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orlando de rudder
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22 janvier 2007

Ball-trap

Cette tempête a fait s’envoler quelques tuiles. Les oiseaux de terre cuite, moi, je n’en mange pas. Et puis, pour le ball-trap, je ne suis pas habile.

Remarquons le destin : il me semble très fort. L’ennui, c’est aujourd’hui, je ne sais pas quoi  faire du devenir prochain . Quand j’aimais une femme ça faisait du bon temps.

La grande poutre, maîtresse,  fait la fière.  Je sais que ses pendus, vraiment , ne valaient pas le coup. Ils étaient trop légers pour lui gauchir le fût. Mais si je dis cela, ce n’est pas pour vexer. L’ennui, c’est aujourd’hui, je ne sais pas quoi  faire du devenir prochain.

Chez Huguenot-Fénal, les tuiles sont régulières. Mais monter sur le toit, ça me fait quelque chose. Sur le paratonnerre on trouve du noir épais : la trace des éclairs qui se sont foulés là, comme un pied que l’on tord malencontreusement. Remarquons le destin : il me semble très fort.

Les archives du cœur, ça classe l’amour en vrac. C’est assez difficile d’y retrouver une truie. D’ailleurs, même ses nourrins, elle ignore où ils sont. Faudrait savoir si l’âme devient bauge ou bien soue. Mais si je dis cela, ce n’est pas pour vexer. Cette tempête a fait s’envoler quelques tuiles.Quand j’aimais une femme ça faisait du bon temps.

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Commentaires
O
Hein?!! comment savoir ça? Si c'est la tempête ou les femmes qui font que les tuiles se décrochent des branches du toit??? Y'a des pays où les tempêtes sont des femmes!!! Parce qu'on sait comment ça va!!! On sait comment ça part, mais jamais on ne peut deviner comment ça se termine. La parité est heureusement intervenue : on a décidé d'alterner les genres des prénoms attribués aux ouragans (qui sont de grosses tempête, comme les vaches sont, selon un certain angle, de grosses briques de lait). ça n'a rien résolu, toujours, on ignore qui des femmes ou des tempêtes soulèvent nos tuiles...
N
Moi quand J'aimais les femmes, elles me le rendaient!! (rrirrres)
P
Moi quand j'aimais les femmes, ce n'étaient que des tuiles...
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