Pipe et préservatifs.
Jadis, il m'arrivait de fumer un bon tabac pour pipe applé Mister Robert, conditionné sus-vide dans une boîte métallique. Comme sur les contre-étiquettes des bouteilles de vins, on trouve sur les boîtes et paquets de tabac, un laïus pompeux, souvent rédigé par des gens qui, visiblement, n'ont pas goûté le produit... Peu importe: nous savons que nous savons beaucoup de choses,mais on en connaît beaucoup moins.
LA notice du susdit tabac était visiblement traduite de l'anglais. Mais par qui? Un Valaque ayant appris l'idiome albionique avec un prof espagnol et bègue? On aurait pu le croire...
Car cette notice garantissait qu'il ne se trouvait aucun "préservatif", dans le tabac aussi sudit que sus-mentionné. Bien sûr, il faut se méfier de tels textes.MAis j'ai bien voulu le croire. Et ça m'a rassuré!
En Shakespearien usuel, preservative est un "faux-ami" du traducteur et signifie "conservateur"... Il est donc normal que je n'aie pas rencontré dès cette époque, ma vraie amie Christine, conservatrice du Musée de Maubeuge, toujours en réserve, hélas (le Musée) à la Petite-Savate (c'est un lieu-dit très moche): elle ne se trouvait pas dans le tabac.
Les événements de la vie tiennent parfois à bien peu de choses!
Cela dit, il faut louer les fabricants de tabac! Eux, ils ne mettent pas toujours des tas de saloperies dans leurs produits! Seulement voilà: les tabacs que je fume acuellement ne portent aucune mention indiquant qu'il n'y a pas de préservatifs dedans... C'est inquiétant, non? Qu'en conclure?
Notons qu'au féminin, "conservateur" ne fait ni "conservateuse", ni "conservateresse"! Doit-on le regretter?