aux générosoïdes à la mode charitable!
Brutalité joviale en ce monde trop doux,
Tabasse le glucose, il maroufle nos cœurs
Hypocritement con, c'est la soupe au malheur
Chacun se veut douceâtre, atroce roudoudou
On a de l'émotion, on se montre jaloux
De la bonté des autres, ça peut ronger l'humeur
Du charitable odieux, lui qui, la gueule en fleur,
Exige que l'on dise : « il est meilleur que nous »
Férocité radieuse, ô griffure amoureuse
Abolis l'émotion tartignole, mielleuse
Qui n'est que de la frime exigeant qu'on la voie !
Un cœur faut que ça cogne, ce n'est pas du sucré !
L'âme des moindres visqueux super-gargarisés
De bonté laborieuse nous hérisse le foie !
Guérison d'un mal nécessaire
D'abord il fend le cœur d'une lame d'acier : douleur abominable dont on croirait mourir. Ensuite, avec une pince, il extirpe puissamment. A grands efforts car le mal et profondément ancré. Certaines racines, même, sont tordues, barbelées, déchirantes odieuses, à vous ensanglanter. Et l'on entend les filles et les fils hurler. Ils beuglent des cris atroces, mais ça va mieux après.
Car il est nécessaire - que dis-je : il est vital- que cette extraction vienne nous délivrer . Autrement c'est la poisse et cette présence-là, qui gerce nos bonheurs et flétrit nos amours, finit par nous tuer comme elle nous a fait vivre. En attendant la mort, dans nos cœurs purulents, des épaisseurs jaunâtres stagnent en pourrissant.
La souffrance c'est vrai, se montre épouvantable. Mais il faut en passer par là ! Sinon, on vit quand même, mais beaucoup moins bien. A cause de la présence qui réside en soi. Elle nous bouffe les jours, mais il y a pire encore : elle nous incite à peser sur les autres, à leur faire la vie impossible. A décharger sur eux nos poubelles affectives. A les coloniser par nos affects infects. A les pourrir, enfin, par nos moisissures sentimentales putrides et délétères : rien que du moche ! A leur coller le malheur plein la gueule.
Alors il faut morfler . Attention, il faut choisir un bon professionnel. Seul le praticien exact et dûment diplômé opère précisément. Il sait ce qu'il faut faire et malgré le tourment, on doit penser à la délivrance, radieuse, somptueuse, sereine qui suivra cet enfer. Oui, ça se passe comme ça chez l'arracheur de mère !
Bonne fête Maman!
BONNE FÊTE MAMAN!
Y a de la mère, ça colle un peu,
Dans notre vie, ça pèse lourd,
Et la prison de son amour
Tisse des fils marionnetteux
Ca fout l"angoisse à cause des noeuds!
Protégez-moi car, à mon tour
j'ai dû subir ça tous les jours!
Et des fois ça rend malheureux;
La pauvre fille rebégayait:
"Ma génitrice c'est de l'épais
Qui dure au fil du temps qui ment"!
C'est-y qu'on aime? ou c'est la dette?
Ca poisse au coeur et dans la tête!
Bonne fête Maman, pan! dans les dents!
Célébration de la digetion lente
Célébration de la digestion lente.
la digestion lente élève l'humanité à la tendre indolence harmonieuse et féconde. Ô qui dira la grâce de l'ntestin si long qu'on dirait un python pépère et bienveillant? Un gros python flemmard niché chaleureusement au creux tiède et si doux de la ventralité?
Et c'est ce serpent-là, Kundalini moins nul, qui nous rend accessible à l'ébahissement!
C'est en digestion lente que s'active l'art de vivre et celui de penser tandis qu'on ne fout rien que vivre et exister: la sérendipté est un fait stomacal. Le germe du génie ou du bon temps qui passe! Ô paresse à l'extase construite par nos présence, à la joie d'être là et pas qu'un peu, mais plein!
Digestion, mon amour, mon repos, ma certitude d'être! Ô musique savoureuse des gargouillis du bide! Sois bénie par la vie qui sait vaincre la faim!
Digestion merveilleuse, ô vieil art ancestral, tu incites à la paix et tu nous rends heureux! je dis alleluia, évohé, tralala je dis même hosanna et youpi, tabada, pouet-pouet et puis vivat, cris de joie paresseux sur un fauteuil assis murmurés in petto pour demeurer béat. Notez l'anacoluthe, parce que ça fait joli, et sachez vivre heureux en digérant heureux!
Chanson du marin
Quand le marin arrive au port, tout doux, il s'envoie une bière brune qui lui englue la glotte, qui colle aux amygdales maroufle l'oesophage d'onctuosité sûre autant que sirupeuse, avant de s'affaler sur l'estom' genre masse sur l'enclume.
Quand le marin a bu sa bière, tout dur, il sillonne une pute en esquif fracassant. A moins qu'il ne louvoie visquelardesquement
Après quoi, nostalgique, il regrette la mer, cette saumâtre salope qui fait trimer salé.
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Vol d'oisif!
"IL n'y a pas de mauvais outils, il n'y a que de mauvais ouvriers". C'est faux! tous les outils sont mauvais.La preuve? Fastoche: ils font travailler.
Et moi, je préfère glander, à vol d'oisif. En regardant parfois les autres qui triment. C'est rigolard! Encore qu'il arrive que ça me fatigue un peu;
Saint trope!
Elèves, soyez fiers!
on vous reproche une répétition dans votre rédaction? Déclarez posément:
- Ce n'est pas une répétition, c'est une anaphore!
on vous parle de pléonasme pour une redondance malencontreuse? Affirmez:
- il ne s'agit pas d'un péonasme mais d'une périssologie!
Faire de ses fautes un style... C'est l'enfance de l'art?
Vive la rhétorique! Vacances à saint-Trope!
ultima necat
pommes de terre!
Précarité: cultiver des pommes de terre, afin de pouvoir manger des pommes de terre, ce ui donne la force de cultiver des pommes de terre...
C'est ça, la culture: celle qui donne un vrai ventre!
Tout art est viande.
Mais faut des frites!
