16 février 2008
Accroche les murs
Accroche les murs aux carreaux transparents ! La lumière qui fait mal doit éblouir partout ! Fais-là devenir bleu, de ce bleu répugnant qu’on voit à la télé et que les gens aiment tant ! Et puis mangeons du dieu, il et en promotion !
Dieu est un poulet cru, une baguette pré-cuite. La chaleur fait levers ses yeux comme l’aurore. Quand ils brûlent, ça explose et ça fait des miracles !
Moi, les carreaux, l’ennui c’est de les nettoyer. Toi ça te foulerait de passer le Glassex. Faut dire que comme c’est moi tu me pelotes le cul. Ca me plaît bien, tes mains, quand ça gicle à plein pschitt ! Et que j’essuie le tout avec un chiffon propre. Qui ne peluche pas car sinon, oh la la !
Moi j’aurais tant aimé vivre autrement qu’ici. Avec du dieu en poudre qu’on dissout en fouettant. Et puis des poissons rouge en bocal de plastique : ça jaunit peu à peu, ça vieillit comme les dents. La télé reste bleue. Le monde est bien navrant !
On fait des murs en vitre plus costauds que les vrais. J’y passerai ma vie, Glassex en mains et les tiennes sous ma jupe. Et des briques de verre comme d’anciennes lunettes. Alors pourquoi du dieu dans nos assiettes en terre ? Parce que j’ose pas trop les changer pour du verre. C’est comme les pots de fleurs qui, néanmoins sont rouges. Pas comme le poisson, pas vraiment, mais pas loin. On fait des pots de fleurs en matière plastique. J’aime pas. Et toi ?
Accroche les murs, bon sang ! Il te faut de la colle ? Quelques nouilles trop cuites dans la casserole à dieu ? Et quand les murs tiendront, bien fixés aux fenêtres, avec des crochet X faits de laiton brillant, j’accrocherai, pardi, des assiettes anciennes avec des fleurs et des personnages amusants. Pas des assiettes à dieu mais comme des objets d’art. sur les murs accroché aux carreaux de fenêtres. Et puis le bleu du ciel sera comme la télé. Toi, les assiettes creuses, tu préfères les verres pleins ! Tu n’auras pas de dieu de poulet ni de pain ! Et si t’es pas content… Je baisserai ma jupe avant même tes mains ! Tant pis si ça me manque, nous ne sommes pas des chiens !
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