13 juillet 2007
Ma veuve
A M-C E.
Ma veuve est encore endormie,
Il fait matin, presque muscade.
Ce qu’on veut exprimer décolle
Comme un avion des temps anciens.
Ma veuve s’agite ou bien prie
L’herbe en subira l’algarade
Celle qui prie soudain s’affole :
Le mal est plus beau que le bien.
Ma veuve éveillée à midi
Change de plaie ou de chagrin
Ses rêves chargés de langueurs
Fêtent à l’envi ma fin soudaine.
En son esprit je suis un brin,
Un poil follet un cil en trop
Ma veuve épile la semaine,
M’oubliant pour vivre sereine.
Ma veuve ne compte pas les plis
Ceux qui vont folioter ses jours
Penser à moi, dans la tiédeur
D‘un matin bref l’amuse encore.
« Etait-il bête ! » murmure -elle
Mes traits s’estompent en sa mémoire.
On n’a pas fini de s’aimer
Puisqu’on n’a jamais commencé.
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