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orlando de rudder
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24 mai 2007

Ecrire sous un ciel rouge.


Le ciel s’était coloré, sanguinairement ! Voilà que sous ma plume se délectait un silence inattendu. Un silence fait de mots, d’inscriptions. J’y reconnaissais la phrase que je venais d’écrire. Mais le fait d’être là, sur le papier, la changeait. La voici posée.  Noire comme son encre qui sèche vite. Quand l’écriture nous échappe…  Et que tout vit par nous, mais en dehors de soi ! Rythme friand, subtil, succulent comme une bécasse rôtie !

J’entendais même ce qui se passait au dehors :  Le talent doux  d’oiseaux ordinaires s’égosillant sans malice! Ainsi passe le calme! Le ciel devint plus juteux, saumoné…

Ecrire ? J’y voyais parfois dessin subtil. A la portée de l’œil humain ! Je me mis à écrire avec les yeux. Dans le regard, parle regard et en examinant ce qui vient d’être rédigé.  J’ai vu passer cela dans l’écriture  avec  le, nombre de mots qu’il faut. Ceux qui poussent et ceux qui tirent. Sus le ciel d’agrume hors-saison d’ici !

Au dehors, la lumière rouge inspirait les oiseaux.  Ils font de l’art en fonctionnaires et ont appris leur partition : ils exécutent. Leur chef est le désir. Et la trouille du prédateur. Certains n’ont aucun intérêt gastronomique. Il sont mangés par d’autres bêtes aux goûts infantiles, incultes, irréfléchis. Pauvre nature : elle s’invente même une morale ! Incomplète, mais certaine ! L’horizon ! En voilà des histoires !

Revenons à l’écriture, c’et mois malsain car ça tue peu. Et voici du détail : la page est une maison, une bâtisse construite depuis un temps incommensurable. Chaque pierre sert , poser signes et jalons, repérer les angles.  Mon nid ? Bricolé de broutilles, humaines ou naturelles, c’est à dire imparfaites comme le temps qui passe. En écrivant, on découvre peu à peu qu’il n’existe as de chemin plus fort  que l’instant apaisé! Avec de l’encre. Pour dire l’encre et le sens éperdu ; le temps.  La vie :  mot  ? Est-ce le moment ? Celui dont justement… Pauvres oiseaux qui radotent ! Par chance, ils ont des plumes !  D’autres se mangent en salmis! L’aurore, plus chienne que louve va s’atténuer en nuit.

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