3 juin 2009
Je dis la vérité.
Où serons-nous demain? Un homme qui semblait lourd au point d' enfoncer la marche de marbre est apparu. Il a dû sonner à la porte, je n'ai pas entendu. Il entra tout de même.
Cet ivrogne a lampé un grand verre de certitude terriblement nue ! Je n'en croyais pas mes yeux. Il vida la bouteille.
Où seront nous demain? Contre quoi? Et nous buvons la certitude qui est de l’eau-de-vie ! Ce qui nous occasionne des tourbillons gastriques. Et des coassement de grenouilles quelque part au colon.
Où serons-nous demain? La vie ne parle pas. La certitude? Toute nue? Broyez-la de votre regard. Celui qui a des dents. Ecoutez la musique. Ô cordes, ô harpes... Donnez-nous des arpèges saignants! Des minutes enjolivées, des persiennes qui battent, des partitions de lexique...
Où serons-nous demain?L'homme était habillé comme un je-ne-sais-quoi. La certitude s'est montrée terrible! Et contagieuse. Elle brillait comme un diamant. Des oiseaux spéciaux arrivèrent en silence.A tire-d'aile il dévorèrent du tissu pas très propre.
Où serons-nous demain?Les persiennes s'ouvrirent à cause du vent, dévoilant la prairie. Les nuages tressautèrent en proie à tant de hoquets .Buvons, c'est la vie qui régale ! Mille sorcières aux très beaux culs tranchèrent des mots à vif. Et les oiseaux, parbleu! laissèrent l'homme tout nu. Terriblement, bien sûr. Et, comme un dictionnaire, je dis la vérité.
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