Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
orlando de rudder
Publicité
orlando de rudder
Publicité
Archives
Publicité
Publicité
9 septembre 2007

L’envieux.

A l’approche de toute lumière il sent monter en lui la mort de sa gaieté et la colonne du vomissement. Ils tousse à cause des poussières morne d’un dégoût dominant , qui sont comme des germes fétides et vivaces. Ca vient du fond, à droite, là ou ça amoche tout.

L’indignation le poignarde quand on n’est pas comme lui ! Sa flemme d’obscurité est inhabitée. Rien. Que le désir ardent de hurler salement. Il se dilapide. La douleur le dissout : Des autres vivent, eux, et ça le révulse ! Il suffit d’un détail pour qu’il haïsse les gens !

Il dilapide le sens, la raison, l’amour, même. L’athanor du mépris alcoolise son destin vers un état de manque de tout ce qui est clair : Liqueur turbide du fiel et du morose en vrac.

Certes on pourrait boire, faire la fête sur sa tombe. Immoler des oiseaux que l’on cuira ensuite. Mais ce serait dommage qu’il meure maintenant ! Que ça vie soit très longue, puisqu’il souffre tant et tant ! Par un unique choix : Beugler contre les autres ! Ah ! qu’il est doux de voir ceux qui ne s’aiment pas !

Il est très distrayant, genre clown pathétique, argumentant sans cesse pour avoir l’air sympa, jouant le bourru au grand cœur à qui « on la fait pas » ! Avant de retomber dans les pièges ordinaires.

Puis sa colère retombe il pleure comme un veau en pensant que la vie est méchante avec lui. Il perd beaucoup d’amis, enfin, ceux qui l’entourent. Dans un mois, dans un an, il restera pareil. Et se demandera pourquoi ça ne va pas. Il a perdu. Il est perdu ! Foutu ! A moins qu'il ne renonce à son rôle pour lui-même dans le théâtre obscur d'une intime solitude!

Publicité
Commentaires
Publicité