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orlando de rudder
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13 février 2006

Etre la fiancée du verbe être comme une rose est une rose? De Russell à Gertrude Stein en pasant par Korszibsky et Euridice Et E

C’est par Bertrand Russell que j’ai abordé la pensée de la langue. Les structures en sont, dans la sphère indoeuropéenne fondées sur la relation entre sujet et prédicat. Ce qui n’est pas sans conséquences métaphysique. Et c’est pour éviter ces écueils de la métaphysique que le groupe d’étude qui inspira le pensée de Russell fut surnommé groupe des "antimétaphysiciens ». Russel en se révoltant du « scandale du verbe être » m’a beaucoup influencé. Ainsi le verbe être introduit une confusion dans l’ordre des abstractions du langage en identifiant deux termes non équivalents de la proposition ! Dans une phrase comme « qu’est-ce que c’est ? C’est une pomme ! » l’objet se confond avec son symbole. Korzybski propose de ne pas répondre à cette question : « nous devons pointer le doigt vers l’objet et nous taire » !!!! ET c'est dans ce sens que Wittgenstein conclut son Tractatus logico-philosophicus: "Ce qu'on en peut pas dire, il faut le taire"... L'indicible ne l'est pas seulement pour des raisons morales (hi! hi!) et si je dis: "Dieu est mort", j'aime ssez signifier "littéralemetn et dans tous els sens" que Dieu est (la) mort, le verbe être instaurant une égalité, autant qu'exprimer le fait qu'il ne vit plus, qu'il n'EST plus. Qu'il ait ou n'ait jamais été ne change rien, sauf que l'homophonie de ces formes du verbe avoir sont réjouissantes! Nos abstractions verbales, toujours selon Korzsybski sont statiques. La voix passive, cependant « noie le poisson » ! Le verbe être y est plus « innocent ». Le problème vient de son double rôle d’affirmation d’existence et de copule entre le prédicat et le sujet. Le distinction entre ces deux rôles n’est guère explicite.On voit ce que cela peut avoir comme conséquence pour des religieux (hi ! hi !). Ce qui me fait penser à Eurydice El Etr. Bien sûr, à cause de la sonorité de son nom. Fille du poète Fouad el Etr, le fondateur et le directeur de la superbe et nécessaire revue La Délirante (on y voit des poèmes sublimes et les non moins sublimes dessins de ce cher Sam Szafran, dont la personnalité m’a beaucoup marqué durant mon enfance). Eurydice El Etr aurait pu devenir une Minou Drouet agaçante. Elle a publié, à l’âge où les fillettes jouent à la poupée ou se battent avec les gars, un livre ititulé…. La Fiancée du verbe être. Il s’agit de poèmes et de propos souvent surprenants, et non seulement de "mots d'enfant" plus ou moins poétiques : Je vais dessiner les bords de Dieu en noir. Sinon, je vais le laisser tout blanc. Dieu est un peu transparent, peut-être... Mais dans le cas d'un nom propre, le verbe être se voit exprimer par une ambiguité phonétique francophone ! Il n'est pas l'objet du propos! Il n’en est pas de même chez Gertrude Stein ! Sa phrase « a rose is a tose is a rose », qu’elle inscrivit au-dessus du lit qu’elle partageait avec son amante, Alice Toklas, dérouille le besoin de métaphore et utilise le langage en tant que matériau brut, en tant que lui-même, sans apport extralinguistique opu métlangagier, que sais-je encore?. En même temps, la symboliqued de l’amour joue à plein, puisque la rose en est une partie prenante particulièrement efficace dans les énoncés. Et lon retrouve, avec la phrase de Stein au dessus d’un lit, un tout métaphorique pertinent ! Etre exprime donc l’état, le fait d’exister. Ce qui doit être doit être fait. L’action de faire se nomme en grec pioesis. Ce qui a donné notre mot « poésie ». L’action de faire fait être ce qui n’était ni ne fut. Nous sommes loin de Russell, le la linguistique ou de Korsibsky ? Oui et non. Encore faudrait-il savoir se ces derniers mots sont réellement opposés l’un à l’autre. Ils ne sont pas apparus, dans la langue française à la même époque. « Oui »semble plus tardif que « non » ! un dictionnaire sérieux, à l’entrée « oui » doit après une longue définition, mentionner un renvoi : « Voir : Non ». Et vice-versa. Laquelle, des définitions de ces deux adverbes est la plus longue ? C’est… mais regardez plutôt !!! Ce peut être ( !!!) le début d’un fort joli voyage ! Qiant à "oui", en voila une belle consonne initiale en digramme!! Ah non, c'est une semi-voyelle.. ou encore... Mais qu'est-ce que c'est? Ces interrogations, l'ambiguïté du verbe être ont certainement influé sur ma façon d'envisager la poésie, ma poésie, autant que la rigueur stylistique de mon père, qui mer recommandait pourtant l'usage bien dosé de la "méprise" verlainienne. Oui: Baudelaire avait deux fils, l'un s'appelait Verlaine et l'autre Mallarmé... J'eusse aimé devenir les deux à la fois, en jumeau de moi-même! Comme on le voit, nous sommes très loin de truismes balourds du genre "être n'est pas exister"!!!! Impertinence du distingo!!! encore que "être n'est pas" peut faire rire les enfants! Il y a du sens, n'est-ce pas? La déclaration ci-dessus a &r& déclinée aussi en "vivre n'est pas exister" mùontrant une pôssibilité d'équivalence niée sans trop dé précision. Sur un autre plan, l'auto-affirmation de la déclaration l'infirme: ce n'est qu'un argument creux. Par pure flemme, je n'ai donné aucune référence. MAis Rusell, Korszibski, Wittgenstein, Carnap, Popper,l'école de Vienne devraient aujourd'hui faire partie de la culture générale: leur pensée fonde notre monde comme notre science et la logique conduit à l'épistémologie. N'oublions pas Lewis Caroll et la "Logique sans peine". Toutes lesréférences, et même certains ouvrages se trouvent en ligne... Il faut aussi noter que Winston Churchill, logicien sachant peindre et accessoirement homme pollitique se disant alcoolique a laissé des textes de logique intéressants. quant à la méthodologie, il faut lire Feyerabend: c'est gouleyant, ça décoiffe, ça charme! Pour en revenir à Huxley, comme à Jean rostand, notons que l'athéisme (et la libre pensée) n'est pas uen croyance ou une croyance inversée. Mais principalement une méthode! Donc un engagement différent de "l'être croyant" ou de "l'être-là". Hi! hi! Voilà qui est "bon à penser".
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