17 février 2006
Pathologies de la santé,
DAns le numéro de février de l'inénarrable revue Psychologies, JAcques Aresnes écrit ceci:
Notre culture déploie un narcissisme blessé où tout ce qui peut entamer l'enfermement béat sur son propre épanouissement s'avère un péril. On vénère la santé, on recherche le bien-être comem autrefois on espérait le salut. Un bonheur confortable devient la mesure de chaque chose
Bah! l'illusion du bonheur est un enfer tranquille... L'aspect malsain du "développement personnel" et des thérapies de marché est inquiétant. Il n'y a qu'un "développement personnel", c'est la culture humaniste classique dans sa modernité qui évolue! C'est la fréquentation, l'intimité avec les oeuvres, la compréhension créatrice (et non "créative"!!!) de notre monde par la lecture, la contemplation, tout aussi active, des oeuvres visuelles, du théâtre et, parfois encore, du cinéma. C'est lire la poésie, le roman sans cet esprit faussement "littéraire" du temps, c'est vivre profondément les vraies émotions qui viennent du fond des âges, et qui sont caractéristiques de l'humanité. Y a t-il quelque chose de plus humain que la lecture? LE théatre? Tout le reste est gesticulations, arrangements, sport miteux. Press et complaisance. Cette culture seule permet de se rencontrer, d'être avec soi-même ouvert aux autres... Et d'être haï des médiocres!!!!
LA lecture, hélas, sélectionne.Mais c'est normal: elle rend meilleur par rapport à soi-même. Elle ne peut pas satisfaire celui qui se veut victime! Elle est un yoga vitaminé. Et c'est pour cela qu'on essaie de pousser les gens de millieux non-lecteurs, donc a priori mal barrés, à lire. Cependant, on obtient des lectures besogneuses que réfrennent et oppriment, de plus, l'anti-intellectualisme ambiant, si politiquement commode, complaisant, bien-pensant. Fasciste. Et si pratique pour empêcher l'élévation sociale des plus démunis! Et pourtant, on multiplie les incitations à la lecture, les ateliers d'écriture pour les djeunn" . Ainsi s'eprime l'éditorialiste du même numéro du très bien pensant Psychologies:
Bien sûr, ces usages a minima de la lecture et de l'écriture ne sufforont pas à les faitre accéder à l'élite du savoir. MAis cette dernière garde ue porte ouverte à tous. Ensuite, comme à chaque génération, les plus doués comprendront l'utilité et les plaisirs de la lecture approfondie, qui a toujours été le fait d'un petit nombre. Et ils dirigeront le monde de demain.Jean-Louis Servan-Schreiber, "Peut-on sauver la lecture"
Eh oui.Encore et toujours. Il y a une élite et elle plane bien haut par rapport à l'indigence d'esprit et au mal-être cultivé des pauvres, au bien-être normalisé des femmes (car c'est la plus grande partie du lectorat de ce type de revues.. dune aliénation à l'autre!) cadres et "demi-habiles" qui lisent le magazine en question, véritable catalogue à la 3 Suisses des thérapies venues marchandises et des jugemens péremptoires. Afin que chacun devienne sa propre marchandise et s'autoconsomme béatement!!! Comme on consomme l'enfance plus ou moins rêvée en saison de Noël!!!
Tout ça pour ne pas s'assumer dans l'incertitude humaine, dans l'inquiétude humaine, dans la curiosité humaine. Tout ça pour être "clair" ou "zen"...!!! Sans compter les culturismes forcénés et autres fitness clean et malsains... ET qui donne la certitude, avec les machin de développement personnel, qu'on ne s'entendra jamais bien avec quiconque. Ce n'est même pas la peine d'essayer une relation solide!! Ca durera peut-être, mais ce sera superficiel... "normal!!! Un narcissisme mal construit empêche de s'aimer assez pour pouvoir aimer l'autre!!! Et l'on voit, sur les blogs éclore mille poèmes d'amour nunuches, fleurs de nave!!! roses en fil de fer barbelé que son propriétaire impose!
Alors, passons à Lire, autre magazine un peu conso (l'esprit "cosommateur" de cocu systématique est nécessaire, mais tout aussi malsain!!!). L'épatant Gérad Oberlé, homme de culture et d'esprit, de tendresse rêtive et de générosité bourrue, dans "Lettre à Emilie", s'insurge en prônant un:
esprit fêlé dans un corps malfichu.
Belle façon de dire "merde" à Juvénal!
Ces pathologies de la santé sont aussi des pathologies de la liberté!!!!
Bon, ce midi, queue de porc et haricots soissons à la couenne! Faut que j'aille préparer ça!!! Ce sera délicieux. Ensuite, digestion lente et sereine!!! sieste féconde, car la pensée lente, lourde y devient efficace par son calme délicieux!!! C'est le tendre moment des sérendipités!
L'amour? Ce peut être tout simplemetn éplucher des carottes!!! Le développement personnel? Un joli plat de délicieux fayots! l'instinct de l'instant!!! Et un coup de rouge!
L'art, ce "désir obscur de toute chose" s'assume en opposition à toutes ces salades... Soyons de ceux qui préfèrent Rimbaud à un maître zen, au Dalaï-Lama et à Momo!
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