12 décembre 2005
Apprendre à lire, à aimer lire
La lecture? Ainsi, la "méthode globale" serait la cause de l'ilettrisme! Amusant! Là-dessus, les orthophoniste s'en mêlent. Rigolo.L'orthophonie est suspecte, n'a guère de base scientifique, est uen idéologie avec quelques recettes qui "marchent".La méthode? On s'en fout. L'dée même d'une méthode unique convenant à tous est plus que suspecte!!!! On a voulu être "scientifique" et l'on a tout perdu!
Ce qui est culturel est d'abord affectif. Aime, et tu liras... Aimes et tu comprendra l'art abstrait, la sculpture polynésienne, le théâtre japonais, la poésie valaque... L'enseignement doit éviter l'affectif, pour le remettre à sa place: non pas dans les problèmes externes, familiaux, sociaux, mais dans la cohésion du groupe scolaire ayant laissé ses problèmes personnels à l'entrée et vivant le gai savoir, même quand ça n'a pas l'air si marrant.
Commetn apprendre à lire? En aimant. en ne refusant pas le monde extérieur tout en étant protégé par l'enceinte de l'école. Ou, et c'est le mieux, grâce à un gran-père, une grand-mère, un père aimant, une mère affectueuse, ayant tous plus ou moins "compris leur parents" et qui leur ont "pardonné"...bref, des gens idéalemetn adultes!!!!
LA nostalgie active est efficace. c'est elel qui a fait la grandeur de Charlemagne. En voulant copier rome, il a inventé une civilisation originale et qui enseignait dans la langue du vaincu, parce qu'on respectait la culture romaine!!!! L'école était sévère.Le lien affectif se nouait en opposition. Mais ça fonctionnait aussi bien... Aujourd'hui, le fin du fin chez els riches, c'est le collège austère, "à l'anglaise", sévère que l'on paye cher... Encore plus chic: le comège anglais, avec, si possible, châtiments corporels.. Et uniformes!!!! . Ca marche évidemment: les élèves sont fiers de faitre partie de l'élite!!!!! LEs coups font moins mal lorsqu'ils font partie d'une tradition, que l'on considère qu'ils renforcent et témoignent de votre excellence!!!!
Pour les pauvres, heureusement, pas de coups.Mais l'idée de la ZEP, discriminatrice, inefficace... Même s'il faut la défendre. "Donner plus à ceux qui ont l moins" est ilusoire. donner "la même chose" en mieux serait plus raisonnable. Avec "tenue correcte exigée", uniforme ou pas! L'importance de la tenue vestimentaire à la mode marchande libérale doit être combattue par tous les moyens!!!! Elle crée l'aliénation.
"Donner à ceux qui en ont moins" passerait en tout cas par le fait de s'inspirer des pratiques foncionnelles! Imitons les grands lycées! Imposons la considération nécessaire pour le corps enseignant! Et créons un esprit de famille dans l'établissement, sans complaisance pour les "problèmes sociaux" ou "affectifs" qui n'ont pas leur place à l'école et doivent être traités ailleurs (sauf qu'on veut pas: trop cher, trop difficile.. et ça remettrait trop de choses en cause!!!!)
Quant à l'éducation, elle n'a rien à faire à l'école qui ne doit qu'enseigner, et n'éduquer qu'au coup par coup, par raccroc et contiguöté...
Pour l'affectif, il suffirait d'un livre....
Rendons hommage à un livre,,justement, à un livre fondateur fondateur : Roti-cochon ou methode tres facile pour bien apprendre les enfans a lire en latin et françois par des inscriptions moralement expliquées et plusieurs représentations figurées de différentes choses de leurs connoissances ; très-utile, et même nécessaire, tant pour la vie et le salut, que pour la gloire de Dieu. Dû à Simon Giraud un pédagogue de Langres, en Champagne, pays de vin, de fromage, patrie de Diderot, de Bachelard, ce manuel de lecture de la fin du XVIes. associe la beauté des gravures sur bois, la clarté pédagogique à des exemples gourmands : rôtis, certes, mais aussi fruits, pâtisseries, salade, etc. Ainsi, le jeune lecteur apprend-il à lire « en latin et en français » dans un univers charnel et charnu, en salivant. Pour peu qu’il soit initié aux lettres par une mère exacte et tendre, par un père aimant et chaleureux, une mamie complice ou une nourrice amitieuse, un instituteur à la fois proche et distant, bienveillant sans être familier, souriant sans démagogie ni complaisance, il n’aura pas de peine à réussir : la lecture, la culture seront liées à la douceur, à la gourmandise, au bonheur d’apprendre et à celui de saliver.
Bien évidemment, des psychologues, de tendance cognitiviste, particulièrement, ont dénigré cet ouvrage. Il est l'opposé des pratiques habituelles. A la rigueur, il pourr&it se voir récupéré par les P.N.L et autres techniques du "développement personnel" ( dont le besoin vient, justement, e l'échec, du fait de ne pas s'être forgé une culture solide qui ferait que l'on considérerait toutes ces conneries comme des foutaises! Elles ne servent qu'au monde de la marchandise et procurent un bien-être illusoire qui est loin du plaisir de savoir, d'aimer, du désir de connaissance et de devenir meilleur, parce que la vie vaut le coup d'en jouir avec tendresse et générosité)
Ce livre a pourtant formé avec efficacité de nombreux enfants. Il n’en reste qu’un au monde. Il se trouve à Paris. On se plaît à imaginer qu’autrefois, il a subi le sort de ces nombreux Petit Larousse que l’on trouve jusque dans la plus reculée des fermes. Datant de plusieurs décennies cornés, à la reliure cassée, tachés, aux pages jaunies ou manquantes ils ont servi à plusieurs générations. Il se sont délités au fil du temps devenant reliques, mais toujours références. Le Roti cochon nous rappelle que le savoir est amour, que la culture est nourriture et aussi que le cochon rôti, c’est vraiment délicieux !
Rappelons qu’autrefois, savoir lire ne voulait pas dire savoir écrire ! L’apprentissage simultané de la lecture et de l’écriture est « moderne ». Et c’est ce qui explique les croix, en guise de signature, au bas de nombreux actes notariés et autres pièces officielles du temps passé.
Voir : Roti-cochon ou methode tres facile pour bien apprendre les enfans a lire en latin et françois par des inscriptions moralement expliquées et plusieurs représentations figurées de différentes choses de leurs connoissances ; très-utile, et même nécessaire, tant pour la vie et le salut, que pour la gloire de Dieu, Bibliothèque de l'Arsenal ; Cote : RES 8-B-1479. Il existe plusieurs rééditions en fac-simile de cet ouvrage, mais elles sont rares.L’une d’entre elles a été publiée à Neuchâtel en 2001.
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