Parole.
Pour la parole, on sait qu’il y a des mots inaccessibles à l’instant pur. On a besoin de temps. Ces vocables ressemblent aux oignons. On les pèle, les oignons. Les couches ôtées e succèdent. Y a t-il un cœur ? Y a t-il un centre ?
Parler s’émiette parfois. Ca gratte comme dans un lit, quand il y a des biscottes au petit-déjeuner. C’est intime. C’est égal : Ca devient parfois lourd !
Ce qui dur est vorace. Juste par sa présence. Comme en rade. Et pourtant, on mesure l’écart. Le laps. Ce qui succède, ce qui sépare…
Prendre le sens à bras-le-corps ? Il faudrait y penser. Mesurer. Estimer. N'ayons plus d’exigence qui ne soit pas un luxe ! Tout ira bien ! Parlons ‘or !
La parole peut tut casser. Parfois, dans le silence d’après. Ou dans l’éclat. On rugit quelquefois. O§u bien, ça nous extirpe des sentiments criards. Venant du fond des ripes, là où ça glougloute et clapote. On veut les retenir, les entraver, les esquicher, les contenir ! Bernique autant que macache ! Absolument ! Car ils reluisent de plus belle comme autant de soleils à coups sûrs !
Commençons par ici. Tout s’y prête. Respirons ave son comme pour faire des bulles. Osons friser l‘absurde. Nourrissons les nuages.