L'art à tous les étages.
Quand une longue patience confine à l’art, quelque chose est consommé. A ce moment, on ne sais plus. Mais sans aucune inadvertance. Le vrai est indéfinissable. Le vent est plus fort que le roc. L’instant d’une miséricorde au nom de poignard dru, avec une lame froide.
La longue patience permet de vivre d’une façon précise.Ca ferait mal à beaucoup de gens. C’est la décision. Ca demande de hauts vertus qu’on a du mal à retrouver dans les greniers de la mémoires ou dans les caves de l’oubli. Ce n’est pas tant la poussière qui nous dépasse, dont chaque grain parle trop, mais le silence propice au cri. Pour la poussière, il suffit d’un masque. Les yeux ne pleurent plus, le gosier ne tousse plus, on est beau de la gueule si l’on a bien choisi.
Voilà : il faut choisir sa portion de réel. Pitance austère qu’il nous faut épicer avec des tralalas et des flonflons grotesques. Et la franche rigolade des mélancolies vraies. Elle est un bel outil, aussi tranchant que beau. Artisanat fatal.
Maintenant, jusqu’à l’heure, il faut continuer ça ! Professeur d’innocence : l’art, à tous les étages de l’être qui s’assume. Alors, évidemment, beaucoup fuient en cadence. Et c’est très amusant pour l’esthète en vadrouille.