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orlando de rudder
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27 mai 2008

J’aime ton corsage à fleurs.

Les heures soumises n’écoutent rien. Pas même les aux riffs du vent qui tourne par ici. Si je t’aimais, ce serait bien. Je préfère ton corsage à fleurs, tu sais ? Tu ne lui ressembles pas. C’est pour ça. Et tes yeux.

Je t’aimerais si tu étais, je ne sais pas, moi, caravelle. Par exemple. Je me pencherais sur ton bastingage. Une mer secoueuse m’obligerait à m’agripper pour ne pas choir dans l’eau. A tes seins ? Pardi. Oui, ça doit faire mal. J’imagine. Je ne sais pas, moi.. Je n'y peux rien.

La mer se gave de ses propres vagues. Il y a du sel. De l’astringence. Je colle mon nez aux vitres. Tiens, il y a un marteau de secours pour les briser comme on cloeu. Jouerait-on du musette à ton bord si tu étais à voile ?

Le Purgatoire s’amuse. J’y suis. A cause de toi. Parce que J’aimerais bien t’aimer. Voilà la raison de mon tourment. La vie est en dette. Elle me doit mon amour. Et les heures soumises m’en éloignent. Salopes.

Le temps nous broute comme une biquette. Comme une chèvre lèche le sel. Pourquoi pas du glutamate ? On dit que ça fait mal à la tête. Si je t’aimais, je regarderais mieux ton corsage, discrètement d’abord, l’air de rien. Puis fleur après fleur. En intention préstratégique. Ne pas t’aimer me délasse. Guère de souci. ¨Parce que l’amour en est rempli. Ca m’a toujours gougé le cœur à la façon d’un menuisier. Métal. Bois. Copeau.

Parfois j’ai l’esprit houilleux. Mes désirs deviennent frugaux. L’hircin se barre dans la houille de mon âme. J’ai mal. Il est en coton, ce corsage à fleurs ? C’est bien le coton. Doux au toucher. J’essaierai bien. J’aime palper… A cause de mes deux mains, je suppose… Elles aiment les trucs osés. Les gestes incorrects. Pas toi ?

Je hume la mer, j’en ai plein le nez, comme un priseur non-commissaire. Sous ton corsage, tes seins ressemblent à du bon pain. Cette allure féculière me donne faim. L’ennui c’est que je ne t'aime pas. Je ne suis pas du genre à faire comme si. A te croquer les seins. Déjà que je refuse de m’y agripper puisque tu n’es pas caravelle.. Avec de grandes voiles qui claquent dans le vent. De grandes voiles à fleurs comme ton corsage en coton. Hissez ho !

Les heures soumises passent ainsi.. Sans écouter la valse ou rien. L’accordéon comme autrefois. Quand il y avait des gigolettes. Ca m’ennuie parfois. Le musette, ça donne envie de danser. Et ça rappelle des choses. Que ferait-on sans souvenirs ? Alors, comme ça, tu m’aimes? J’ai vraiment l’air d’un con. C’est de ta faute. Merde.

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