29 décembre 2005
FAmilles, je voue haine!
Quelques échos de noëls familiaux m'amusent! Grandes réunions de familles, dindes sur la tables et autour, voire marrons évités de justesse entre l'oncle qui vote à gauche et le cousin d'extrême droite... Le cercle de famille, l'endroit le plus dangereux pour beaucoup d'entre nous est un panier de crabes effroyable et l'un des rares lieux où l'on embrasse en lui souhaitant du bohneur une personne qu'on déteste ou qu'on méprise. Je suis, certes un privilégié: j'aurais pu choisir comme amis les gens de ma famille s'ils ne l'avaient pas été. Ce qui ne va évidemment pas sans heurts! Il est vrai que mes amis le sont souvent depuis des décennies: ça crée comme des enfances communes!
Famille je vous hais? Pire: familles, vous vous haïssez! Et je regarde tout ceci avec un amusement hautain, doublé d'un léger frémissement palpébral distingué. Et je pense à tous ceux qui se plaignent, à l'âge adulte, de leurs parents. Ce sont souvent des femmes. Et de celles qui ne s'en sortent pas. Qui souffrent des responsabilité que le statut social de femme implique en avançant lentement, mais, je l'espère, sûrement vers l'égalité entre les sexes. "Et ma mère ceci, et ma mère cela"... Avec, en plus, chez les plus démunies affectivement, celles qui ne lisent pas, ne se cultivent pas, une attirance vers les mysticismes, le yoga, le développement personnel... Bref, une sorte de tendance à rechercher tout ce qui ne fonctionne pas, au lieu de se cultiver pour devenir meilleur... Des hommes font de même, mais d'une autre façon.
Et c'est directement lié à la culture délibérée, appliquée du ressentiment envers la mère, les parents en général... Ah! si seulement ces personnes apprenaient à s'aimer (ce qui revient à aimer les autres) avec autant de soin et d'application!
Freud qui fait encore peut, qui est souvent bien gênant, inquiétant, sans concessions l'a pourtant dir: "on est adulte quand on a compris ses parents et qu'on leur a pardonné". Mais, devenir soi-même est un vrai boulot. alors autant se livrer à la délectation morose du victimat autogratifiant!
PArdonné? Il y a bien des situations dans lesquelles il n'y a rien ou pas grand chose à pardonner.De plus, les geignards dont je parle n'imagine même pas qu'elles puissent parfois avoir tort vis-à-vis de leurs parents!
De toute façon, qui n'a pas fait la paix avec son enfance, qui en est encore aux conflit avec ses parents, qui ne les a pas compris, ne leur a pas pardonné, le cas échéant (et même si ce furent des monstres!, voire surtout dans ce cas) est à fuir. On n'a que des déceptions avec ce genre de personnes... LEurs problèmes paseent avant tout. Ils sont les seuls malheureux.
PArdonner est un acte. Pas commode. MAis indispensable!
MAis attention: le pardon n'est pas l'oubli!
Aimer est une longue patience!
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