flinguer à chaque page plutôt que ce que vous écriviez avant. Question de narcissisme peut-être. J'apprends, vous pouvez me prétendre poseur et prétentieux, je n'ai que l'arrogance de la jeunesse. Je suis curieux de tout, et s'il faut brûler ce que j'adorais hier je le ferai. Vous savez j'ai même aimé Nabe mais j'en suis revenu (en lisant la littérature à l'estomac d'ailleurs).<br /> <br /> En espérant que vous continuerez à publier l'or et la pourriture. Et pour une précision quant aux deux étendards, les premières pages sont d'un ennui mortel, de vraies pages pour la dictée du certif comme vous diriez. Le livre a ses longueurs mais aussi ses qualités, vous verrez par vous-même.
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