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orlando de rudder
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orlando de rudder
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10 mai 2007

… inconnu sous la lune.

inconnu sous la lune,  rôdant… Ecrasant d’un pied ferme quelques champignons main. Là, je vois dans la pénombre le pelage luisant des  bovins endormis. J’ai couru dans le chemin sableux dont les abords parfumés par des arbres solides créent un monde ! Et je pense à elle.  Dans le noir, je distingue même plein de fleurs colorées. Des  tournesols avachis .D’autres fleurs. Certaines montrent une  couleur de poule grasse, aussi douce que ses seins.

La lune est tout aussi dodue. Marcher dans la nuit, c’est un bonheur blessé. J’en suis devenu souvenir. Pour moi. En existence de mémoire. En mort d’oubli. J’éprouve de l’affection pour les étoiles qui clignent. Et pour les  rayons noirs .bordant la rivière. Des fragments de mica font des  tapis d’ éclat, quasiment  animaux, De l’œil en multitude. Et des yeux singuliers.

Sueur des arbres odorante, la sève somnole aussi. Mon  cœur aime derechef.  J’irai dans sa maison…

Une biche de  safran me coupe la roue et ses petits la suivent. Je suis seul. J’aime. Je rejoindrai, dans quelques jours,  sa maison très cosy. La table sera mise, avec des  couverts  ressemblant à des lustres et lançant des éclairs selon le bon caprice de la flamme des chandelles…  Les mouches dorment.

Cette maison est un  phare. Son  éclairage l’argent attire les  spectres de la nuit.  Je suis, moi, dans la nuit, comme une sardine dans l’huile. Sauf que j’y vogue à ma façon. Grasse nuit, onctueuse, frisquette.

Malgré cela, j’ai chaud. De l’intérieur. Nickel et fer.  Sans doute parce que je vis d’amour ce barbecue fumant. Oui  ça brille par terre ! Mica, schiste : pierres de  viande fibreuse autant que magnétique. Je constate :  Lune  précise, intermédiaire entre cœur et caillou.

Je suis témoin de la  lumière ! De l’horizon  en deuil. Des étoiles pimpantes. Je suis là, dans la nuit Solitaire. Douce. Cruelle.  Prends-moi comme un cercueil . Personne au monde ne voit ce que je vois. Seul.

Le vent margouillaude l’atmosphère. Comme des  doigts, il m’ébouriffe.  Je suis là. Moins pour s’y promener que pour vivre en moi. Le ciel sera sillage.  Beau jour en perspective. L’aurore  est un plaisir. Pourpre.  Comme ses cernes du petit matin. Après la nuit goulue.

Aimer, c’est tout bateau.  L’amour n’est qu’un vieux papillon aux ailes de plomb, volantes tout de même, brillantes sous l’astiquage des voiles de mise à nu.  L’amour va revenir. Il ne sera plus guère cette articulation perdue de vue.  Il renaîtra : deux poings qui s’ouvrent comme des fleurs pour jouer à peau sur peau.

inconnu sous la lune.

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Commentaires
M
hummm,aimer c'est tout bateau ,oui ça me berce bien ,cette vague idée là!!
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