Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
orlando de rudder
Publicité
orlando de rudder
Publicité
Archives
Publicité
Publicité
3 février 2007

Tendrement, Mademoiselle…

… comme ceci par exemple : «On peut croiser ses jambes, on ne croise pas ses dents ! » : toute séduction doit devenir morsure…  Voyons, Mademoiselle, une vraie offrande, ça doit faire mal : Goutte de sang perlant à la pointe d’une canine !  Vous le savez, d’ailleurs.

Comment le savez-vous? Voyons, le désir plane. Un peu au-dessus. Avec des regards en-dessous.  De traviolle aussi. Ou bien aussi francs qu’un coup de pied au ventre !

Mademoiselle, sachez aimer votre violence. Ne la trahissez pas. Donnez-lui la fonction extatique du piment !  Ô, devenez moutarde… Vous êtes si précieuse… Autant que de vraies larmes ! 

Il y a sachez-le, du diamant là-dessous, l’amour plus que hautain, celui des hautes glaces, ardeurs à cœur vrillé par trois mille fringales qui fourbissent la peau, les tempes comme le cœur, qui vont du capital au mortel, au salace, qui vibrent dans le certain, dans le doute et vers des faims curieuses venues du fonds des âges qu’on eût crues obsolète si l'on demeurait bête.

Seulement voilà : aimer avec les dents, ça fait du cœur en plus, ça enrage en gros plan, ça excite à distance en épluchant les nerfs, tranquillement.

Ainsi salive t-on, art d’amour, art de chien. Cœur ? Os à ronger, dur caillou, os à moelle… Art de fleur vénéneuse et trop vitaminée et gestes à la lourdeur qui fait jouir sans peser !

Alors, Mademoiselle, soyez fleur, soyez vache, tête haute, fière allure dans cette jolie robe qui, discrète à loisir, tout en ne montrant rien dévoile comme il faut et vous offre le monde.

Publicité
Commentaires
Publicité