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orlando de rudder
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7 août 2008

La Croix de Madeleine.


Lolos, vois s’ils sont beaux ! Avec cette croix d’or qui se plonge entre deux ! C’est en les regardant que j’ en perd mon dialecte. Alors, on est content.

Ainsi est Madeleine au corsage éhonté. Pour étouffer le Christ, on fait ni une ni deux. Dire qu’il nous regarde pendant les galipettes ! Ce type n’est pas franc, Mais la croix, c’est joli.

Celle de Madeleine gigote entre ses seins quand je me fais la paire en pratiquant des trucs que l’église interdit. Le Christ en a vu d’autres et ça lui apprendra !

Ma Madeleine à moi vaut bien mieux que la sienne ! Et moi je m’en délecte de fort bon appétit. Que ces dômes et la crypte soient en tout temps bénis ! Comme union, y a pas mieux ! Dire que pendant ce temps d’autres avalent l’hostile !

Madeleine est fervente et son nichon-langage en dit plus long, ma foi, que les deux testaments aux volumes raplapla ! De plus, crénom de sort, elle n’a pas que ça !

Madeleine est gourmande ! Quel bon coup de fourchette et une boit-sans-soif au vin qui rigole fort ! Vas-y donc ma commère, on se ressert encore une bonne lampée. Juste avant qu’on s’envole en position couchée. Dans un émoi cossu, viande crue, terre à terre ! Et de rire, et de jouir : On se marre à pieds-joints, rinforzando dare-dare !

Madeleine est comme ça ! J’aime lécher l’or tiède et je ne dis rien d’autre ! Oui ! C’est un vrai plaisir quand elle porte sa croix !

Merde aux bottes et mort aux bêtes !

Quand on aura détrôné l’animal on saura enfin se tenir. On aura le cerveau éventé par une joie de vivre à nulle autre pareille. Pour l’instant, c’est à ne pas tenir. Toute bête pue. Comme un vrai militaire qui nous limite l’air en tapant sur les nerfs.

On a organisé des uns et des autres. Afin que le monde soit bien fermé. Même les corps sont clos. Par le tissu, pas vrai ?

Laissons les militaires s’entre-écraser la gueule ! Sur leurs tombes semons d’imbéciles glaïeuls et des drapeaux sanglants comme des géraniums ! Vive l’esprit, marchepied de la lettre ! La pensée est un sexe muni de fleurs exquises !

On mangera du bon langage, celui que bête ne peut pas. On en lira du tout au beurre ! On ne vivra plus à genoux ! On aura même des alphabets de viandes et de pâte à choux. Et des chiffrages enguirlandés, nombres premiers aux oignons rouges !

Laissons les militaires se trouer la bedaine ! Dégustons leurs décès et savourons la peine de ceux qui, les aimant, participent au néant ! Ô vive l’intellect, délectable szlaszeck fait d’animalité désanimée au jus rabaissant le bestial avant de l’élever au rang de nourriture !

L’animal n’est même pas un enfant. Certes, il peut en avoir la cruauté, la férocité. Mais il lui manque le « ça qui presse »,la possibilité de prendre conscience de la mort. Alors, bon, que dire de plus ? On ne va pas le tuer pour ça ! Pour manger trop. Oui : Car cela, c’est bonnard à la youpi plus quatre !

Laissons les militaires en massacrer bien d’autres ! Il se fendent le crâne et ça donne du verglas. Le cerveau qui fermente devient jaune béarnaise. Après il se verdit comme un plant d’estragon. Vive l’esprit sexy, inventeur de grammaires, fécondateur exquis pour s’envoyer en l’air !

On sortira l’herbe des livres et l’on aura des coups mortels : les bêtes n’ont qu’à bien se tenir et lire une littérature libre. Leur cervelle est un cumulus cafouilleux mais trop étriqué. Avec du lard bien gras, le tout peut gouleyer. Choisissons bien le vin pour baptiser le ventre !

Ainsi vont bêtes et groins, mufles et rats. Ils ne vivent que pour être ça. Quand on aura détrôné l’animal, on n’aura plus qu’à faire de même pour ce qui est, en nous, bêta. Deuxième lettre, en grec, voilà !

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