8 mars 2006
LE réel banlieusard
Lucienne Bui Trong, Commissaire divisionnaire honoraire, ancien chef de la section villes et banlieues à la Direction centrale des renseignements généraux, et auteur de Violences urbaines, des vérités qui dérangent (Bayard, 2000). continue à déranger. Et ceci dans le Figaro, qui va devenir ce qu'aurait dû être Libération: un canard antifasciste!!!!
On trouve son article sur les actu MSN, il se nomme "Violences Urbaine:
Nous avons tous été saisis d'horreur en apprenant, le 13 février, la séquestration, les tortures et l'assassinat d'Ilan Halimi. Mais notre consternation n'est pas de celles que l'on ressent devant les simples faits divers, expression de la monstruosité d'un individu : de nouveau, c'est le phénomène des quartiers difficiles qui nous frappe de plein fouet, non plus cette fois sous la forme de destructions ludiques, massives et impersonnelles, comme en novembre 2005, mais sous celle du crime organisé contre une personne soigneusement attirée dans un piège, avatar terrible mais pas vraiment nouveau de la violence urbaine.
Hé oui; c'est LA BANLIEUE, l'organistion de TERRITOIRES où l'on peut agir en paix:
Le crime de Bagneux entre dans la logique des lignes de force de l'évolution des quartiers difficiles mises en lumière par les renseignements généraux.
A
Le travail de Bui Trong ne repose pas sur des interview et autres entretiens mais sue des archives, là où l' non-dit se révèle, la où les faits s'exposent:
la création de notre observatoire, nous cherchions à repérer, sur l'ensemble du territoire français, les zones susceptibles de connaître des émeutes du type de celle d'octobre 1990 à Vaux-en-Velin ; nous nous sommes appuyés sur le relevé des violences gratuites et provocatrices commises au quotidien par des petits groupes plus ou moins informels de jeunes défavorablement connus, mettant en cause les institutions et les diverses formes de l'autorité.
D'où une perception efficace du réel:
Très vite, nous nous sommes aperçus que ces types de violences gagnaient sans cesse de nouvelles zones, se durcissaient, laissant augurer des crises émeutières en cas d'événement perçu comme injuste par la bande de quartier. Mais nous avons aussi constaté qu'elles ne montaient pas à l'infini au sein d'un site donné, qu'elles finissaient parfois par se stabiliser, voire se raréfier, laissant place à un autre type de dérive, lorsque la bande de quartier se réorientait vers des activités de trafics organisés (trafics de drogue, raids contre des commerces en dehors du quartier, vols de voiture, vente d'objets «tombés de camions»). Dans le cadre de cette dérive mafieuse, les bandes de quartier se structurent davantage et passent de la logique du jeu (destructeur) à celle du business (crapuleux), les plus jeunes se trouvent embrigadés et contrôlés par leurs aînés devenus plus discrets. Les violences anti-institutionnelles font place à d'autres violences collectives liées aux contentieux de trafics sauvages : règlements de comptes avec armes, bagarres entre bandes, séquestrations dans les caves, actes de barbarie, intimidations sur l'entourage pour le dissuader de témoigner, guets-apens occasionnels contre la police lorsque la pression des enquêteurs devient trop pesante. Les actes passent de plus en plus du registre des simples «incivilités» ou des petits délits à celui du crime violent ; les émeutes deviennent plus improbables, mais le crime organisé se banalise.
Non pas social, sinon sous la forme d'un véritable GANGSTERISME immigré, certes, mélangé, certes... Ce qui est plus proche du gang d'Al Capone, avec le trafic de substance interdites que de la misère lumpen ou prolétarienne que certains veulent absolument trouver! Et ces groupes mafieux ne sont en auvun cas une minorité! Ce banditisme suit sont cours d'une façon classique et prévisible.Ce que montre la suite de l'article:
Parallèlement à la montée en puissance de la violence anti-institutionnelle dans les zones les plus récemment atteintes par le phénomène, dont l'extension géographique explique la contagion de novembre 2005, on assiste donc à des accalmies de surface dans les zones les plus anciennement affectées. Tel fut le cas du quartier de la Pierre Plate, à Bagneux, où Ilan a été martyrisé : difficile d'accès pour la police vers la fin de la décennie 80, il était devenu un haut lieu des trafics d'héroïne quelques années plus tard, son petit noyau de délinquants se distinguant (jusqu'en 1997) par plusieurs règlements de comptes mortels, jusqu'à ce qu'un mouvement de protestation d'habitants se déclenche, qui allait à son tour déplacer le coeur du trafic vers d'autres sites. Tout en devenant plus discrètes et souterraines, moins visibles aux yeux du voisinage «normal» (et largement majoritaire !), les dérives se sont donc depuis aggravées, démontrant la pérennité et la vivacité d'une certaine contre-culture de la haine que l'on retrouve à l'identique dans toutes les formes de la violence collective : loi du plus fort, refus des institutions et de la loi mais reconnaissance de l'autorité du chef de bande, prééminence du groupe sur les individus qui le composent (et qui perdent tout sens de leur responsabilité). Cette contre-culture est parfois teintée d'idéologies à la mode, notamment celle du racisme antiblanc – qui s'est révélé au grand jour à l'occasion des manifestations lycéennes de mars 2005 –, ou celle de l'islamisme à caractère politique, qui se retrouve dans la banalisation de l'antisémitisme. Elle est aussi marquée par la perversion que fait naître l'argent acquis illégalement (train de vie ostentatoire, frime, mépris des gagne-petit). Elle prospère sans rencontrer beaucoup d'obstacles de la part d'une société plutôt molle, souvent encline à l'autoaccusation, et qui fait semblant de ne rien voir pour ne pas avoir à faire front.
L'attitude des "actants du sociaux" est irresponsable. Elle est dans la logique de la victimisation et ne peut que renforcer la haine sociale. Bui Trong, qui connaît vraiment bien le sujet et n'est pas de ceux qui, même en vivant dans les banlieues, refusent de voir un réel désastreux, éclatant, mais aussi mesurable, quantifiable, observable:
Face aux violences émeutières, il est nécessaire, pour un travail en amont, de rechercher les causes sociales profondes, ainsi que les ressorts psychologiques des auteurs de violences (notamment leur ressentiment contre une société globale qu'ils dénoncent comme «raciste»). Il faut cependant savoir éviter le passage de l'explication à la compréhension, voire à l'excuse ou, pis encore, à la justification, voire à l'éloge. Même les violences émeutières les plus «gratuites» occasionnent des torts inacceptables à des personnes, à des biens qui appartiennent à tous, à des quartiers qu'elles entraînent dans la ruine ; et elles s'enracinent dans la délinquance ordinaire, par le profil de leurs auteurs, tous bien connus des policiers locaux, à défaut d'être toujours connus par la justice. Pour sa part, le crime de Bagneux, apparemment commis par nombre de délinquants multiréitérants, vient nous rappeler, après bien d'autres drames de même nature au cours de ces dernières années, que la contre-culture des territoires à la dérive peut engendre les actions les plus horribles. On n'a pas le droit, au vu de telles réalités, de négliger la souffrance des victimes et de prendre au premier degré les accusations des agresseurs, quelle que soit la forme prise par la violence collective.
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Cette fliquessse, femme et de souche immigrée ne mâche pas ses mots: Elle SAIT que les émeutes de novembre ne sont pas spontanées et que le phénomène "banlieue" n'est pas autre chose qu'un banditisme encouragé que le "social" veut nier par bons sentiments. Et pur se préserver. Ceci avec lemépris ignoble et bourgeois de ces petits nantis: ils viennent de milieux pauvres, DONC il ne sont pas responsables, puisque forcément victimes!!!! Bref, en se donnant bonne conscience, on méprise ceux que l'on veut défendre en leur niant toute humanité, toute liberté,par ce déni discriminant, arrogant de toute respondsabilité, voire même d'éventuelle culpabilité: ces voyous sont des débiles. Telle est la pensée ignoble des actants sociaux qui n'osent pas être racistes et exercent leur racisme par ce biais complaisant.
Ce que dit pas notre superbe fliquesse concerne les implications politiques de cette situation. Politiques et religieuses. Car, avec le savoir-faire de l'ancien Kimontern, des "spécialistes",pas si "invisibles "que cela" Manipulent tranquillement. Et fort efficacement. Très présents,mais sans y toucher trop, des barbouzes ou ocasionnels de divers services secrets observent, attendent... On n'en est certes pas à la formation de troupes organisées genre S.A. mais l'esprit y est... Les fauteurs de trouble ne sot pas encore prêts à ce genre denrîlements...
Rappelons que les S.A étaient, en général de jeunes chômeurs déçus par leur non-intégration qu'il pensaient être due au "pouvoir juif"!
Quant à ce que raconte Bui Trong, je l'ai vu en vivant en banlieue, j'ai ensuite étudié les enquêtes de Christophe Collinet sur Maubeuge (que j'ai préfacées): L' Autodafé des Quartiers... Et je constate que, nom de d'là, les flics ont raison et qu'ils analysent, contraints et forcés, la situation beaucoup mieux que les professionnel du social ou que l'esthétisme décoratif de certains acrobates des sciences de moins en moins humaines.
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