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orlando de rudder
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orlando de rudder
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22 mai 2008

Deuil.

Il suffit d’appuyer sur le bouton fait pour … des hommes sans la rue et la machine d’ici qui coupe le pain blanc. Mais la voisine sait bien qu’on n'a rien à manger. Il y a des oriflammes de tissu, trame et chaîne qui ne disent rien qui vaillent mais la guerre, c’est ailleurs.

Il suffit d’appuyer sur le bouton idoine … l’espoir peu soulever jusqu’aux pieds de ces hommes pour les faire marcher car ils marchent toujours dès qu’on le leur a dit. Autrement, ils demeurent et ne veulent pas bouger.

Il suffit d’appuyer sur le juste bouton … les immeubles sont autant de grands cubes grossiers, des dès à ne plus jouer, mais on ne souffle pas, de dés avec des points surnuméraires à cause des fenêtres qui regardent d’autres dés. ;

Il suffit d’appuyer sur le bouton ad hoc… ce qu’on a déjà su c’est qu’avant, ce fut pire. Et qu’on ne retient pas les jours carapatés. Tant de choses sont dites à la place des gens. Mais tout est stationnaire, venu d’avant le sens. D’avant le sens des choses et de la vie qui vaque.

Il suffit d’appuyer sur le bouton précis … les hommes dans la rue sont perdus tout entiers, des ondes accablantes font bouger cette vague ça fait parfois le bruit d’une percussion brutale mais ici comme là on se regarde en vain.

Il suffit d’appuyer sur le bouton d’arrêt … il faudrait retenir, revenir et comprendre. Il y a eu de l’histoire et des histoires aussi. Mais quand on veut parler pour dire ce que l’on sait, ça dérape et ça brûle : les choses disent pour nous, les mots parlent tout seuls et c’est ainsi, mon gars, que la vie est un deuil.

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Commentaires
A
Et toutes ces histoires de mots sont des exubérantes et jactent à l'aise hihi. Et le bravo est dans le brasier, et la chapelle dans le paletaud, oups pâle tôt...
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