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orlando de rudder
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orlando de rudder
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13 mai 2008

Ce serait la fumée.

Ce serait la fumée d’une machine lourde, d’un engin de côté qui découperait les mots qu'on lui soumettrait. Il serait complètement c'est-à-dire ! Un vrai de vrai c’est-à-dire de derrière les fagots qui brûleraient aussi parce qu’il faut ce qu’il faut.

Cette machine aurait des engrenages gris avec une rivière sombre et une roue à aubes et des flots d’ammoniac. Il remplacerait les phrases par des briques trop cuites. Le bouton de mise en marche collerait à l’index en salopant les ongles.

On pourrait s’agiter, révolter sa conscience, tuer des gens et même d’autres, rien ne pourrait y faire : ce serait tout de même une fumée grasse et trop odorante avec une gueule en biais comme si on le giflait toujours d’un seul et même côté. Les gueule d fumées, j’en qui vu quelquefois, mais le prix du tabac fait que ça devient rare.

Alors si un beau jour il n’y a plus de mots mais des briques partout il faudra bien se taire ou envoyer des briques à, la gueule du voisin pour lui dire « bonjour » ou bien « comment ça va ».Et ce sera l’enfer pour les faces de vitre. Déjà que la fumée trop grasse les salit et qu’on tousse ses tripes même que c’est pas joli.

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