5 février 2006
Une clarté quelconque
Voici…
Voici que j’entends encore des musiques de haine, des chants trop inspirés de générosité feinte et de l’amour nulle nouvelle sinon son nom mal embouché. En grande grâce je voudrais être et en silence d’espoir banal. En silence de moi-même, en inadvertance soudaine, en volonté d’avoir voulu.
Voici que les amours se révèlent possibles, mais je n’ai guère de choix : Quelle défense, quelle guerre ? Je suis épars en moi, mais entier dans mes murs. Pourquoi cette forteresse ? Quelle ardeur assiégée ai-je envie de défendre sous ombre d’être moi ?
Voici que tout moment devient achèvement : Je vois des dates, des heures. Je m’y crois étranger. En visiteur poli qui ne dérange pas. En demande de durée, pourquoi, et pourquoi pas ?
Voici toutes les heures au cadran démontrées. En instance, de passage, en vacances, en usage.
Qui dévore ce temps qui est fait de nous autres ? Il faudra bien y voir une clarté quelconque.Parce qu’on le désire. Mais c’est vraiment fâcheux !!!
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