L'ami Masson continue!
C'est une longue histoire!

Il y avait quelque chose à faire... Il y avait la tradition. Il y avait les beaux meubles de jadis, les commodes Boulle, les marquetteries subtiles, le bois de rose, le jacaranda, les loupes d'orme et les érables...

Il y avait d'habiles artisans qui reproduisaient inlassablement les créations de Riesener, de Jacob, d'Oben, de tous ces virtuoses du Faubourg Antoine, "mon quartier", ce coin de PAris qui fleurait la sciure de bois, l'enivrant vernis, avec, non loin, la colonne de juillet... Et le soin infini des hommes s'acharnait sur les répliques.

C'était copie conforme.

Christophe Masson ne mange pas de ce pain là. Il a repris les beaux outils, varlopes et noisettes, trusquins et ciseaux, il en a affûtés à tel point que certains devinrent aussi vifs que son regard. Il a greffé les bois précieux, les bois d'ailleurs sur des bois d'ici. Il a vernis, il a osé: et ces meubles montrent des formes neuves, des couileurs suaves ou brutes: c'est merveille.

Il a bu des bières aussi. Avec moi. A l'Excelsior, de Nancy, là où le gars Masson succède aux grands ancêtres de L'Ecole de Nancy, en moins nouille, faut-il le dire?

Et puis, il oeuvra, tralala!

Avec de fines lamelles de sycomore, avec de très fines scies, avec ardeur et, en avant! Précis, hardçi, Masson a créé les meubles qu'on peut voir sur son site:

massoncreations@wanadoo.fr

On en reste baba! comme disait, selon la légende, Stanislas à Nancy, en trempant dans du rhum un morceau de kouglof.