Révolution tranquille
Le 17 mai 1792, en pleine révolution française, une autre révolution avait lieu... à New York, au numéro 68 de la rue du mur (Wall Street). une révolution calme qui pourtant a changé le monde. 24 agents de change signèrent la convention du Buttonwood tree, car ils se réunissaient près d'un platane.
Ce jour-là, ils décidèrent d'appliquer un taux de commission unique sur toutes leurs ventes de titres. Et le NYSE (New York Stock Exchange) était né. Cette bourse des valeurs a pris l'importance qu'on sait. La date du 17 mai devrait être remémorée: le sort du monde a changé.
Mais il est de bon ton de mépriser l'économie, le fric, afin de mieux fuir le rel dans le monde bien-pensant d'aujourd'hui... Ce refus lâche et veule a transformé les "jandgôch" et gauchinouillets des perdants pathétiques durant trop longtemps... Et les banques, qui jadis on apporté la Renaissance, sont devenues parasites pas leur manque de vigilance! Allons, n'en parlons plus, lisez Charlie-Hebdo. Caca-boudin l'économie!
Wall Street, ça continue... Et ça agit sur notre vie quotidienne...
Modernité!
Joyeux lever ce matin...appuyer sur un bouton, hop, l'eu chaude et le pain qui croustille...Modernité... je vis vrai: pas besoin de me courber, en esclave de la nature pour battre le silex et allumer le feu: je suis libre de penser, d'aimer, de vivre... Le lait est sain: il n'y a pas besoin de le bouillir longtemps avec un petit dôme en verre dit "anti-monte lait" afin de ne pas risquer la mort ou les diarrhées affreuses: modernité, anti bio, joyeuse, vivante, exquise... Modernité, l'amour! Et l'électricité, tranquillité tranquille, peu d'effort, l'âme en vrai!
Et j'entends les oiseaux et je vois les grands arbres.Là, le monde bestial s'entre-tue déjà. Pour manger il faut tuer directement dans leur monde de violence. Moi,j'ai de la saucisse, toute prête et très bonne: on tue pour moi! Je vis en paix et je n'ai pas la hargne au ventre ou la trouille des bêtes qui, en pleine nature, dans la précarité, se battent comme des chiens ou bien se carapatent pour ne pas être mangés:Modernité, civilisation, la vie contre-nature, efficace et sereine! Ô confort merveilleux! Paresse exquise et pas très chère!
Et j'ai des pommes, des merveilles de technologie, de variété ancienne, anciennement créées par d'anciens agronomes car la nature ne suffit pas à faire des fruits exquis! Elle est notre ennemie,ne l'oublions jamais!
Chaque geste du jour en sa tendresse calme bafoue le naturel et me rend plus heureux... loin des écolos-bio et du fascisme psychorigide des natureux mesquins, je vis avec l'électricité, l'amour vrai, l'ivresse du progrès, plus près d'Apollinaire que de Monsieur Pétain! Et ce confort superbe, alors que je suis pauvre, me donne le loisir de vivre serein et de penser au autres avec un ventre plein! Dès lors je peux agir et lutter contre l'horreur, les massacres et les totalitarismes, si naturels, si proches de la vie animale et dirigés par des gens anti-modernes et veules sans émerveillement evnt la grandeur suave du confort quotidien! Coeurs sec!
Modernité: les oeufs sont dans la poêle et cuisent sans façon, dentelle du jambon qui frisotte en suant! Et sans aucun effort! Avec un chuintement aussi joli, ma foi, qu'un chant d'oiseau inquiet dans sa vie infernale de proie que l'on veut tuer!
La poésie aussi, même quand elle la célèbre, dit merde à la nature et au monde animal: Vive l'Humanité et les poêles Tefal!
Modernité! amour! Et tendresse infinie!
Je lis Apollinaire et j'écoue Satie: les vieux modernes s'accordent à mon humeur joyeuse!
Nous sommes tous mahrébins!
Plutôt que de ressasser les origines diverses du peuple français, de redire qu'un français sur quatre a un ancêtre étranger (mais généralement chrétien de culture) en croyant que l'ethnicisme peut justifier quoi que ce soit, il convient d'en venir au réel efficace. Ca change du gargarisme auto-satisfait!
Même les pouacres hideux du FN mangent du couscous! nous aimons souvent les gâteaux de ramadan tout poisseux de miel... nous ne crachons pas sur le thé à la menthe et la chicha est à la mode. Partout, nous constatons les pratiques et références au monde de l'Afrique du nord. voire du monde arabe: nous connaissons mieux les 1991 nuits que le kalevala norvégien... Et bien peu d'entre nous ont dégusté du chlodnik polonais (j'adore ) ou sa version lituanienne le saltibaiciai...
Nous connaissons fort peu de choses du monde européen. Nous ne connaissons pas les chanteurs de variétés slovènes ou bulgares. Mais, par le rap et le rai, les musiques maghrébines viennent à nous. notre langue adopte des mots arabes comme elle l'a fait depuis toujours ou presque, tous azimuts, de a à z, d'amiral à zob.
Bref, la culture qui nous est la plus proche, celle qui nous imprègne le plus, ceci pur des raisons historiques douloureuses, entre autres et bien la culture du Maghreb, si quotidienne, si familière... si tendre parfois. Ceci depuis des siècles!
Le jeu d'échec offert par Haroun al Rachid à Charlemagne existe encore, il se trouverait au musée des Monnaies, Médailles et Antiques (je l'ai lu, mais pas vérifié).
L'importance de cette culture est fondamentale et fait partie de nos racines de même que les enfants d'immigrés sont aussi français que nous. Nous partageons les mêmes cultures qui deviennent la même culture, n'en déplaise aux incultes racistes! il est toujours très amusant, comme ça m'est arrivé souvent, de voir un moindre vulgaire du FN se régaler d'un tajine dans un restaurant tunisien, spectacle dont je ne me lasse pas! une fois repu, ce sale type proférera en rotant des propos racistes infâmes: c'est assez rigolo!
Hé lui, ce mélange culturelle est un FAIT: les groins putride de la drwatt fétide n'y peuvent rien!
Bambi? Pas aussi "mignon" que ça...
Y aura t-il un éditeur pour republier Bambi, le vrai, soit "Bambi le chevreuil Une vie dans les bois" de Félix Salten? Ce livre intense et politique va loin, bien plus loin que le dessin animé de Disney. C'est un texte anti-nazi, qui fut interdit à l'époque... Et, par sa clairvoyance, il est on ne peut plus actuel... IL a été traduit en français jadis (traduction sans droits aujourd'hui) et mérite le détour! IL fut aussi l'objet d'un film de propagande soviétique. L'auteur a aussi écrit "joséphine Mutzenbacher, histoire d'une jeune file d de vienne", roman pornographique qui ,sans en avoir l'air, est aussi un reportage sur les bas-fonds de Vienne à l'époque de Schnitzler, de Zweig, de Freud, amis de Salten.
La réédition de Bambi pourrait avoir du succès si on sait en parler (le vendre!) car ce livre est vraiment contemporain autant que nécessaire.je ne l'ai plus hélas...
INTERDISONS LES CAMPAGNES ELECTORALES ET LES DEBATS
... l'interdiction des campagnes électorales et des débats télévisés serait un immense progrès! qu'on arrêt les shows, le spectacle, la frime. il suffirait que chaque candidat produise son programme sous forme d'écrit, un point c'est tout. Ca forcerait le citoyen à lire, à réfléchir et à penser. Il importerait que ces écrits soient austères et informatifs. que la conscience citoyenne ne soit plus paresseuse, attendant l'info et la propagande en consommateur passif... Et les parasites incultes qui nous agressent sans cesse progresseraient peut-être...sauf qu'ils voteraient parfois sans avoir lu les programmes... Ce qui revient à la situation actuelle de tant et tant de gens qui "rêvent" les candidats et ne se rendent pas compte de leur réel... Plus de campagne, plus de cirque, de la vérité noir sur blanc, signée, qui engage! Et le TRAVAIL de citoyenneté enfin retrouvé! En plus, quelles économies!
Nazisme, élections, écologie...l'horreur absolue.
Devoir civique!
Bref, dans l'écologie, on a enlevé ou gommé l'antisémitisme pour tenir exactement le même discours qu'Hitler. Encore une fois, c'est souvent mot pour mot Lisez les discours d'Hitler (ils sont traduits, on ne le fait jamais. soyez responsables, citoyens, informez-vous! Ces textes sont clairs, net, précis! Comprendre la filiation pangermaniste nazie de l'écologie, des diététismes, des mysticismes à la mode, de l'animalisme est un devoir civique! "Résister se conjugue au présent" disait Lucie Aubrac...
Les animaux, le bien, le mal...
l'animalisme outrancier, voire le bardotisme ignoble qui sévissent aujourd'hui participent d'une certaine vision de la nature pangermaniste (la culture germanique et certes, plus vaste et diverses que ce courant monstrueux)... l'animal y est sacralisé et la vieille tradition "allemande" (mais aussi anglo-saxonne et celte) de amour des animaux s'est radicalisée, donnant les mouvements écologistes pré-nazis, les lois hitlériennes de protection des animaux dans un contexte anti-humaniste vilipendant les valeurs "judéo-chrétiennes"...
Notons au passage que "judéo-chrétien" et un terme erronné: par définition, ce qui est chrétien n'est pas juif et même s'y oppose, ce que la première épître de Saint Paul exprime clairement. Seulement les forces racistes, antisémites ont inventé cette expression pour vilipender la tradition des humanités venant de la grèce et de Rome... Alors que Charlemagne lui-même voulait restaurer l'empire romain!
Cette culture est en fait gréco-latine et vient du choix des peuples.Car, jadis, l'envahisseur germanique, en Gaule, a choisi la civilisation des vaincus, la langue des vaincus (le français et une langue romane qui porte un nom germanique), cas peu fréquent peut-être unique.
Dans la tradition d'amour des animaux gréco-latine,il en et tout autrement. On aime les animaux d'une façon plus mesurée. Car l'hominisation,l'humanisation se sont décidées autrement dans la tradition, la religion, la symbolique. et le vieux fonds biblique s'est adapté au monde chrétien.avec l'une des ambiguïtés coutumières de cette mentalité: c'est à la fois une transgression et le choix de dieu (je résume, évidemment). en effet, la "nature" humaine s'est fondé sur la "faute" d'Eve, Et l'humain se distingue de l'animal par le fait qu'il a mangé, la pomme...qu'il a goûté le fruit de l'arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. contre Dieu, certes, mais c'est une désobéissance "familiale" tandis que le Père a laissé le choix, le "libre-arbitre".
De ce fait, par cette connaissance mythologique du bien et du mal (on serait en peine de les définir "absolument'), l'Humain se distingue de l'animal et ne peut le considérer comme plus ou moins égal à lui comme le font certaines tendances de l'écologie animaliste. Cette connaissance mythique est le point de départ de la civilisation la plus efficace, celle qui est constamment critiquée mais presque toujours choisie, du moins en partie, quand un peuple, une nation veut se sortir du marasme.
Ce discernement supposé, permettant le choix entre le bien et le mal a dépassé la sphère chrétiennet. Il a fondé une notion paticulière de l'individu, de sa culpabilité éventuelle, puis de sa responsabilité... Tel il a pu paradoxalement être aussi un moteur de l'idée de liberté, souvent prônée par des athées! ainsi, par ce choix, cette distinction entre deux opposés l'humain a abandonné l'animalité sans conscience de leur existence même.Et sans morale ni éthique...
La régression animaliste confisque tout amitié envers les animaux en imposant un "devoir d'amour" fort dommageable. Qui est une partie constitutive des totalitarismes passés tandis que les supermarchés offrent des rayons d'alimentation des animaux encore pus fournis que ceux qui proposent des aliments pur bébés: C'et une trahison et ça vient d'une tradition de mort, de sacralisation de la nature et de la bête effroyables! le contraire de ce supposé amour auto-proclamé!
L'amour n'est pas donné à n'importe qui, disait Fromm...
Redevenons humains. Sachons aimer les animaux sans ce fatras malsain!
vive l'Humanité!
Matin calme et cuisine.
Tranquillité...voui! La première cuisson de mon confit de courgette (au romarin) s'est achevée. Après ces vingt minutes, je laisse refroidir...la deuxuème cuison aura lieu en début d'après-midi...La troisième vers 17h.
Ce soir, aussi: velouté de carottes au carvi...
Ce midi, boudin blanc de Rethel. Déshabillé au four entouré de chicons? ou avec une embeurrée de patate douce avec un peu de gingembre?... Le choix est difficile...
Je retrouve le calme après Mille tempêtes et trop de combats.
"Honneur et gloire au salsifis frit", chef d'oeuvre absolu, exemple sublime du génie humain: aucune bête ne l'aurait fait!
Car c’est enfin, pardi, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité,
Que ce salsifis frit qu'on transmet d’âge en âge
En nous rendant conscients de notre éternité!
Les Zapifioux auront découvert les hommages à Pierre Dac à Saint-Exupéry et à Baudelaire...
Vive l'Humanité!
le foie-gras? Un devoir humain! Prométhée, mon amour!
le foie-gras n'est pas seulement délicieux! Sa dégustation donne aussi la jouissance superbe de constituer une sorte de devoir de mémoire, de cérémonie victorieuse, de fidélité à la merveilleuse humanité! certes, le gavage ne fait pas souffrir,les oies (sauf le gavage mécanique), ce qui serait pourtant juste! Mais tout de même! Enfin, soyons magnanimes: tant pis...
Manger du foie-gras, c'est venger Prométhée, condamné au supplice de voir son foie dévoré par un volatile ignoble, ceci éternellement! Prométhée, c'est l'humain autant que le poète, celui qui se révolte contre la nature et les dieux, celui qui vole le feu!
Et c'est bien pour ça que le pouvoir abject a choisi la bête pour le punir, pour le ravaler, l'humilier en plus de le torturer! Alors, mangeons du foie gras en buvant un verre de Sauternes (par exemple) à la mémoire d e l'Homme Debout, de l'insoumis qui défie le dieux, le pouvoir, la nature pour ce créer lui-même en tant que chef-d'oeuvre absolu! Grandeur sublime et pur amour
Vive le foie-gras!
(les tripes à la mode de Caen, ce n'est pas mal non plus! Honneur et gloire à Prométhée!)...
Les animaux sont bêtes.
Tendresse du matin: glouglou sympa de la bouilloire électrique, odeur rendre du grille-pain. La vie moderne, féconde et douce... Et la chaleur du logis... La grandeur humaine s'exprime aussi par le chauffage central! Et la modernité est poésie câline.
avant la radio, j'écoute les oiseaux. bien sûr, le plaisir et mêlé de pitié: oiseux sans être oisifs, les oiseaux, comme toutes les bêtes vivent un enfer permanent, celui de la vie naturelle, où il faut tuer pour vivre ou se faire tuer, où l'on vit constamment dans la crainte du prédateur ou la recherche d'une proie, où l'on défend son territoire dans une angoisse constante comme un vulgaire beau raciste. cette trouille crée la bêtise et l'homme a réussi à en sortir.
j'aime le génie humain, de mon téléphone mobile, qui permet de transmettre l'amour et l'amitié à tout instant à Paul Verlaine qui chante la joliesse inquiète dans un climat doux-amer de plénitude délicieusement inquiète. J'aime mon scooter (il s'appelle Ernest Peugeot) et Satie que je vais écouter maintenant... J'aime l'humanité.et même si les bêtes sont distrayante avec leur cruauté (certains hommes sont encore bestiaux et, comme un vulgaire félin, aiment tuer et torturer! Ils sont bêtes: ça les fait jouir!) leur horizon limité, leur beaufitude et quoique je les aime bien quand même, ce sont vraiment des connes! badplaf!
Tant qu'il n'y aura pas de chien poète ni de phoque inventeur...
L'animalisme (e surtout le bardotisme) est une trahison ... Je préfère les bonheurs calme et la profonde humanité d'une petit-déjeuner à l'infinie douceur.
