7 octobre 2005
Renoncule agreste
La Renoncule.
Autrefois, le type, là, ce fils de rien et d’une autre, courut en noce pour épouser une belle agaçante d’esprit comme du poil à gratter et de corps comme susdit, mais plus charnellement. C’était la fille d’un nain qui mangeait des étoile à la condition stricte qu’elles fussent chues à terre et bien moins que demain. En attendant, il bâffrait des petotes avec du beurre bien frais qui venait de la cense de Monsieur Mesureur à Bousignies-sur-Roc. Y’en a t-il du meilleur ?
Danse sous le vent léger, ô renoncule agreste !
Aussi voilà t-il pas que la femme du type là, pimpesouée hautaine et quelque peu catin, disparut un jour par manque d’être là et d’amour assidu. Elle s’en guerpit avec un genre d’homme d’une sorte quelconque mais pas si mal que ça, sauf les pieds, parfois sales.
Danse sous le vent léger, ô renoncule agreste !
Le type là fouilla, farfouilla, chercha partout, par-ci. Le type là fouilla, farfouilla, chercha partout par là.il souleva le nain pour mirer si sa fille ne gisait pas ou prou sous ses deux petits pieds vernis de beurre fondu. Le type là furibard fouilla même le toit dont-il bétourna la girouette exquise. Elle se bloqua vers l’Est, ne grinça plus jamais. On n’est pas plus gamin ! Et son toit devint muet.
Danse sous le vent léger, ô renoncule agreste !
Le type là chercha partout mais ne trouva jamais. Alors, congestionné d’une colère hirsute, il s’assit sur ce lit qui lui fut conjugal et s’écria, mauvais :
Où ai-je bien pu la foutre ?
Danse sous le vent léger, ô renoncule agreste !
Danse sous le vent léger, ô renoncule agreste !
Danse sous le vent léger, ô renoncule agreste !
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