Sur son blog (La République des Livres) Pierre Assouline parle de la rééditon de 'l'ouvrage classique de Victor Klemperer sur la "langue de bois" des nazis. Ce fut, pour  moi, une source de connaissance accompagnant mon travail de linguiste.Car j'avais déjà étudié le langage religieux et comment Rabelais luttait contre la langue de bois savantasse de son temps par le burlesque (Molière fit pareil, à une époque où les progrès extraordinaires de la médecine étaient combattus par un ordre médical  réactionnaire à la langue de bois implacable)...Mais avec une profondeur déjà "philosophe"... La "novlangue" nazie ressemble beaucoup à la langue de bois soviétique: letotalitarisme est toujours structuré de la même façon. Le langage "politiquement correct procède des mêmes... procédés et le langage de l'écologisme dévoile son totalitarisme par les même emploi, les mêmes clichés rhétoriques et grammaticaux. Parfois, on trouve plus de fantaisie, comme par exemple le langage des "Incroyables" réactionnaires, fondateurs d'une certaine droite qui enlevaient les "r" de chaque mot! Et parfois, l'action sur le langage peut-être une réaction contre un aute langage réactionnaire: c'est le cas des précieuses, féministes, bien en avance sur leur temps. MAis aussi du "Père Duchêne" d'Hébert, à la gouaille ambiguë! autant que dangereuse Et, d'une certaine façon, de argots (Françoise Mandelbaum-Reiner, psycholinguiste qui étudie l'argot depuis belle llurette,  y voit même une "spiritualité populaire"! Son séminaire sur "les argots du monde" est passionnant et accessible à tous! J'y ai même participé en conférencier invité! C'est tout dire! Hi! Hi!). LA langue est politique est, bien sûr, elle dit tout!

Tout ceci à partir de bonnes intentions, de vérités: oui, il fallait redresser l'Allemagne, au temps d'Hitler. Oui, ls prolétaires vivaient un enfer à l'époque de la Révolution russe...Oui, il est malsain de fumer et le racisme est épouvantable! Oui, il ne faut pas polluer... A chaque fois, le totalitarisme part d'une cause vraie, juste, évidente.Et s'en sert pour établir un ordre moral effroyable.La langue est l'outil efficace qui s'emploie tout naturellement pour ce faire. Et le totalitarisme confisque les idées saines pour justifier son seul but, lui-même. Ainsi Le PEn avait-il confisque le mot "France" et Jeanne d'Arc, Staline avait-il confisqué la cause prolétairenne et l'écologisme confisque la nature de la même façon que le  sport, autre créateur de langue de bois, a confisqué l'exercice physique, l'EDUCATION physique, la CULTURE physique...

L'analyse de discours est implacable et la pensée écolo va dans ele même sens que tous les totalitarisme dont elle fait partie, avec le "politiquement correct" qui est aussi une sorte d' "écologisme totalitaire "(pléonasme) mental. Confisquer l'idée de nature, d'ailelurs, est un acte délibéré qui date, en fait des tendances libérales du XVIIIe.s. et aussi des "écologistes" nazis qui parlaient comme ceux d'aujourd'hui:la boucle est bouclée de Schoenichen à Aiken ou Naess, entre autres... Parfois, on pourrait intervertir les énoncés! Mêmes mots, mêmes structures et syntaxe! Mêmes intentions diffuses!

Notons qu'à chaque fois, des "intellectuels" ou des écrivains ont distingué très tôt ce phénomène.Souvent seul! Et par le biais de la fiction, come Orwelle. Aujourd'hui, Ruffin a pris le relai en France,mais il n'est pas seul! Aux Etats-Unis où le danger se voit plus, ils commencent à ête nombreux,les romancier du totalitarisme écolo... 

Le problème est qu'une dictature écolo ne pourrait pas brûler les livres: ça pollue.

La vraie pollution est dans les mentalités et les représntations,moteurs de l'histoire... Et dans la langue,leur fndement, leur substance,leur miroir,leur chair et leur sang! La vraie pollutione est dans la complaisance et la mollesse qui créent l'aveuglement devant le danger, le "silence des agneaux" qui ne veulent plus voir le danger, voire qui y collaborent de bonne foi. Avec bonne conscience et dans le confort intellectuel. Ceux qui éteignent les Lumières, l'héritage de Rabelais, de La Boétie, de Diderot, de Condorcet, de Voltaire...

A quand les camps?