Le "bon français" souvent "copie d'ancien" n'est qu'un sabir de classe, de caste, de milieu. Les dictionnaires l'avouent: certains mots sont "vulg, pop, fam, vx".c'est dire qu'il y a l'élite et les "ploucs", tandis que la "bonne langue " permet le mépris. elle ne sert en fait qu'à ça: au nom de la "pureté de la langue", on en vient toujours à stigmatiser les usager d'une langue "impure", l'autre... le pauvre, souvent. Le jeune aussi. Sont-ils "impurs", eux aussi, ceux qui "causent pas correct"?

Les niveaux de langues considérés comme "bas" sont combattus autant que le furent les langues régionales: ostracisme, discrimination, etc... La langue est un phénomène social et politique. A tel point que dès qu'il y a une dictature, on tend vers la "novlangue", la normalisation à outrance, fait d'autorité. Pour emmerder Godwin, nous avons le devoir de parler d'Hitler. Il envisagea EVIDEMMENT de "purifier" la langue allemande des termes d'origine française qu'il comprend. C'était son "franglais" L'idée de "langue pure" rejoint celle de "race pure"...Quant à Vaugelas, sa "bonne langue " était celle de "la partie saine de la cour". Un ras de parsites flagorneurs! Bref, nous sommes dans la domination sociale et tout le bataclan.

Pour cette "bonne langue", on a créé l'"Académie Française", oragnisme amusant de toreros daltoniens voulant porter l'estocade avc une épée décorative au taureau infâme qu'est la parole populaire.  Il y a mieux à faire. tout en écrabouillant un reste odieux de l'Ancien Régime.

La démocratie. Vous connaissez? Elle est politique et sociale, come la langue.aussi pur statuer du "bon français", du français de référence (sans nuire aux autres) il faudrait organiser des élections. Que la langue soi décidée, comme nos lois, par le suffrage universel. Qu'on élise des représentants dans chaque région (et bien sur à l'étranger: en Louisiane, au Maghreb, etc! la langue appartient à ceux qui la parlent et non seulement aux académiciens).

Cette mesure simple permettrait de plus à donner au peuple, (ce sale type qui "cause mal", hou! qu'il est vilain pas beau!)   une conscience linguistique, une responsabilité langagière... Tandis que la langue commune (qui ne nuiraitpas aux particularismes) serait une langue réelle tenant compte de la diversité de l'idiome, de sa grandeur, de  sa beauté et de son efficacité. au lieu de supporter des donneurs de leçons pleines d'interdits, de limites, de restrictions et de mépris.