L'affirmation de soi ou le ratage absolu.
Sur chronicae bruxellensis, l'auteur nous dit:
J’ai horreur des gens qui disent moi je suis quelqu’un de ou moi je suis quelqu’un qui. Pour tout vous dire, moi je suis quelqu’un qui ne supporte les gens qui disent moi je suis quelqu’un de.
Voici une bonne pratique. Cette horreur peut nous sauver. Car dans l'énoncé "moi, je suis" il y a déjà l'auto-affirmation: Quel est ce moi qui parle du je comme on parle du nez? Quelle est cette volonté de se créer une identité, de poser du discours, comme pour se cacher derrière les mots? Quelle est cette fuite? Quelle et cette hypocrisie?
Le pire c'est quand elle s'accompagne d'une volonté de montrer que "moi, on ne me la fait pas", l'énoncé des naïfs les plus manipulables. Et l'on a aussi, parfis, le genre: "moi, j'aime pas qu'on me marche sur les pieds" (Ah bon? tout le monde adore ça!) ou "moi, j'ai mon caractère" (mauvais, à fuir: ce genre de personne ne peut que créer des ennuis, des conflits.C'est une construction de l'invention de soi qui mène à discutailler sans fin, à empêcher toute réalisation, tout succès.Tou ça parce que le locutur veut prouve et se prouver qu'il "a son caractère").
On trouve aussi : "moi, je ne mâche pas mes mots" et nous avons vu récemment que ça mène à l'échec, à l'échec vital, à la réitération constante de ce qui ne peut pas aboutir, de ce qui rate, rate, rate... Oui, nus avons vu quacvec cete mentalité, on fait le vide autour de soi. Car tous ces énoncés sont l'opposé d'une action positive.Elles montrent un nombrilisme, souvent négtif, aussi grave et aussi égoïste que la timidité! Ce moi qui se déclare au lieu d'agir va perturber les relations, détuire toute harmonie possible.
Evidemment, ce ne sont pas des choses à dire lors d'un entretien d'embauche! Certains le font! Et croient que ça va plaire! Serait-ce le cas que la suite serit horrible: on aurait un patron du même genre. La source de confits interpersonnels influençant la relation professionnelle... la merde assurée!
Encore raté.Toujours raté.
Il est temps d'agir, quand on se rend enfin compte que ce genre d'auto-affirmationfout une vie en l'air.Et nuit aux autres. Il est temps de s'ouvrir, d'offrir... d'aimer. Car tu est là! On veut être aimé,mais "recevoir sans donner"...L'euphorie de l'affirmation de soi fait criire qu'n va se rendre sympathique. Plus dure sera la chute. Et ce sera parfois la pire solitude. Avec un chien, un chat qu'on crétinisera. Et qu'on crira aimer... "Les animaux? ils sont meileurs que les gens, ça c'est vrai, ma bonne dame"...phrases de tpus les échecs. "moi, je ne suis pas du genre à"..
On n'entend jamais dire: "moi, je suis le genre de personne qui aime"...tout court. Pourquoi?
PArce qu'on est déjà en train de construire. On n'a pas besoin de se dire, de se déclarer... ou alors, dans un poème.
Dans la vie,il faut mâcher ses mots. Avec un poème, on les savoure. On vit.