12 mai 2008
Ode au hareng.
Si l’on niquait, mon cœur, comme on clappe un kipper il y aurait des odeurs de fumée d’autrefois, de grandes flambées de bois, des senteurs océanes…
Et nos cœurs ciselés par l’amour infini rutilantes betteraves émincées au vinaigre fortiche…
Si l’on baisait ma belle comme l’on becte un pec, ce serait si salé qu’on serait mer à boire
Et nos corps marinés par nos deux sueurs complices nous confiraient la peau. Onctuosité de rogue et désir en friture !
Si l’on s’amourachait comme on mange des maatjes nos yeux miroiteraient et nous verrions l’horizon d’un regard vacillé aux larmes d’oignon cru !
Ecoute la rumeur des grands vents iodés ! Le parfum de l’aneth et celui du genièvre est la musique drue, contrepoint des soupirs !
Et nos mirettes rondes à la façon rollmops contempleraient la mer, candides, émerveillés tandis que sur les flots des clippers et des bricks s’éloigneraient de tout puisque le large est vaste.
Si l’on bouffait l’amour comme on bâfre un bouffi on aurait des clameurs de marée magnifique, des ressacs sérénades aux violences d’incendie des aubades d’étiage…
Raifort, crème et pomme crue, mallossols et grelots : force et douceur d’amour, rongeons-nous l’épiderme, croquons-nous la boskoop en buvant notre bière!
Avec le ciel meurtri par le sang du soleil au crépuscule immense. . Regarde, la mer est calme, au dos de hareng saur…
Et plus tard esseulés quand tout serait fini parce que l’amour s’en va comme les jonques lointaines nous saurions déguster notre spleen alangui aux savoureuses aigreurs de l’estomac du cœur. La mémoire en saumure mais le sexe dessalé et la rate de l’âme hoquetant les renvois de mémoire importune !
11 mai 2008
Le mélancomique.
Le mélancomique avec ses boursouflures d’amour prurigineux n’a pas de temps à perdre ! En guise d’humour salace ,il arbore un sourire qu lui pince les lèvres, homard en coin de rue qui tournerait soudain en spirale d’égout : j’ai nommé l’arbre sec porteur de désespoir et de pommes acides qui vous mâchent les dents et vous cloquent la langue !…
Le mélancomique s’esclaffe en souffrant de partout. Sa douleur lui rappelle une rage de dents avec carie puante, bien incarnée dans la gencive, avec un abcès dur comme un cor aux pieds rouge rubis sur l’ongle en deuil.
Le mélancolmique sait bien qu’il y a le fruit. Cette pomme d’Aaom qui vous bloque la glotte, acolyte du péché pour dévot qui pleurniche -ô ça hurle en dedans - avec la certitude qu’il y a dans le temps de grands esses de boucher brillantes, inoxydables qui attendent notre tour et que l’on a nettoyé à l’alcool de vielles peaux.
Le mélancomique s’esbaudit par la crasse, la hideur stridente qui lui devient bouffonne étrange et familière comme un mur effondré ! L’attente du néant fat pousser la misère et le lierre aussi vert qu’un bubon qui pourrit.
Le mélancomique gratte sa chair de verre pilé .Et ses os le démangent par dessous l’épiderme. Il s’éblouit parfois, l’œil réjoui d’innocence et souriant à voir la laideur méphitique des vieux ordinariats comme s’il était aux anges en morflant pire que tout.
Le mélancomique ne pose plus de question. Il n’y a plus d’inconnu ni d’usage fréquent. L’espérance est drôlesse et ça le fait marrer. Car la peau se réveille et la chair se défrise : vieux désirs de piment qui écorchent la bite en eczéma putride , renoncules aux aisselles, ragoût rance à cul vache et l’interrogatoire de la douleur à vif, tortionnaire qui rigole et que je t’en foutrai, moi.
Mélancolie, sale flic, ça régente le l’absence qui est une populaces aux portes du néant.Ca se groupe et ça grouille et ça rigole d’enfer en se tenant les côtes, se tabassant les cuisses déjà toutes décharnées comme un carnet d’adresse sur le quel on ne trouve que celles des amis morts. Pas le temps d’être là !
Ce qui crève nous ordonne de gondoler nos masques de poiler nos diaphragmes en hilarité lâche, en désespoir mesquin, en quantité d’intrigues obscènes et révulsantes tels les yeux farcis qu’on cuira tout à fait à la façon gourmande de tomates bien mûres.
Le mélancolique possède une âme en viscères assouvi, un esprit de hareng qu’on ne dessale pas un cœur confit d’un sucre à ronger les dentures. Et son esprit dilate une odeur de linge sale trop loin des détergences ! plus d’ordre ni de carré, le magique s’articule en urticaire avide et telle est l ‘exercice des mélancolies sales dont ricane en passant le mortel subissant une vie morne de merde avec dans les oreilles des otites d’Etna.
LE Pastador! Inégalable!
Ouiiiiiiii! Il y a des gens qui militent pour de bonnes causes! Bien avant les pâtes chocolatées à la noisette,il y avait le PAstador! Chocolat fort! que l'on ne trouvait autrefois qu'en Belgiqu et qui a été importé en France avant que Côte d'or n'en arrête la fabrication,(peut être à cause du dumping Nutella). Pourtant, le PAstador, c'était autre chose! Une texture d'une finesse étonnante,un vrai goût chocolaté (peut-être trop vrai pour demeurer à la mode en notre temps d'apauvrissement gnangnan des saveurs come des sentiments)...
Les fervents du Pastador militent là: http://www.pastador.info
Coït? Allons-y!
LE verbe dénominal coïter, "pratiquer le coït", contrairemetn à la chose, me déplaît je ne sais pas pourquoiL
LE mot coït vient du latin que 'on peut rattacher à "co ire", soit "aller ensemble"...
Aussi, pour la défense des verbes en ir, pour la célébration des groupes autres que le premier (bien que l'acte puisse s'accomplir en toute sorte de groupes), je propose le verbe "coïre", plus près de l'histoire de la langue et qui offe une conjugaison moins facile! Na!
En plus, on évoque les trois infinitifs latins du verbe aller en français: ire qui fait entre autres le futur "j'irai", *amb(u)lare qui a donné "aller" et vadere qui a donné "je vais"...
LA langue française est passionnante!
Devoir: Sur un cahier bien propre, à la plume sergent-major, conjuguer le verbe "coïre" à tous les temps, tous les modes! Hi! Hi!
Tout ça ne vaut pas l'amour!
"Les carottes sont coït" s'écrierait la petite Charlotte, héroïne d'une fameuse chanson paillarde où ele ... s'attendrit sur elle-même à l'aide de ce légume!
a vaut mieux qu'une capote ratée carotte râpée
10 mai 2008
Un sandwich au jambon.
C’était un simple sandwich au jambon et au beurre. Ce dernier, vrai mortier collait la viande au pain. En ouvrant cette reliure de baguette craquante, voici la page rose. On y devrait écrire en latin de cuisine !
Quelques nervures sinueuses ornaient cette surface. Le parchemin charnu aurait pu supporter un poème carné, quelque dessin hardi. La forme d’une femme dessinée, allurée genre coquine, bien croquée au carmin. Quelque chose de cochon qui ferait saliver. A dévorer tranquille en dégustation lente.
A moins d’y dessiner une aurore charcutière aux nuages joufflus. On y ajouterait envol vert et dru de cornichons tranchés. Migration matinale. Horizon de mangeaille.
Ou encore… Je ne sais pas, moi, quelque chose, peut-être. Ca ne durerait pas : on replierait le pain. L’écriture des dents rongerait ce feuillet. Et vogue la galère engueulée à jamais !
Hé oui, sashimi!
Pour le sashimi de boeuf ou de cheval, j'emploi de bas morceaux! Crus, ils sont tendres et beaucoup plus goûteux! Gite à la noix et autres trucs pour le burguignon, en parant avec soin...
La Fayette, nous voilà! Gilles Ménage, princesse de clèves, etc..
Le génie de Molière souffre d'une ombre désolante.Son mépris des femems les plus extraordinares, son machisme de gros beauf. Ainsi, les précieuses, qu'il jugent ridicules, furent de vrais grands esprits que els nullards du temps ne pouvient supporter et que les soudards grossiers horriplaient. Leur véritable culture gênait bien des mâles et Molière fut de ceux-ci. Ce qui l'a conduit à des erremesnts coupables. Na t-il pas attaqué Ménage, le grand Gilles Ménage, grammairien et facétieux en le caricaturant sous les traits de Vadius? ? Quelle honte! Ménage, pour qui MAdame de LA fayette, génie de nos lettres et précieuse (un peu après la pièce de Molière, il est vrai) avait un fort penchant pour l'épatant Ménage...
La grandeur du mouvement précieux, lié à la Fronde, à tut ce qui fut grand, à tout ce qui nous fonde est célébrée aujourd'hui par beaucoup de gens friand de science, de belles-lettres... Et l'on regrette que Molière ait pu attaquer, en fait,*MAdame de Scudéry, Mad&me de LA Fayette Madame de Montpensier et les 'mazarinettes" que grupait Anne d'Autriche... Au fait, le mot "précieuses" veindrait d'un compliment de Scarron à Madame de La Fayette (qui ne s'appelait pas encore ainsi)! Et poirtant, Scarron s'était bien moqué d'elle, comme tout le monde lors de sa fameuse chute de cheval qui, jupe retroussée, dévoila d'ele ce qu'on ne devait pas voir! ET que l'on voit là: http://pagesperso-orange.fr/jmpetit/dossiers/bar_pre/p_femme.htm avec le fameux petit quatrain de Voiture:
Et mon cœur autrefois superbe
Humble se rendit à l'amour
Quand il vit votre cul sur l'herbe
Faire honte aux rayons du jour.
L'apport des précieuses, pour ignoré qu'il soit, ne doit pas ête négligé.Certes,il y a là une prise de conscience par des femmes de leur statut...
Raison de plus pour lire LA Princesse de Clèves en oubliant l'erreur de Molière et en enfaisant une machine de guerre contre le sarkozysme inculte et ennemi de la culture française et universelle.Qu'elle soit l'étendard des gourmets aimantles lettres et l'art avec la salivation fervente d'une enfant devant un gâteau!
La Fayette, nous voici!
Et vive Ménage!
Voir, entre autres:
http://biffures.org/question/2007/11/les-precieuses-sont-elles-si-ridicules
http://membres.lycos.fr/enigmo/femmes.html
09 mai 2008
Appuyez sur la photo.
Appuyez sur la photo, là où se dressent d’immenses entrepôts de briques. Traduisez l’image en dégoût circonspect ! Oui, autour, il y a de l’obscur ! Un plein champ. Et des machines en marche ! Surtout de l’autre côté, ce qu’on ne, peut pas voir puisque c’est hors du cadre.
Appuyez sur la photo comme sur le bouton de la sonnette d’une porte d’entrée ! Voyez l’éclat du jour ! Soleil, ventre à grossesse ! Il précède la rencontre ! Qui a suivi la fête ? Moi, j’ai dansé, j’ai vécu ! Il faut me raconter puisque je n’ai rien vu ! L’écart est distraction. IL fait tellement de bien à celui qui ne se disperse pas dans l’action ordinaire ! Ici même. Comme au-delà de la zone industrielle…
Appuyez sur la photo du bout de votre index. Si votre ongle est aigu, cela peut la trouer. C’est une aération, par devant, par derrière et ça fait du bonheur parce qu’on va se marrer ! Les cadres sont nécessaires : il nous faut des limites ! Sinon, l'obscur envahit la gueule et ce qu’il y a dessous. De l’autre côté on trouve des relents douteux. Et des maisons paumées. Quelques femmes fatales s’y vernissent les ongles. Ce ne sont pas les vôtres.
Appuyez sur la photo pour nous montrer désigner ces femmes qui s’avancent : Plus d’une a revêtu ses beaux habits d'été Elles marchent et leurs pas révèlent une puissance de monarque. . parce qu'elles sont proches des lieux figés. Et qu'elles avancent, faisant honte aux usines fermées ! La vie ne se commande pas comme un café en terrasse !
Appuyez sur la photo comme on se met le doigt dans l’œil ! Et vous verrez tout ça : Quand viendra la pluie d'automne, la lumière sera douce. Je connais un homme qui partira en fugue au début de septembre. A cause de la domination. Du double. De ce qui donne. De ce qu’il faut prendre. De ce qui accorde. Le temps devient étrange. Même, il est mal situé
Appuyez sur la photo comme sur une calculette et vous verrez bien vite le résultat exact : Tâchez de ne pas vivre avec n'importe quelle recette. Il faut les illustrer, les montrer alléchantes. Il y a un par un pont très lourd par-dessus la rivière. Elle pue tout de même l’huile de machine et le poisson crevé. , Veuillez me définir la longueur du fleuve sombre dans lequel tout ça va se jeter: c’est loin. Sur la photo on devine des fenêtres opaques. Des maisons incendiées aux pierres noirâtres. Savez-vous franchir la vraie géographie comme un pont bien trop lourd pour qu’on passe dessus?
Sauvons la planète!

Et n'oublions pas que l'écologie est une RELIGION! Aussi avide de médiocrité dangereuse que le marxisme qui en était une aussi!
MArie rennard est superbe!
LA dérision fait mal, frappe trop dur. ET MArie rennard a du talent! Seulement voilà, ele se croit obligée d'intituer un superbe poème: "Polésie encore plus débile que d'habitude" (voir son blog) ! Alors qu'elle est en train de découvrir, sans doute sans le savoir,la grâce par ce texte dont elle n'a pas l'air de voir la grandeur! Ca ménerve!
De plus, il ya les hommes valeureux, autre poème, un coup de maître...Les femmes valeureuses le sont du premier coup!
Bon sang, mais quand va t-elle y croire! Sans chichis de cynisme bourgeois, de dérision parasitaires! Préférer l'humour et aussi la présence! Ne pas fuir, être là! Sérieux, pas triste, grave et souriant! LA lumière est là, faut l'assumer!
Et enpas refuser les "grands textes" alors qu'on est susceptible d'en écrire! A moins de se refyser sa beuté profonde à soi-même.Chose fréquente, hélas et qui bouffe tout dans la vie quotidienne!