7 juillet 2006
La parité: améliorons!
LA parité... C'est évidemment un bon principe.Encore que ce soit artificiel. Hélas, le monde n'avance pas tout seul et la société demeure à la traîne. Il faut donc que les mesures législatives dépassent sa lenteur d'évolution. La loi parviendra t-elle à transformer les moeurs?
Bien sûr, il s'agit d'une parité dans le domaine politique. LEs partis seront tenus de présenter autant de femmes que d'hommes. Vigdis Vinbogadottir, elle-même disait qu'il fallait, pour réussir en politique en étant femme, être encore plus agressive et sournoise qu'un homme. En fait, encore plus avide de pouvoir.Peut-être même montrer beaucoup plus de rouerie, d'arrivisme etc... . Bref, on n'avait, en politique, souvent les pires des hommes.On aura aussi le pire des femmes... C'est justice! En face des Bush, on aura des Tatcher.Le monde ne s'en portera mi mieux ni plus mal. C'est le sens de la déclaration d'une femme de lutte, qui a payé cher son engagement féministe:
Le fait que ça et là, pour garnir la vitrine des régimes totalitaires, il y ait quelques femmes ministres, et même un premier ministre femme, comme au Bangladesh et en Turquie ne change rien à notre condition d’asservissement. Ces femmes ambitieuses, pour conserver leur poste, se croient obligées de se montrer encore plus dures et impitoyables que leurs collègues masculins. Leyla Zama, Lettres de prison, 1995.
Belle femme-objet, cependant, qu'une "Dame de fer"... Tandis que Ségolène Royal est, forcément, d'après les (mauvais) journalistes ma "Madonne du P.S"!!! (sic)!
Encore une fois les idées se réclamant du fémiisme font l'économie du social.LA classe politique est un domaine où les rôles sociaux sont le moins opposés. Tant il est vrai que:
Il y a bien moins de différence entre un homme et une femme de même statut social et culturel qu’entre deux hommes ou deux femmes de milieux différents.
Elisabeth Badinter, Fausse route, 2003.
C'est pour cela que,lorqu'une bourgeoise féministe prétend être assimilable ou de même "nature" à une ouvrière exploitée, à une femme misérable battue par un époux ignoble(mais rarement à une pute contrainte à la prostitution par la violence, tiens donc! Comme c'est curieux! LEs abolitionniste ne sot pas les seules à méprisr les prostituées!), c'est quasiment injurieux!
Et c'est là que le bât blesse! Mais je lutterai, s'il le faut, pour la parité: puisqu'on ne peut pas faire autrement que de légiférer, allons-y. De plus, cela ne peut que servir, paradoxalement, à briser l'image aliénante que l'on se fait des femmes. Et que se font particulièrement beaucoup de femmes d'elles-mêmes: forcément bonnes, pleines de sollicitude portées vers la sainteté, etc.. Ce rôle social infligé fait un mal considérable.Il maintient les filles dans des attitudes qui les poussent aux professions "de dévouement" et on a trop d'infirmières, d'assistantes sociales et pas assez de femmes ingénieures (pas forcément ingénieuses),managères (lEt trop de ménagères! ces mots sont ridicules et de même étymologie!), scientifiques (ça change),spécialement issues des milieux modestes. Quant à la pléthore de coiffeuses, autant dire qu'on n'a pas assez de têtes. Une parité dans les domaines tels que la science, la médcine, le management,e tc changerait un peu plus la société et permettrait peut-être de réduire ou de vaincre le comble de la chosifiction des femmes, le domaine où elles sont le plus objet: le dévouement obligatoire, l'abnéagation voire la sainteté. La compassion est le vrai problème.Qu'y a t-il de plus macho que la Vierge MArie! Qui doit sacrifier son fils... Médée au moins tuait elle-même ses enfants ... On manque un peu de femmes égoïstes!
Un autre domaine où la femme est réduite à sa fonction, et par les femmes elles-mêmes, c'est le social. Obligée d'être "bonne mère", les femmes, même les plus dangereuses, se voient presque toujours confier les enfants.D'où les drames qu'on connaît.Allant jusqu'à l'infanticide, crime majoritairement pratiqué par des femmes, mères et grands mères. Aucune femme n'admet, semble t-il qu'on puisse ne pas être "bonne mère". De plus, les assistantes socialesles confortent dans ce sens. En brisant cette mise en demeure sociale, en effaçant cette obligation, les femmes qui ne se sentiraient pas "bonnes mères" seraient moins nuisibles et pourraient enfin éprouver de l'amour plus que du dévouement obligatoire. Elles aimeraient mieux leurs enfants tout en ne s'efforçant pas à être éducatrices,nutritionnistes,puéricultrice, etc... En se débrouillant comme elles peuvent...
L'amour n'est pas une fonction sociale.au contraire, il est souvent asocial! Et le fait d'en faire le moteur de la société le fait fuir à toute vitesse!
Pour ce problème des "bonnes mères", il faut évidement lire Winnicott qui a tant aidé les femems qui se sentaient coupables de ne pas l'être. PArce que la mère telle que la voit la société, est la pire chosification possible des femmes. Pétain ne s'y est pas trompé et a même, e ce fait, eu le soutien des ligues féminines qui approuvèrent qu'on guillotine une malheureuse avorteuse!
La parité dans les services sociaux aiderait grandement à amoindrir l'horrible amputation du père que subissent trop d'enfant après la séparation du couple. Car la réduction de la femme au statut d'objet-mère, de fonction-mère quasi mécanique nuit, comme tout ce genre d'idéologie, aux enfants autant qu'aux mères (les pères, on s'en fout: ce sont tous es salauds plus ou moins pervers, incapables d'amour, c'est pas comme les femmes, tiens)... Cette parité serait tout aussi efficace contre le gâchis de la justice sociale et famiiale: L'idéologie "anti-pères" y est patente et l'on préfère nuire aux enfants que de les confier à un père.L'histoire des enfants Cohen est en ce sens exemplaire. Elle est certes, un cas-limite. Cependant, elle illustre le fait que:
Dans la séparation, les femmes ont envers les pères une énorme agressivité.
Jacques Arène, « La Paternité volée. L’arrache-coeur », Psychologiesj, juin 2003.
LEs femmes,pas seulement les mères! Y compris les juges pour enfant et les juges des affaires familiales (majoritairement des femmes... eh oui: c'est encore du dévouement!). Beau métier que celui d'une proclamation constante de la vertu outragée! Et des principes renforçant un statut "bien pensant" des femmes!).Bref,la haine du père, de l'époux dont on se sépare prévaut toujours sur les besoins affectifs des enfants.C'est une tarte à la crème, mais rien ne change... Evidemment, on prétend le contraire!
Quand comprendra t-on que la "femme objet" ce n'est pas la pin-up ou la fille qui pose à poil, ni même la pute, mais celle a qui est donné bonne conscience par l'obligation d'être pleine de sollicitude, forcément seule apte, dans la famille, à s'occuper des enfants,des maldades et des vieux? Rôle écrasant et qui détermine ces maltraitances d'enfants, de vieux qui sont majoritairemetn le fait de femmes qui ne supportent pas d'être astreintes à ces rôles finalement dégradants. MAis les rvendiquent quand même!
CAr une très habile roublardise sociale fait que les femmes elles-mêmes revendiquent ce travail épuisant, en crèvent peut-être, mais préfèrent cette situation parce qu'elle est gratifiante. LA femme-objet, ce n'est pas la putain, mais l'infirmière, la mère au foyer qui torche mômes et vieillards tout en s'autocongratulant de remplis son rôle d'esclave, imposé,mais devenant volontaire... Evidemment, quand ça pète, ça pète! Sérieux! Je pense encore à Eva MArtinet, aux mêres violentes et infanticides... Il est probable que si on ne l'avait pas astreinte, si elle ne sétait pas elle-même contrainte,à être "bonne mère", sans y parvenir elle aurait été socialement une mère "passable" et n'aurait pas tué son enfant.LA relation serait peut-être difficile, mais le vrai amour (on ne tue pas par amour!) aurait été possible (je passe sur la symbolique du nom de cette malheureuse coupable: Eve et martinet, ça fait beaucoup comme féminité maternelle obligatoire! La mère sévère persévérant dans la sévérité... bon, laissons-là les calembours à la Lacan!)...
Bref, la parité urgente c'est: plus de filles dans les écoles d'ingénieurs, dans les écoles de commerce, en fac de médecine, dans le recherche scientifique?Plus d'de garçons dans les métiers sociaux: infirmiers, puériculteurs, psychologues et dans la magirature sociel: jusge pour enfants, juges des affaires familiales.IL faudrait même faire pire: interdire durant quelques années, ces professions aux filles.Et les orienter vers les métiers "gratifiants" qui sont implicitement réservés aux hommes! PAs seulement en politique!
Rappelons que les femmes, contrairement aux idées reçues (par les femmes aussi) sint souvent d'excellentes scientifiques. Et des mathématiciennes fabuleuses comme Ada Byron ou Sophie Germain ne sont pas reconnues à leur vraie place.
Confier plus fréquemment les enfants aux pères, quand il y a lieu serait un grand pas dans l'avancée du féminisme. Eloigner provisoirement les filles des métiers "de sollicitude" serait quasiment une victoire. Reconnaître que les femems peuvent ête méchantes, coupables, criminelles et les juger avec la même sévérité que les hommes irait dans ce sens.
Bref, l'un des plus grands obstacles à l'égalité est cette idéologie de la bonté d'âme obligatoire des femmes que tant de femmes revendiquent. En gromellant parce que faire le ménage, c'est pas marrant. MAis elles ne pourraient pas, pour beaucoup, supporter de ne pas le faire... Il n'y a là ni ambiguité ni contradiction,mais la transformation abusive d'un rôle social en "identité" (on ne sait pas ce que c'est, aurait dit Flaubert)...
Alors, finalement, la parité politique sera un avantage: en multipliant les femmes aussi magouilleuses, prévaricatrices, droitières, en voyant qu'elles usent du pouvoir de la même manière que elles hommes, elle paraîtront enfin moins "angéliques" et s'éloigneront de l'image du
"sacrifice" constant pervers, aliénant, destructeur mais si gratifiant pour devenir enfin des êtres humains considérés comme tels et non pas des objets maintenus dans une fonction d'icône de la solicitude obligatoire universelle (espèce d'icône! En voilà une belle injure!).
Scoop! Incroyable mais vrai: LEs femmes aussi sont humaines, parfois trop humaines! Etc'est leur grandeur comme leur faiblesse... Celle de l'humanité! Bon sang de bonsoir!
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