13 novembre 2005
Burlesque japonais
Il n' ya pas que le zen dans la vie! An dehors de l'humour pincé "tongue in cheek" mais prétentieux des "spirituels", il y a au Japon un courant burlesque. J4an avais déjà entendu parler. Et je tombe sur cet article. JE vais voir si on ttrouve des traductions! On est loin de La ballade de NArayama!!!!
Et oui, le Japon n'est pas seulement un pays de "curés qui font la gueule" et "recherchent le vide".LE satori n'autorise pas le risée du burlesque! MAis l'irrévérence résistes aux errances ratiocinantes!
Courrier international - n° 678 - 30 oct. 2003
Asie
LE MOT DE LA SEMAINE - "KYÔKA" : LE POÈME BURLESQUE
Nanatsuya wo/tô atsumetaru/ toshi nite/buchikoroshitemo/ shinanunarikeri" (A sept fois 10 ans, on te mettrait au clou que tu ne crèverais même pas), chantait d'une manière gentille, pour les 70 ans d'un ami, le poète Yomono Akara (1749-1823), maître du kyôka, littéralement le "chant fou", poème burlesque en trente et une syllabes. Le genre fut extrêmement prisé dans le Japon de la période d'Edo (1603-1867). Grinçant, corrosif, irrévérencieux, drôle, grivois, absurde, jubilatoire, en un mot subversif, il amena le menu peuple à s'adonner à la pratique littéraire jusque-là limitée aux lettrés, tout en aiguisant, au grand dam du pouvoir féodal, son esprit critique. En plaçant son mouvement virtuel, le "parti des vieux", sous le signe, précisément, de la poésie satirique (sur laquelle il a publié un ouvrage), le psychiatre et écrivain Nada Inada entend mener une action pour ainsi dire délirante mais qui ne se veut pas purement cathartique : catalyser l'énergie des vieux afin de secouer le monde politique, tel est l'objectif avoué de l'écrivain. Pari insensé ? L'ironie dont il ne se départ jamais - Nada Inada est un pseudonyme qui signifie quelque chose comme "deux fois rien" - cache une colère sous-tendue par une analyse lucide de la réalité japonaise. En l'occurrence, l'écrivain se montre aussi coriace que le vieil ami de notre poète... Et les septuagénaires et octogénaires le sont sans doute tout autant : c'est sur leur capacité à râler, dans un pays qui ne sait plus ce que s'indigner veut dire, que mise le mouvement. En effet, chacun sait dans l'archipel qu'ils représentent LA génération en colère, celle qui s'est engagée dans la grande lutte contre la reconduction du traité de sécurité nippo-américian de 1960. En filigrane, une question tout de même : où sont donc les jeunes ?
Kazuhiko Yatabe
Décidément, je vais en apprendre beaucoup sur le rire au Japon! JE vais chercher dans els textes anciens: j'ai entendu parler de "molières" chinois et japonais qui se foutaient des médecins et de la fameuse médecine traditionnelle avec les mêmes accents que chez nous, et qui ridiculisaient les curetons sentencieux et graves de la religion officielle... Rien que pur faire un peu de littérature comparée. Si quelqu'un connaît quelque chose à ce propos: mes souvenirs sont vagues, j'avais lu des extraits traduits dans des polycopiés il y a bien vingt ans... Et ça l'avait beaucoup plu!!!
Il faudra reparler de la médecine chinoise, si proche de celle que Molière ridiculisait à tort. Car la phytotérapie du XVIe, du XVIIe s. ressemble à s'y méprendre à celel de l'Asie. EVIDEMMENT, les plantes ne sont pas les mêmes mais elles sont analogues, quant aux ventouses et moxa, sangsues et saignées, on les retrouve partout!, ou presque. Comme les bons médecins, mais aussi les docteurs Knock et autres purgons!
Et les charlatans genre Kneip, Bircher, Kellog (le fou obsédé!!!) aussi
Publicité
Commentaires