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orlando de rudder
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2 septembre 2009

LE style de Rebatet

Rebatet, comme notre lisatureur, prônait les admirations bourgeoises de son époque et ne célébrait que les musicien en vogue. Un suiviste avant tout. Un critique sans envergure.

Autre chose, qsui nous montre la grammaire impéccable de Rebatet, le texte qui suit que j'ai trouvé,le hasard fait bien les choses, sur un site consacré à protester contre le fait de donner le nom de  Klébert Haedens à un établissement scolaire (http://lagarenne-colombeslebuzz.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/04/10/lucien-rebatet-et-kleber-haedens-partageaient-les-memes-vale.html) Oui, Haedens, le pote de Nimier, le respectueux de la grammaire, le fidèle compagnon des pro-nazi et autes OAS qui écrivaient avec un style de dictées pour certif tandis que Queneau, Vian, Cossery, Gracq, Duras et tant d'autres faisiaent la vraie littérature. Admirez le style de Rebatet.Ce serait un bonne dicté! Boudiou, qu'il "écrit bien". Et c'est efficace: la personne dont il parle a dû en prendre plein la gueule:

Aux archives nationales on y garde même les courriers de vacances.

Voici une lettre de dénonciation "ordinaire" dans le milieu de Haedens ...

MORAL EN VALLOIRE, le 19 août 1942

Monsieur le Chef de Cabinet de l'Éducation nationale, Vichy, Allier

Je suis Lucien REBATET, l'un des plus anciens et des principaux collaborateurs de JE SUIS PARTOUT. Je vous écris sur le conseil de mon ami Robert BRASILLACH* .

Je viens vous signaler aujourd'hui un cas qui me semble particulièrement "pendable".

Je fais actuellement un séjour de vacances dans mon pays natal. Dans la commune voisine de la mienne est installée depuis un an environ une Ecole de Cadres du Secrétariat de la Jeunesse, l'Ecole du Château de la Peyrouse, à St-SORLIN-en-VALLOIRE (Drôme).

Le chef de cette école des Cadres, Monsieur D., m'a été présenté il y a quelques jours. Nous avons eu ensemble une longue conversation. Soit que Monsieur D. ignore mes sentiments et notre action à Paris, soit qu'il s'estime intangible, il a entièrement vidé son sac en ma présence. Cette profession de foi, faite d'un ton d'assurance et d'arrogance extrêmes, peut se résumer ainsi :

- mépris exprimé dans les termes les plus injurieux pour tout l'ensemble du Gouvernement;

- hostilité particulièrement virulente à l'endroit du président Laval et de sa politique extérieure, considérée comme une trahison;

- apologie de la dissidence gaulliste, des terroristes communistes, de l'Angleterre, de l'Amérique et de Moscou;

- judéophilie passionnée, présentée selon l'argumentation démocrate-chrétienne, habituelle à ce genre de personnages.

Une enquête, à laquelle je me suis livré depuis, me permet d'affirmer que Monsieur D. est auprès de la population de la contrée, un des agents les plus actifs de la propagande anglaise, moscovite et juive. Si mon témoignage contre ce dernier ne suffisait pas, je pourrais en fournir d'autres, en particulier celui de mon ami Monsieur G. A., industriel, militant nationaliste et collaborationniste, très connu dans le département de la Drôme.

Nous ne sommes pas à JE SUIS PARTOUT des maniaques de l'épuration, acharnés à poursuivre les instituteurs anciens S.F.I.O. ou les vétérinaires soupçonnés de maçonnerie.

Mais nous estimons, Brasillach et moi-même, que la présence à la tête d'un organisme officiel de la Jeunesse, d'un agent avéré de la propagande ennemie constitue un scandale absolument intolérable. Nous vous en faisons juge avant de rendre public par les moyens dont nous disposons, l'agissement de ce personnage. Nous espérons fort que cette campagne de presse ne sera pas nécessaire et que le cas de Monsieur D. pourra être promptement tranché.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de ma vive considération.

Lucien REBATET

* Ndlr : Robert Brasillach, rédacteur en chef de "Je suis partout" de 1937 à 1940 quand Kleber Haedens y prêtait sa plume à raison de pleines pages.

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La seule qualité d'un écrivain pour notre lisateur est d'être d'extrême-droite, c'est tout, ça se voit, ça hurle! La réédition de Rebatet, il y a une dizaine d'années est un signe: ça marche, c'est une mode qui dure... Dans ces cas, l'écriture ne peut se distinguer de l'engagement, car il n'y a pas d'écriture! Juste des exercices derédaction pour bon manuel dce Français: le Bled, très honorable au demeurant, est un best-seller!
Il y a aussi Stephen Hecquet, encore plus marrant! C'est drôle ce goût pour les veules boursouflés!
Notre petit ami le lecturateur est-il de cette famille? Quand être collabo résumpe tout une oeuvre,ça fait peur.Et c'est le cas! Ils ne pensaient guère à autre chose, même en parlant de musique, les mufles. Notre lectrureux sous l'occup'? Voire... Après tout, c'est une oeuvre, dénoncer, et si l'on s'en vante auprès de ceux à qui ça plaît, on devient artisse!
Ah! L'homme et l'oeuvre...Sauf que ça marche chez certains!
L'exemplaire des Décombres que j'ai feuilleté a une histoire: il a été trouvé sur le cadavre d'un milicien à la libération par Patrick Renaudot...Il est taché de sang. Une relique pour notre cher liseron!

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