Le prunier du Japon.
Appuyez
sur ceux qui sont à quelqu’un. Pas trop fort. Sur le nez. Surtout s’ils
ronflent. S’ils dorment. Avec des
doigts qui sentent le savon de Marseille…Essayez ! Ca fait du bien. Certains
rêvent de feu de bois. De bûchers. De saints. D’échafauds. Du ciel empyrée.
Flammes et fumées. Embrasement. Nez irrité. On ne fume pas ses rêves comme du
saumon. Ca brûle auparavant.
Voyez l’appartenance universelle affluer dans
leurs narines rosissantes ! Comme du saumon frais. La vie leur sert à ça même : Se faire appuyer.
Dessus ou dessous. Comme ils veulent ! A l’huile d’olive, le savon. Mais pas
forcément vert couleur de reine-claude. Il faut de la cendre. Et de l’huile. D’olive, c’est mieux. Ou de la
glycérine. Qui rêve de glycérine ? Personne : Pas moi !
La
vie ? Mais à chacun des bouts il faut
suivre son pas. Celui du choix. Ou d’autres. Appuyez sur le sol comme s’il ne
s’agissait que d’un nez. Qui ne rosit
pas. Sauf avec de fleurs.D’un arbre japonais. Des fleurs roses, plus claires
que le saumon frais. Qu’on écraserait
en marchant, ce qui serait dommage. Pourtant…
Rêver
d’huile d’olive, ça veut dire trop de choses. L’olive est un symbole. Ne
parlons pas de l’huile ! Quand on dort, la vie ne compte pas pour des prunes ! Parce qu’on vit. Rien ne s’arrête.
Au contraire. C’est comme la marche, quand nos suivons nos pas.
Son
pas ? Le suivre ? C’est un appui comme tant d‘autres. Mais ça ne fait pas
pareil. Question de sensation ! Je pensais à la couleur des pruniers du Japon.
La terre n’a pas de nez. On ne lui appartient pas. Elle n’est pas quelqu’un. Elle ne rêve pas. On a
beau la secouer comme in prunier, elle ne s’éveille pas. Il ne sert à rien de
la savonner. L’eau de mer ne mousse pas. Même avec du savon de Marseille. Ou
alors, juste un peu… L’olive n’est pas
une rosacée. Moi non plus.
De
quoi me parliez-vous ?Ah oui : du quelqu’un de ceux qui lui sont à. Pas la peine d’appuyer sur un propriétaire !
Economisez le savon ! Même celui de couleur reine-claude ! Ne faites pas rosir
! N’allumez rien ! On n’est pas de bois ! Au Japon, on mange le saumon cru.
Sans huile.
Rosaceae, tel est le prunier ! Du Japon aussi. Un peu de citron
avec l’huile d’olive ? C’est pour faire mariner le saumon. Et de la ciboulette.
Verte comme du savon De Marseille.
Surtout pas dans le nez ! Merde aux bulles !
Revenons
aux rêves brûlés A travers les sommes et la rigidité, des soupirs. Qui rêve
d’huile d’olive à côté de chez nous se prend pour un touriste. Et la braise le
fait tousser au profond du sommeil. Et ronfler. La viande fume et graillonne
parfois. Quand la graisse se saponifie. Même en rêve. J’aime bien la mousse de
saumon.
Là-bas,
on parle comme ailleurs. Même du nez. Même en appartenant. A quelqu’un. Si ’on
y va en touriste, on se prélasse dans la langueur qui jointe à la terre nous a sommé d’être là. Et non plus
ici.. Chez soi. près de nos prunes, den os savons, de nos saumons…Du Japon, de
Marseille, sauvage.
Et
touriste, ça change tout. On a beau appuyer sur le nez des gens ce n’est pas
pareil. ! Certains n’appartiennent pas.
Pourtant il y en a, des quelques-uns ! Non, ils n’appartiennent pas tous.
Gommons les accents sur les « a » ! Alors, autant rester ici, avec des rêves
ignifugés. Et des canadairs dans le nez.