Quelqu'un traverse enfin le jardin d’apparence.
Quelqu'un traverse enfin le jardin d’apparence : à vous de jouer, brins d’herbe brindilles et fleurs sauvages ! faites-vous écraser par les souliers lourds ! Un pas dodelinant va vous tuer maintenant
Les tronc des catalpas est trop dur, savez-vous ? On s’y cogne dans le noir ou en fermant les yeux ! Remplaçons donc ces arbres par de grandes aortes ! Plantons-les par défaut à cause des cœurs contrits !
Ce jardin m’attendrait pour bien faire,illico ! J’y crierais parfaitement en français véritable. Qui a fait cette marche de granit inusable ? La mélancolie vive ensemence la pensée.
Mélancolie terrible quand l’apparence se sauve ! Bienvenue au jardin , où enfin, tout s’arrange ! Sauvés par ce quelqu'un, on pourra s’envoler sur une aile d'épée ! C’est ainsi qu’on franchit les vieilles concordances.
Une épée fendant l’air en oiseau magnétique ? C’est celle de Tristan qui sépare et unit. Vertu tendre d’une gorge justement dénudée. On la jugulera : cet oiseau va suffire! Tiens, voici une femme, comment la nomme t-on ?
Nous seront très intimes, à la fusion précoce : en mangeant des serpents on oublie un peu Dieu. Ouverte comme une huître cette femme-gangster, hautaine comme César arrête l’intervalle. En guise de ravaudage elle reprise les durées. Et le temps va mourir :Elle va l’assassiner!
On voit qu’il y a des trous, des arrêts, des fissures ! Elle est là qui insuffle aux humains l’infini en offrande différée : La vie, en apparence. Je veux dire : A coup sûr la fixation du point et tout ce que je suis.
Quelqu’un a ciblé juste et le doute envahit ! Il a attaquera même la mémoire des chiens. Elle devient inutile jusqu’au moindre morceau ! La proximité perce le désarroi futile : Quelqu'un traverse enfin le jardin d’apparence !