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orlando de rudder
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23 octobre 2009

Ayant métier de trop chaloir... une poésie française

(Acédie médiévoïde en français transséculaire mélangé).

Ayant métier de trop challoir,

Je faux souvent au juste fur

D'une humorale pertinence

Pour m'ébaudir assez ou prou.

Azur et glauque cerclent la nef

De Tristesse, la trop avide

Et si ma chère est impavide

Mon coeur alarmé se marrit!

Séant parfois sur la cathèdre

J'ourdis des chimères paniques.

Et le plateau de la romaine

S'alourdit de pensées morelles!

Chaillant de jour comme de nuit,

Sans nul souci de trop douloir,

Chaque hui ne m’est guère amitieux

Ores derechef m'accablera.

Alouvi par les heures lentes

Tristesse s'affûte la denture,

Rien ne faut à Désespérance

Tout s'accole à Déconfiture!

Tout ce qui est soule me bailler

Vulgarité de meretrice;

foutre la poisse amatinée

de deuil mesquin, carabiné!

Navrance au coeur, je réceptionne

L'offrande sale de la vie blette

Et j'en subis sans recouvrance

Don guerredon et dix de der !

Il importa que je souffrisse

Et que l’itération se bisse

Puis recommence à me férir

Jusqu'à ce jour de me mourir!

Ainsi sera-ce sûr , en attendant

que doulance parfinera

Se pourléchant à fort déduit

Chacun de ses moults retours!

Parmi le souci de gésir

Près ce chevet mélancolique,

Aucun jour ou aucune nuit

Je cuide déduire un tantinet.

Avec de sades remembrances.

Je faux hélas à toute liesse :

Gravidement mémoire me fiert

De souvenirs sans allégresse.

Et durement j’ois sotto-voce

La parlure de ma grièche morale.

Oui j’ai métier de trop chaloir

Et rien ne saurait m’aaiser !

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