Quelques mots sur Le Clézio
D'un seul coup, grâce au Nobel, on "redécouvre" Le Clézio! Tant mieux,mais nous sommes quelques-uns a savoir qu'il est immense.Tranquillement immense! Loin des sarcasmes à la mode, il demeure. Loin du conflit bidon entre "écrivains de langue" et ceux qui font du "social" (ben voyons) LE Clézio montre que tout va ensemble.
Seulement, voilà.Si son humour subtil est généreux, ce n'est pas un adepte du pathos, de la souffrance obligatoires avec jérémiade de classe ou de la rigolade, tout aussi obligatoire nécessaires à ceux qui ne veulent pas " s eprendre la tête" et préfèrent les amuseurs aux poètes.IL est fondteur, Le Clézio, il bâtit et le lire nourrit, renforce... Il est é rivain, home d'amour et d'offrande et c'est démodé en ce temps d'allergie à l'amour...
Oui, il y a de la dignité possible dans les lettres. Une vraie compassion id'intellectuel devant la misère sans "indignation vertueuse" ou "performance affective" bien grasses. Aimer et respecter au lieu de se faire valoir en "m'as-tu vu quand je suis généreux"... genre Totoseb à fond la caisse!
Ecrire... c'est là. Respecter la vie,l'amour... Une terrible présence au monde... Mais ce n'est pas pour les amateurs de leur vie,les analphabêtes de leur propre existence qui se donnent en spectacle à eux-mêmes, vivent donc moins, et ont, une fois pour toute,inventé leur propre histoire dans un sens arrangeant....Il fut avoir le courage d eremettre en question nos idéologies de nous-mêmes. LEs livres vrais peuvent y aider. Et chez Le Clézio, on trouve la vraie plénitude de la littérature, quand rien ne manque et que l'harmonie règne autant que dans ces fqmeux "classiques" qui demeurent et "font chier " les moindres, les fuyards de leur propre existence, les hautains, les dédaigneux friands d'amuseurs et refusant toute profondeur (autre que religieuse, bien sûr! Car il leur faut mépriser!!!)... Il y a dans le romanesque du bonheur d'intelligence avec le monde, de présence... Et du sentiment sans sentimentalité, de l'émotion sans émotivité: de l'authentique... Et qui engage le lecteur, l'éloignant de la consommation pour trouver la communion...
Le Clézio, comme Gracq propose une expérience. De l'être, de la présence. Et même une grande récompense officielle n'y peut rien!