Consentir.
Il y a la mort qui déchire, celle qui veille dans le brouillard, celle qui assoupit. Celle qui souffle aux narines comme pour donner la vie. Celle qui s’échine. Et j’ai aussi mon ombre… Là. Sous le soleil .Sauf à midi. Démon d’absence. Comme au fond de l’eau. Même si je n’y peux rien il me faut consentir ! A moi.
Quand je dis : brouillard, ce n’est pas plus triste que ça. Il peut devenir joie, le trouble des choses à voir. Dire que j’ai aimé . Mais je n’aime pas plus. J’aime non plus. Mon ombre au cœur du jour dirait-elle le contraire ? Le vent gifle les fleurs. Il s’échine. Consentir !
Les rayons de soleil organisent le jour sur le cadran . La lumière devient tripe, chair intense, biologique. Comme un oiseau qui fuit et ne revient jamais. La cadran solaire est un juste fusil. Tuant à l’heure. Et l’ombre se répand comme du sang, au fil du jour qui passe. Jusqu’à la nuit, toute ombre. Consentir !
Quel amour ? Il y a des couleurs dont j’ignore le nom. Lumière. Quelque chose se tord dans le ciel. L’oiseau ? A cause du fusil, rayon de plomb ! Rapidité… Coutre ou style crachant cette heure. Quelque chose qu’on ne voit pas. Même après le brouillard, quand tout redevient clair, comme après la nuit aux ombres dissipées, quand on ne peut rien faire d’autre que consentir, voilà.