orlando de rudder

25 mai 2013

aux générosoïdes à la mode charitable!

 

 

 

Brutalité joviale en ce monde trop doux,

Tabasse le glucose, il maroufle nos cœurs

Hypocritement con, c'est la soupe au malheur

Chacun se veut douceâtre, atroce roudoudou

 

On a de l'émotion, on se montre jaloux

De la bonté des autres, ça peut ronger l'humeur

Du charitable odieux, lui qui, la gueule en fleur,

Exige que l'on dise : « il est meilleur que nous »

 

Férocité radieuse, ô griffure amoureuse

Abolis l'émotion tartignole, mielleuse

Qui n'est que de la frime exigeant qu'on la voie !

 

Un cœur faut que ça cogne, ce n'est pas du sucré !

L'âme des moindres visqueux super-gargarisés

De bonté laborieuse nous hérisse le foie !

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Guérison d'un mal nécessaire

D'abord il fend le cœur d'une lame d'acier : douleur abominable dont on croirait mourir. Ensuite, avec une pince, il extirpe puissamment. A grands efforts car le mal et profondément ancré. Certaines racines, même, sont tordues, barbelées, déchirantes odieuses, à vous ensanglanter. Et l'on entend les filles et les fils hurler. Ils beuglent des cris atroces, mais ça va mieux après.

Car il est nécessaire - que dis-je : il est vital- que cette extraction vienne nous délivrer . Autrement c'est la poisse et cette présence-là, qui gerce nos bonheurs et flétrit nos amours, finit par nous tuer comme elle nous a fait vivre. En attendant la mort, dans nos cœurs purulents, des épaisseurs jaunâtres stagnent en pourrissant.

La souffrance c'est vrai, se montre épouvantable. Mais il faut en passer par là ! Sinon, on vit quand même, mais beaucoup moins bien. A cause de la présence qui réside en soi. Elle nous bouffe les jours, mais il y a pire encore : elle nous incite à peser sur les autres, à leur faire la vie impossible. A décharger sur eux nos poubelles affectives. A les coloniser par nos affects infects. A les pourrir, enfin, par nos moisissures sentimentales putrides et délétères : rien que du moche ! A leur coller le malheur plein la gueule.

Alors il faut morfler . Attention, il faut choisir un bon professionnel. Seul le praticien exact et dûment diplômé opère précisément. Il sait ce qu'il faut faire et malgré le tourment, on doit penser à la délivrance, radieuse, somptueuse, sereine qui suivra cet enfer. Oui, ça se passe comme ça chez l'arracheur de mère !

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Bonne fête Maman!

BONNE FÊTE MAMAN!

 

Y a de la mère, ça colle un peu,

Dans notre vie, ça pèse lourd,

Et la prison de son amour

Tisse des fils marionnetteux

 

Ca fout l"angoisse à cause des noeuds!

Protégez-moi  car, à mon tour

j'ai dû subir ça tous les jours!

Et des fois ça rend malheureux;

 

La pauvre fille rebégayait:

"Ma génitrice c'est de l'épais

Qui dure  au fil du temps qui ment"!

 

C'est-y qu'on aime? ou c'est la dette?

Ca poisse au coeur et dans la tête!

Bonne fête Maman, pan! dans les dents!

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22 mai 2013

Célébration de la digetion lente

Célébration de la digestion lente.

la digestion lente élève l'humanité à la tendre indolence harmonieuse et féconde. Ô qui dira la grâce de l'ntestin si long qu'on dirait un python pépère et bienveillant? Un gros python flemmard niché chaleureusement au creux tiède et si doux de la ventralité?
Et c'est ce serpent-là, Kundalini moins nul, qui nous rend accessible à l'ébahissement!
  C'est en digestion lente que s'active l'art de vivre et celui de penser tandis qu'on ne fout rien que vivre et exister: la sérendipté est un fait stomacal. Le germe du génie ou du bon temps qui passe! Ô paresse à l'extase construite par nos présence, à la joie d'être là et pas qu'un peu, mais plein!
  Digestion, mon amour, mon repos, ma certitude d'être! Ô musique savoureuse des gargouillis du bide! Sois bénie par la vie qui sait vaincre la faim!
Digestion merveilleuse, ô vieil art ancestral, tu incites à la paix et tu nous rends heureux! je dis alleluia, évohé, tralala je dis même hosanna et youpi, tabada, pouet-pouet et puis vivat, cris de joie paresseux sur un fauteuil assis murmurés in petto pour demeurer béat. Notez l'anacoluthe, parce que ça fait joli, et sachez vivre heureux en digérant heureux!

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Chanson du marin

Quand le marin arrive au port, tout doux, il s'envoie une bière brune qui lui englue la glotte, qui colle aux amygdales maroufle l'oesophage d'onctuosité sûre autant que sirupeuse, avant de s'affaler sur l'estom' genre masse sur l'enclume.

Quand le marin a bu sa bière, tout dur, il sillonne une pute en esquif fracassant. A moins qu'il ne louvoie visquelardesquement

Après quoi, nostalgique, il regrette la mer, cette saumâtre salope qui fait trimer salé.

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Vol d'oisif!

"IL n'y a pas de mauvais outils, il n'y a que de mauvais ouvriers". C'est faux! tous les outils sont mauvais.La preuve? Fastoche: ils font travailler.
Et moi, je préfère glander, à vol d'oisif. En regardant parfois les autres qui triment. C'est rigolard! Encore qu'il arrive que ça me fatigue un peu;

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Saint trope!

Elèves, soyez fiers!
on vous reproche une répétition dans votre rédaction? Déclarez posément:
- Ce n'est pas une répétition, c'est une anaphore!
on vous parle de pléonasme pour une redondance malencontreuse? Affirmez:
- il ne s'agit pas d'un péonasme mais d'une périssologie!
Faire de ses fautes un style... C'est l'enfance de l'art?
Vive la rhétorique! Vacances à saint-Trope!

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ultima necat

Ultima necat: le temps passe, les heures folent, les jours se carapatent. Toutes les montres avancent vers notre crevaison. Et y en a qui mettent de l'huile sur les rouages de l'horloge ancienne. Peu. D'huile.   C'est pour ça que je préfère les frites qui, elles, baignent dans l'huile. La ducasse, fallacieuse, semble arrêter le temps. On bave huileux, on bouffe du gras de porc, on se frotte à de gr...osses filles hilares qui pleurnichent parfois quand la bière les sature ! Et c'est le bon moment pour soulever leurs jupes. Sauf qu'on a bien trop bu et que ça fait du moou. Le temps stagne, marécage adipeux. . Et la musique est bête. C'est bonnard. On s'empiffe de fricadelles et de boulettes-mayonnaise incisées en croix comme de gros furoncles prêt à gicler épais. Oui, le temps s'arrête: On devient con, donc éternel. Comme dieu.

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pommes de terre!

Précarité: cultiver des pommes de terre, afin de pouvoir manger des pommes de terre, ce ui donne la force de cultiver des pommes de terre...
C'est ça, la culture: celle qui donne un vrai ventre!
Tout art est viande.
Mais faut des frites!

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la musique n'adoucit pas les moeurs!

Notre vision du monde oublie que la nature n'est que guerre, meurtres, domination, viol, etc. La vraie nature était moins imperméable aux anciens et le mot "nature" lui-même avait un autre sens qu'aujourd"hui. du moins en Occident car d'autres civilisations ignorent cette notion idéoloque occidentale plaquée sur la matière, xcette interprétation du réel. Comme on refuse de voir que la loi du plus ...fort, la oi naturelle, la guerre est aussi à la naissance de l'art. Et que la musique n'adoucissait pas les moeurs mais servait à écrabouiller les autres. Comme la poésie. La scansion, le rythme donnait sa vigueur à la bataille par le choc des boucliers, organisé, de l'armée  des Romains avant l'assaut. !les trompettes, en latin, ne font pas "taratata", mais "taratantara"! ca beugle!on criait des "slogans" (cris de guerre) rythmés, au son des effroyables cornemuses d'autrefois en Ecosse ancienne. Et le bouffon Taillefer récitait La Chanson d eRoland pur exciter les guerrers d'Hastings. Poésie, musiques d'art, c'est à dire "utilitaires", selon l'anthropologue fondateur Leroy Gourhan.. la guere a même créé des instriments, les trompettes, binious et buccins tandis que la pusique avait pour fonction de terrifier l'ennemi! La poésie, slogan ou narration brève célébrait les victoires passées ou menaçaient brutos et pas gentil du tout la guerre ne nous manque pas.IL est heureux que, dans ce monde frmidable aujourd'hui, nous vivions la deuxième décennie la moins guerrière depuis 1840 tandis qu'une moindre crise n'est qu'un petit peu moins d'abondance. Mais j'aimerais, moi, entendre de la musique guerrière brutale , pour changer des mièvreries atroces de la chanson, surtout "engagée et de la poésie cogneuse à fendre le crâne à coups de hache! Que la nature reprenne ses droits, loin d'être Notre-Dame-Sainte-Mère nature à la mode écolo-bio... Vivement une musique de viande, saignante, une poésie de cannonade aux cuivres ébouriffants, horripilante décervelante et pleine de sang impur, de râles sordides, de buccins pétomanes, un art enfin redevenu dégueulasse et qui colle en piétinant les myosotis déja souillées par les tripes des colombes égorgés! Evohé!Afficher la suite

Posté par ruru à 09:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]



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