Patrice Houzeau et mes poèmes...
Patrice Houzeau nous fait l'honneur de vraiment lire. De transmettre. De nous emmener en voyage dans les avenues du sens. Et cet honneur devient intimidant lorsque je le vois lire mes textes. Avec une rigueur enjouée il donne à vfoir, à, comprendre,,. à aimer; J'en suis souvent intimidé! Aujourd'hui, il parle d'un très ancien poème, qui, effectivement, est un miroir pâli... là: http://patricehouzeau.over-blog.com/article-36865653.html et là: http://patricehouzeau.over-blog.com/article-36865324.html
il a aussi ressorti d'autres poèmes du temps jadis et ça me fait quelque chose... Je me rends compte que l'engagement d'écrire, le don simple, évolue... Il y a dans le poème la même magie que dans l'enseignement. c'est le partage. Un poète, un professeur, même s'ils sont payés et vivent de leur art, offrent une fabuleuse gratuité, celle du non-objet, de l'anti-objet, de l'éloignement dxe toute marchandise.c'est un peu comme si l'on offrait un parfum...voilà, si je suis un marchand de, je en sais pas, moi...de chaussures...si je vends une paire de chaussures, je ne l'ai plus: il n'y a pas partage avec le client..Et l'on peut alors, si l'on est vivant mais un peu bêta, jouer la générosité en se disant: j'offre mieux (ou plus) que ce que j'ai reçu, car ces chaussures sont d'excellente qualité à un prix raisonnable. C'est bien, c'est du négoce...
Le poète ou le prof ne vend pas ce qu'il offre! Amusante phrase, non? Ceci à une époque où il y a des boutiques de cadeaux! Cr si j'offre un poème, si j'enseigne les mathématiques, le français, l'art de fabriquer des nouilles, je ne perds pas ces matières. Et lepartage peut se faire, hors marchandise.L'amour ne perd rien... Et même s'il ne le sait pas, le moindre prof répand l'amour, comme le moindre poète, fût-il hargneux! !ca le dépasse... Et l'on est loin des marchandages fiduciares et des agiotages de la foi: Nous trouvons ainsi la pureté d'être. Et nous avons besoin de très hautes vertus ...Et c'est l'un des sens (jeu de mots laid!) que l'on peut donner à la phrase: "que ma joie demeure"!