13 août 2006
Je croyais que c'était bien!
Voilà, j’eusse aimé aimer autrement, sans autre chose qu’une nudité, une façon de s’écorcher : je croyais que c’était bien.
Manteau de peau, veste d’étoile, chaussure de gnou en pleine peau, l’air de quelqu’un qui divague ,l’amour pardi, c’est tellement beau !
Et la rage de ne plus savoir ce qu’on est ou ce qu’on n’est pas, pas même une larme ne surnage sur la tasse de café froid !
Et puis non : pas trop d’écorchure, le mal nous ronge de l’intérieur ! Papa, je ferai bonne figure puisque tu as voulu m’apprendre l’art de chialer sans le montrer : on ne verra pas quand je pleure. Les larmes qu’on garde en dedans font renifler. Le rhume d’amour nous rend morveux comme des enfants mal élevés.
Avec la cruauté des mômes qui cognent le faible dans la cour, j’ai pu me faire tabasser par l’amour l’amour et l’amour…Saloperie de corrida, le taureau saigne et ne pleure pas.
Alors moi j’en ai plus que marre, on ne réchauffe pas le café, qu’importe ce qu’il en est de toi, prends dans la gueule la vérité : je t’ai aimée et c’est trop bête parce qu’il y avait du froid, du cœur gelé des mots figés et beaucoup d n’importe quoi. C’est ça l’amour, un bric-à-brac, du linceul blanc dans le nuage et puis voilà, c’est bien dommage, c’est terminé sans trop d’espoir…
Voilà, j’eusse aimé aimer autrement, sans autre chose qu’une nudité, une façon de s’écorcher : je croyais que c’était bien.
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