8 décembre 2005
Yamaga
J'ai failli oublier!
Contre le zen fasciste, le shinto ctruel, des hommes courageux, au Japon s'élevèrent. Ils risquaient gros. A l'époque, les maîtres zen, ou du moins certains d'entre eux torturaient directement les prisonniers de guerre en Mandchourie. C'était "normal".
De vrais pacifistes (pas des dalaï-Lama, opbligés de l'être par les zétazuni qui les entretienennt... Mais on ne va pas compare le tout petit dalaï-Lama avec des gens d'amour, sd'insurrections, des humanistes, des pacifistes qui ont agi, ont pris le risque de l'erreur, ont vécu, ont aimé!!!!) se sont élevés conte toutes les bigoteries. Et, bien entendu, les propagandes officielles n'en parlent pas: on veut un Japon zen, acharné au boulot, et foutrement spirituel dans l'ignominie du satori déclaré but... Alors, évoquons Yamaga:
Le 6 décembre 1970, mort de Taiji YAMAGA.
Militant de grande valeur et belle figure de l'anarchisme pacifiste et esperantiste japonais.
Fils d'un imprimeur, il naît le 26 juin 1892 à Kyoto. Très jeune, il découvre l'anarchisme à Tokyo et milite au sein de la "Japan Esperantista Ascio" dont il deviendra rapidement le secrétaire. En 1910, quand l'Etat tente d'éradiquer l'anarchisme japonais, il est encore très jeune et ne figure pas sur la liste de militants recherchés par la police et l'armée; il échappe ainsi à la pendaison. Cela lui permet de fuir la répression et de rejoindre Formose puis la Chine. Il se fixe alors à Shanghai où il devient un collaborateur de l'anarchiste pacifiste Shi Pho et du journal "Ming Sing" dont il assure la partie esperantiste. Il publie "La Conquête du pain" de Kropokine, mais désapprouve durant le premier conflit mondial, les positions bellicistes du "Manifeste des 16". Il rentre au Japon où il s'unit avec la compagne Mika, mais en 1927, il est de retour avec Sanshiro Ishikawa en Chine; Shanghai est alors en pleine effervescence révolutionnaire. Il exerce la fonction de professeur d'Esperanto à l'Université du Travail et déploie une intense activité anarchiste. Les idées libertaires et notamment la pensée de Kropotkine sont alors présentes dans les grandes cités chinoises.
Mais la présence de l'armée d'occupation japonaise en Chine le pousse à quitter le continent pour les Philippines où il travaillera comme rédacteur dans un journal de Manille durant la seconde guerre mondiale. Il réalisera également un premier dictionnaire de Tagal-japonais. La guerre terminée, il retourne au Japon où il prend une part active à la renaissance de l'anarchisme dans son pays et en particulier à la création le 12 mai 1946 de la "Fédération anarchiste japonaise". Ses compétences polyglottes le désigneront naturellement à en assumer le Secrétariat aux Relations Internationales. Il sera également Secrétaire général de la Fédération à plusieurs reprises et collaborera au journal anarchiste "Heimin Shimbun" qui paraît à partir du 15 juillet 1946. Militant pacifiste, il est également actif au sein de la "War Resister's International" pour laquelle il assistera encore au Xe congrès en Inde en 1960. Admirateur de Lao Tsé, il écrira un livre pour diffuser la pensée de ce grand auteur. A partir de 1961, il est atteint par la maladie, mais bien que paralysé il continuera jusqu'à sa mort à faire connaître le mouvement anarchiste japonais.
Hé oui, y a des vrais gens!!!!Mais pourquoi ne révère t-on que les "foutriquets sentencieux"...?
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