Rencontre
Rencontre.
Dans un petit matin de travail sordide, j’ai entrevu l’espoir dans une tasse de café. C’était comme un reflet, un puma, une autruche, voire une irisation quand le breuvage est gras. Ca devient carburant, ça agresse l’estomac. C’est l’expresso craspec du bar –tabac du coin.
La chimère mousse peu, le café stagne plat, quand il est trop brûlant il est acide et dur, et s’il se refroidit c’est lourdeur écoeurante. Au fond de ce calice le sucre mal fondu englue et colle à souhait tout dégueulassement. On y fout un sale rhum pour baba-serpillère. Et c’est la vie qui va, astucieusement moche.
L’espoir me vint d’une femme qui m’a dit quelque part : «
- Je viens regarder ça, ensuite je vais pisser ! Le simple fait d’être une autre m’a toute ragaillardie. J’ai menacé le jour, lui disant : « fais pas chier ». C’est ainsi qu’on supporte la vue insupportable de tous ces traîtres immondes qui osent se résigner !
J’ai suivi son regard, on a bien rigolé. Et c’est ainsi qu’un jour, je n’ai plus travaillé !