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orlando de rudder
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1 juillet 2008

Le prunier du Japon.


Appuyez sur ceux qui sont à quelqu’un. Pas trop fort. Sur le nez. Surtout s’ils ronflent. S’ils dorment. Avec des doigts qui sentent le savon de Marseille…Essayez ! Ca fait du bien. Certains rêvent de feu de bois. De bûchers. De saints. D’échafauds. Du ciel empyrée. Flammes et fumées. Embrasement. Nez irrité. On ne fume pas ses rêves comme du saumon. Ca brûle auparavant.

 Voyez l’appartenance universelle affluer dans leurs narines rosissantes ! Comme du saumon frais. La vie leur sert à ça même : Se faire appuyer. Dessus ou dessous. Comme ils veulent ! A l’huile d’olive, le savon. Mais pas forcément vert couleur de reine-claude. Il faut de la cendre. Et de l’huile. D’olive, c’est mieux. Ou de la glycérine. Qui rêve de glycérine ? Personne : Pas moi !

La vie ? Mais à chacun des bouts il faut suivre son pas. Celui du choix. Ou d’autres. Appuyez sur le sol comme s’il ne s’agissait que d’un nez. Qui ne rosit pas. Sauf avec de fleurs.D’un arbre japonais. Des fleurs roses, plus claires que le saumon frais. Qu’on écraserait en marchant, ce qui serait dommage. Pourtant…

Rêver d’huile d’olive, ça veut dire trop de choses. L’olive est un symbole. Ne parlons pas de l’huile ! Quand on dort, la vie ne compte pas pour des prunes ! Parce qu’on vit. Rien ne s’arrête. Au contraire. C’est comme la marche, quand nos suivons nos pas.

Son pas ? Le suivre ? C’est un appui comme tant d‘autres. Mais ça ne fait pas pareil. Question de sensation ! Je pensais à la couleur des pruniers du Japon. La terre n’a pas de nez. On ne lui appartient pas. Elle n’est pas quelqu’un. Elle ne rêve pas. On a beau la secouer comme in prunier, elle ne s’éveille pas. Il ne sert à rien de la savonner. L’eau de mer ne mousse pas. Même avec du savon de Marseille. Ou alors, juste un peu… L’olive n’est pas une rosacée. Moi non plus.

De quoi me parliez-vous ?Ah oui : du quelqu’un de ceux qui lui sont à. Pas la peine d’appuyer sur un propriétaire ! Economisez le savon ! Même celui de couleur reine-claude ! Ne faites pas rosir ! N’allumez rien ! On n’est pas de bois ! Au Japon, on mange le saumon cru. Sans huile.

Rosaceae, tel est le prunier ! Du Japon aussi. Un peu de citron avec l’huile d’olive ? C’est pour faire mariner le saumon. Et de la ciboulette. Verte comme du savon De Marseille. Surtout pas dans le nez ! Merde aux bulles !

Revenons aux rêves brûlés A travers les sommes et la rigidité, des soupirs. Qui rêve d’huile d’olive à côté de chez nous se prend pour un touriste. Et la braise le fait tousser au profond du sommeil. Et ronfler. La viande fume et graillonne parfois. Quand la graisse se saponifie. Même en rêve. J’aime bien la mousse de saumon.

Là-bas, on parle comme ailleurs. Même du nez. Même en appartenant. A quelqu’un. Si ’on y va en touriste, on se prélasse dans la langueur qui jointe à la terre nous a sommé d’être là. Et non plus ici.. Chez soi. près de nos prunes, den os savons, de nos saumons…Du Japon, de Marseille, sauvage. 

Et touriste, ça change tout. On a beau appuyer sur le nez des gens ce n’est pas pareil. ! Certains n’appartiennent pas. Pourtant il y en a, des quelques-uns ! Non, ils n’appartiennent pas tous. Gommons les accents sur les « a » ! Alors, autant rester ici, avec des rêves ignifugés. Et des canadairs dans le nez.

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