Eloge de la violence
On en voit tant qui vous regardent du haut de leur aspect paisible. !Ce sont les pacifiques de choc ennemis des violences bénignes.Purvoyeurs des violences intimes et sournoises. Ceux qui détruisent intimement leur conjoints comme leurs enfants en refusant chaque conflit par la violence des sourires niais. Pour ces gens d’organisation, qui tue un chat est monstrueux. Qui tue un homme ? On s’en fout bien : c’est politique, caca-boudin…
Gandhi méprisait les femmes était infect avec les gens au jour le jour –faut voir ça gueule : y a t-il plus malsain ?- ce n’était qu’un pouacre méchant. Un politique échevelé empêchant des Anglais d’être tués. Les autres sont allé au turbin, se sont parfois sali les mains ont accepté cette violence qui fait partie de nous.
La nature n’est qu’immonde violence, elle est laide et pue toujours. Par notre grandeur d’êtres humains nous avons su la trouver belle, la transformer, la rendre aimable en refusant sa violence irréfléchie. Pour y installer celle de l’homme, celle féconde, qui se détourne qui a créé l’art et la greffe, blessant le sol pour semer l’arbre, inventant qu’il est nécessaire d’apprendre à manger sans terreur ce qui est le lot de la bête qu’un autre prédateur menace avant d’être bouffé vif avec des raffinements cruels.
C’est par l’usage de cette violence, son art de vivre qu’on sait aimer, qu’on invente même des lois pour fermer la gueule des plus forts qui abusent déjà assez de la faiblesse des moins doués. Que la nature toujours mesquine écrabouille à chaque instant. Qui n'accepte pas sa violence est un menteur brutal, féroce! Il faut en faire un art de vivre et de l'amour intensément!
Seule cette violence donne la paix en se démenant dans les arts : la plume du poète vient griffer la peau si blanche du veau mort-né. C’est la violence qui fait l’amour, qui donne du sens à la raison qui peut protéger l’opprimé, qui fait le tableau du grand peintre. C’est cette violence qu’on a volée au grand-père Caïn le mal luné et à laquelle on donne un sens car tout art sert à ne pas tuer.
La violence du militaire n’est que rebut d’amour manqué. La véritable violence humaine croque les pommes à pleines dents, dit le poème à pleine voix et fait l’amour en toute saison.
La violence est faite de gestes et ne se définit jamais comme un affect, un sentiment, mais un état de fait intense. C’est la morsure de la caresse, c’est le piment de la pitance, la cohabitation d’egos qu’il fut créer en force vive et jamais en oubli de soi : tout ego faible détruit et casse, c’est la violence à l’état pur, celle qu’on n’a pas su cultiver pour qu’elle devienne une œuvre entière qu’elle soit d’art ou de nature. Il n’y a de nature qu’humaine : tout le reste n’est que guerre et meurtre ! Tout assassin est naturel et tout artiste surnaturel, nous sommes la magie du monde, beaucoup moins cons qu’une orchidée et nous seuls savons la voir belle.
Si je devais aimer un jour et sortir du naturel mesquin ce serait en force acharnée en violence qui caresserait en don total en don parfait en oubli de soi très constant parce que l’ego serait costaud, alors voilà, je dissoudrais mon être et toute ma vigueur dan la violence de cette amour. Et cette douceur quasi perverse deviendrait une règle de vie, une ferveur aussi galopante qu’une maladie qui foudroie.
Mais le problème des vraies amours, qu’on les partage ou qu’on déguste leur suavité en mal exquis suavement, salement destructeur, ce n’est qu’une violence odieuse, ce n’est pas un cadeau pour l’autre. Flanquer de l’amour en pleine gueule d’une personne qu’on aimerait, n’est-ce pas pire qu’une grande baffe ? Ou qu’un assassinat crétin ? Seuls les poux savent aimer : ils aiment les têtes passionnément. Le couple ordinaire s’y essaie, s’entre-bouffe mauvaisement, n’y parvient pas, c’est emmerdant car ça détruit, ça mord à mort, ça vaut pas le coup d’être vivant vu qu’on en meurt très lentement. Roméo et Juliette devienne flippés comme des dauphins, cons comme des bébés-phoques et se la joue victime faute de victoire acquise ! Si je devais aimer, ce serait sans pitié !
Et des questions restent à poser, celles de la responsabilité : « Qu’as-tu fait de ta violence ? L’as-tu rendue féconde et belle ? T’a t-elle appris à aimer ? Car c’est sa vraie nécessité ! Puis aussi, mais beaucoup plus atroce, la question vraie qui fait des bosses : « De quel droit oses-tu m’aimer ? De quelle droit m’aimes tu ? Et si tu continues, je te tue ! Je te tue ! ».
La vraie violence se nomme :Paix !
Elle est humaine, faite d’amour, elle tabasse la nature qui n’est que guerre et cruauté. Ou rêve libéral d'écolo qui ne la voit qu'en Capital, en héritage à exploiter, à transmettre: c'est un banquier.
La violence résout tout »
Un militaire cité par Patrice Houzeau.