L'un des premiers combats des prostituées, il ya plus de trente ans, fut la condamnation du proxénétisme. ET son éviction, sa disparition dans le cas d'une certaine prostitution, venue des milieux militants qui lutte pour sa liberté aujourd'hui et maintenant. Ce qui en peut se faire sans mettre en question les rapports traditionnels des sexes! Et la trahison d'un féminisme embourgeoisé: les jeunes filles d'autrefois,marrantes et décidées, solidaires de tous els opprimés que j'ai connues, sont devenues de fières matrones saittes-nitouche comme des dames d'oeuvres bigotes. Il est arrivé, toujours autrefois, que ds "commandis de nana" ailent casser la gueule, fût-ce dans une banlieue à un macho reconnu... Car les flics n'auraient pas bougé en cas de violence contre une femme... Giscard était déjà là et le Maître de Sarkozy, PAsqua aussi... Il y a même eu une poursuite de proxénète en plein Pigalle je ne me souviens plus quand!

D'accord, ce n'est pas la solution,mais aujourd'hui, les filles n'ont rien fait durant les émeutes programmées de novembre dernier. Leur monde appartient aux hommes et refuser d'être putes n'empêche pas d'être soumises. JE préfère les putes insoumises et mêmes rebelles! C'était là qu'il fallait être en novembre, et non au Fouquet's. Le refus, voire le dégoût envers le féminisme des femems de condition modeste vient aussi de ces attitudes. On est loin des révoltées d'ici, de Ferrière la grande,par exemple qui luttèrent au début du XIXe pour la régulation du prix du beurre d'une façonfrouche qui demeure dans les mémoires!  On est loin de MArie Blondeau, premieère ouvrière tuée à Fourmies...

La majorité des  femmes de milieu populaire du Nord (mais aussi d'ailleurs, je suppose) son souvent "féministes sans le savoir". Certes, elles sont comme les autres et régissent le monde de la famille.MAis elles ont toujours su initier les luttes, y aller, combattre. Et diriger une ferme (une "cense", dit-on). Ceci ,malgré le machosme solide. Eles sotnt bien souvtent plus féministes que les femems autoproclamées et patentées féministes dont on parle tant.  Celels qui font partie des mouvements esthétisant du victimat féminin (allez dire à une des femmes dontje parle qu'elle est victime! Vous ne le direz pas deux fois! (Elle est fière, m'coumère et la marnoufle, ça vole vite su l'gzamelle des albosiaux de jsé nin qué! Jti rconos nin, ti, t'es nin d'min coin! Qué carabistouilles! Qui c'est m' femme? Etc..).  Ce qui n'empêche pas, hélas, qu'il y ait de vraies victimes! Mais les féministes à la mode sont indéirables: ici,on sait rire,mais on ne rigole pas! Quel est ce féminisme qui déplaît tant aux femmes? Serait-il...bourgeois? JE n'ose pas y croire!

Donc, avant la triste évolution du féminisme vers la philogynie et  l'ordre moral, on redécouvre sur

http://www.agirprostitution.lautre.net/article.php3?id_article=56

que les  féministes défendaient autrefois les prostituées tout en luttant contre le proxénétism,e ce qui va ensemble. Il serait boin de rappeler à quelques-unes des philogynes d'aujourd'hui, féministes d'autrefois, qu'eles ont signé des pétitions soutenant les prostituées qu'elles veulent maintenant persécuter. LEs engagements ne doivent pas suivre les modes et tourner sa veste est déplorable.LA lutte contre el proxénétisme ne peut se faire qu'avec les prostituées. Lisez donc un extrait du manifeste que 'lon truve àl'adresse net ci-dessus:

Les temps ont bien changé, depuis la révolte des femmes publiques en 1975 où les féministes françaises soutenaient majoritairement leur lutte. Aujourd'hui, elles réduisent les prostitué-es/clients à un duo « victimes-trous »/ « viandards » dont elles rêvent la disparition pour les un-es, la prison pour les autres : un féminisme qui en vient à s'indigner : "cachez ce sein que je ne saurais voir" :il se pourrait qu'il mette en cause une idéologie devenue sclérosée !

Féministes, nous le sommes parmi tant d'autres, mais nous étouffons dans le féminisme français !

Femmes Publiques est né d'un ras le bol. Nous entendons défendre le droit de toute personne - femme, homme, trans - qui fait l'objet de discriminations de sexe, de genre, en raison de sa sexualité ou de l'usage fait de son corps. Ces discriminations se doublent souvent de disqualifications économiques et raciales. Dans tous les cas, la principale violence consiste à confisquer la légitimité du discours sous prétexte de son aliénation. Mais nous sommes tou-tes des aliéné-es ! Et nous construirons nos libertés - et nos folies - ensemble.

Femmes publiques considère les trans comme les femmes ou les hommes qu'ils/elles sont devenu-es, les putes et les préjugés qu'elles ou ils subissent comme aptes à questionner nos modèles. Femmes publiques met en application "On ne naît pas femme, on le devient" et pense la construction sociale et singulière des corps comme préalable.

Nous en appelons à un féminisme qui ne cherche pas « La » faute dans la sexualité, à un féminisme qui intègre désir et plaisir, de manière décomplexée. Femmes publiques considère que la sexualité est toujours dans le champ des échanges, du social et du politique et veut en finir avec cette illusion du don et de la gratuité qu'on n'attend surtout des femmes. Nous disons que derrière la dénonciation de la marchandisation des corps, il y a souvent la revendication d'une tradition dont nous ne voulons plus : celle où la femme n'a que le droit de donner, pas de prendre, encore moins de négocier les modalités d'un échange qui peut varier à l'infini. La sexualité est autre chose que "sale " ou " merveilleuse ".

Elle doit être sujet à confrontation, à évolution, une dynamique qui ne peut qu'impliquer les hommes également. Nous faisons le pari de travailler sur nos communautés d'intérêt : Femmes Publiques veut impliquer les divers tenants des dominations. Confronter les hommes à l'émancipation des femmes pour faire évoluer cette relation tout entière, avec tous ses acteurs/trices. Nous sommes une alliance issue de différentes minorités - mais aussi de majorités en devenir minoritaire, comme le dirait Deleuze - : prostitué-es, lesbiennes, femmes, hommes, homos, hétéros, trans, nous ne comptons pas nous arrêter là, les discriminations et contextes étant toujours là en rappel à l'ordre.